• / Protostructure

    Par Antonin Mack, Simon Wust, 14/03/16




    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Christian kerez the Swiss-Re offices



    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Christian Kerez, Zhengzhou


    / "L’effet subjectif produit par une ligne dépend de son orientation : la ligne horizontale correspond au sol sur lequel l’homme se repose et se meut, au plat, elle possède une tonalité affective sombre et froide semblable au noir ou au bleu, tandis que la ligne verticale correspond à la hauteur et n’offre aucun point d’appui, elle possède au contraire une tonalité lumineuse et chaude proche du blanc ou du jaune. Une diagonale possède par conséquent une tonalité plus ou moins chaude ou froide selon son inclinaison par rapport à la verticale ou à l’horizontale"

    Vassily Kandinsky, Point et ligne sur plan 1926



    Image Sun Mar 20 2016 15:57:45 GMT+0100 (CET)

    / Adalberto Libera, Villa Malaparte, Capri





    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Recherches d'éléments de distribution et de systèmes structurels

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Plan, 1:20

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Systèmes de distribution et structurels

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Axonométrie, détails techniques liés à la construction et schémas du mouvements de l'escalier, 1:20 et 1:5




    Image Sun Mar 20 2016 18:43:39 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 18:43:39 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 18:43:39 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 18:43:39 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 18:43:39 GMT+0100 (CET)




    Image Sun Mar 20 2016 20:54:36 GMT+0100 (CET)




    Image Sun Mar 20 2016 16:00:57 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:00:57 GMT+0100 (CET)

    / Éléments de l'escalier qui triangulent la structure

    Image Sun Mar 20 2016 16:00:57 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)

    / Système horizontale qui relient les différents plans de l’escalier





    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Recherches d'éléments de distribution et de systèmes structurels

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Plan, 1:20, On peut se rendre compte de la vison que l'on a le long du parcours

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Systèmes de distribution et structurels, jeux entre intérieurs et extérieurs

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Axonométrie, détails techniques liés à la construction et schémas du mouvements de l'escalier, 1:20 et 1:5

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Systèmes de distribution et structurels

    Image Mon Mar 14 2016 11:31:46 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Systèmes de distribution et structurels avec schémas du mouvement de l'escalier du aux dimensions des pièces de bois





    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)

    / Passerelles et plateformes extérieurs, 1:10

    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)





    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)

    / Échelle qui mène au point culminant de l'ascension, réflexion sur sois même et sur nos actes, 1:10




    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Mar 20 2016 16:02:55 GMT+0100 (CET)

    / Système d'escalier qui permet de s'adapter à la proto structure et d'utiliser un minimum de pièces tout en facilitant le montage et la mise en œuvre




    Image Mon Mar 21 2016 12:13:29 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Mar 21 2016 12:13:29 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Mar 21 2016 12:13:29 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Recherches d'éléments de distribution et de systèmes structurels





    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)

    / Plan, 1:20





    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)

    / Axonométrie, détails techniques liés à la construction et schémas du mouvements de l'escalier, 1:20 et 1:5




    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)

    / Élévation, 1:20, Systèmes de distribution et structurels avec schémas du mouvement de l'escalier du aux dimensions des pièces de bois




    Image Mon Mar 21 2016 12:16:07 GMT+0100 (CET)

    / Axonométrie, 1:40
















    Image Sun Mar 20 2016 17:08:09 GMT+0100 (CET)










    DESSERVIR ET CONTREVENTER

    Nous nous sommes fixé comme programme d’élaborer un système constructif permettant de déployer un parcours aux abords et à l’intérieur de la proto-structure tout en la solidifiant. Le parcours se devait d’être modifiable afin de répondre au mieux aux besoins d’accès déterminés par les projets de nos camarades. 



    SIMPLIFIER ET OPTIMISER 

    Lors de la conception de nos dispositifs, le souvenir de l’expérience vécue lors de Double Element nous a poussé à garder à l’esprit la phase pratique de mise en oeuvre. Afin de faciliter la construction et de réduire au maximum les pertes de bois, le dimensionnement s’est fait selon une logique simple mais efficace: réduire la diversité des pièces et éviter les dimensions « extravagantes ». Au final, toute nos pièces sont des multiples de 500 cm ou sont compatibles avec cette mesure unitaire (100, 200, 300, 75, 50, 25) et nous ne nécessitons que 7 dimensions différentes pour l’ensemble du projet. Les éléments du parcours sont construits l’un après l’autre; une fois la première marche terminée, on monte dessus pour construire la deuxième et ainsi de suite.



    ASCENSION INSPIRANTE

    L’ascension du Mont-Ventoux décrite par Pétrarque nous a beaucoup inspirés pour ce projet. Elle a offert une dimension ésotérique qui fait contre-pied au caractère très pragmatique du projet. L’excursion de Pétrarque et son jeune frère, tout comme le parcours que nous proposons, est finalement une véritable quête introspective, pour autant que l’on se rappel l’adage d’Augustin :



    "Les hommes s’en vont admirer les cimes des montagnes, les vagues de la mer, le vaste cours des fleuves, les circuits de l’Océan, les révolutions des astres, et ils se délaissent eux-mêmes."


     






     












  • / Planes

    Par Antonin Mack, 28/12/15

    / Texte


    L’objet fragmenté par ma colonne est un escalier. Il se déploie des souterrains de la station de métro « Réaumur - Sébastopol » au boulevard Sébastopol.

    Comme pour contraster avec l’effervescence qui prend place dans ces souterrains transitoires, l’escalier vient percer le sol dans un parc, le square Emile Chautemps. On pourrait croire, en plan, que la surface nécessaire à l’escalier pour sortir de terre à été « volé » au square.

    L’escalier ici présent se doit d’être efficace. En effet, son rôle est d’acheminer les personnes désirant sortir de la station de métro sur le boulevard et ce, le plus rapidement possible tout en garantissant un certain confort lors de son utilisation.

    Une fois ces caractéristiques soulignées, nous pouvons admettre qu’il est un archétype de notre société. Indéniablement, nous vivons dans un perpétuel compromis, tiraillés entre le risque de perdre du temps et celui de ne pas produire assez, assez vite (, assez bien ?).

    Même le loisir, à première vue dénué de toute contrainte économique, n’est-il pas également soumis aux lois de l’efficience ? Ne partons-nous pas en vacances pour nous ressourcer et donc pour être plus productifs une fois rentré ? Ainsi, un long escalier n’est-il pas ponctué par un palier à mi-parcours afin que nous puissions reprendre notre souffle quelques instants et repartir de plus belle ?

    Vous l’aurez compris, j’attaque l’efficience caractérisant cette pente si directe. Mon action principale consiste à introduire un palier dans cet escalier. Contrairement à d’autres, celui-ci n’est pas ici pour maintenir le rythme mais bien pour l’entraver en espérant provoquer une réflexion, une remise en question. Je cherche à faire germer une position critique chez l’utilisateur, en l’extrayant du rythme auquel il est habituellement soumis.

    L’utilisateur s’engage dans l’escalier. Après sept marches, il est face à un choix : «droite ou gauche » . A gauche l’escalier se dilate, les marches se font de plus en plus longues, elles forcent le sujet à ralentir jusqu’à un seuil. Derrière celui-ci se dresse un cloitre, une double marche incite le marcheur à s’arrêter complètement. A droite, une fente est percée dans la paroi le séparant de l’autre escalier. Il observe les passants acharnés qui tentent tant bien que mal de maintenir leur course intacte. Il réfléchit, ou pas, s’offre un moment d’oisiveté, peut-être.

    Après une minute ou plus, le marcheur repart, ré accélère et rejoint le niveau du boulevard, il sort finalement de la bouche de métro en flânant, il est maintenant en retard mais cela n’a plus d’importance puisqu’il est désormais éveillé et attentif, espérons…




    / Dessins




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)

    "Le site et la colonne" - monge, 1/33



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)

    "Modifier le rythme" - dessin d'étude / monge, 1/33



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)

    "Cloitré" - tentative d'immersion / perspective, 1/33



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)

    Elevations, 1/33 /5



    /Maquettes




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    /Colonne




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    /Maquette de rendu




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)




    Image Mon Dec 28 2015 16:00:02 GMT+0100 (CET)



    /Synthèse et conclusion


    Les données fondamentales de ce projets étaient un site, une échelle et la colonne. 

    Ma dernière décision durant ce projet fut de disperser sur la colonne les strates constituant l'escalier. Leur écart est dicté par la même logique que celle qui régit la modification de l'emmarchement, celle qui perturbe l'efficacité du rythme de l'escalier. 

    Ce choix trouve sa justification en deux points :

    - le premier est une volonté d'exploiter de manière plus significative la verticalité de la colonne

    - le second est une tentative d'accentuer la lisibilité du dispositif mis en place pour dégrader le rythme, ainsi que celle de ma volonté première qui est d'attaquer l'efficacité.


    Au terme des critiques et de quelques jours de reflexion, je ne peux qu'admettre que cela ne fonctionne pas. Certes, j'exploite une plus grande partie de la colonne et la logique déterminant l'écart entre les strates est peut-être plus lisible mais à quel prix?

    Premièrement, l'impact visuel est tel que l'on ne comprend plus le projet comme une transition du bas vers le haut (ou inversement) mais comme une itération de plans horizontaux à peine différents les uns des autres. Il est impossible de comprendre le lien entre la dilatation des marches et celle de l'écart entre les dalles à moins qu'il ne soit explicitement verbalisé.

    Deuxièmement, ma proposition n'est pas utilisable car elle n'a plus aucune relation au corps. En effet, en faisant ce dernier choix, j'occulte totalement les capacités spatiales de (ce qui était) l'escalier ainsi que l'échelle à laquelle nous devions travailler. Les strates qui s'apparentent à des dalles, sont espacées de telle manière que la hauteur entre ces dernières est soit inexploitable car trop petite, soit tellement importante qu'il n'est pas possible de passer de l'une à l'autre.

    Finalement, ce projet résulte bien d'une volonté personnelle, d'un regard critique et d'un processus, mais le résultat est une sculpture et non un espace. Ma première et fatale erreur fut peut-être de considérer l'escalier non pas au travers de ses qualités spatiales mais par son caractère symbolique.

  • / Planes

    Par Antonin Mack, 22/11/15


    / Programme 

    Nous tenterons ici de développer un espace accessible à tous, permettant à chacun de s'arrêter durant un laps de temps indéterminé à l'écart du rythme quotidien.



    / Semaines 1-2


    / Recherches



    Image Sun Nov 22 2015 22:20:12 GMT+0100 (CET)


    Notes, premières reflexion et volontés 



    Image Sun Nov 22 2015 22:20:12 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 22 2015 22:20:12 GMT+0100 (CET)


    Image Sun Nov 22 2015 22:20:12 GMT+0100 (CET)

    Analyse faite dans le cadre d'un exercice proposé par Marguerita Del Grosso.


    / Notion


    L'oisiveté

    "L'oisiveté désigne l'état d'une personne qui n'a pas d'activité laborieuse. Selon les époques, selon le contexte, la notion d'oisiveté est associée soit à une valeur, celle de l'otium antique, cultivée par l'aristocratie, soit à la paresse, à l'inutilité, dans une société sacralisant le travail. Elle est revalorisée par les sociologues et les philosophes modernes et contemporains comme instrument de lutte contre la productivité déshumanisante."

                                                                                                                                                                -Wikipedia


    / Fragments


    "The street conducts the flâneur into a vanished time. For him every street is precipitous. It leads downward – if not to the mythical Mothers, then into a pastthat can be all the more spellbinding because because it is not his own, not private. Nevertheless, it always remains the time of a childhood. But why that of the life he has lived ? In the asphalt over which he passes, his steps awaken a surprising resonance. The gaslight that streams down on the paving stones throws an equivocal light on this double ground. [M1,2]"

    Extrait de "The Flâneur - Arcades Project, Walter Benjamin"



    "Paris created the type of the flâneur. What is remarkable is that it wasn’t Rome. And the reason ? Does not dreaming itself take the high road in Rome ? And it isn’t that city too full of temples, enclosed squares, national shrines, to be able to enter tout entière – with every cobblestone, evry shop sign, every step, and every gateway – into the passerby’s dream ? The national character of the italians may also have much to do with this. For it is not the foreigners but they themselves, the parisians, who have made Paris the promised land of the flâneur – the « landscape built of sheer life, » as Hofmannsthal once put it. Landscape – that, in fact, is what Paris becomes for the flâneur. Or more precisely : the city splits for him into its dilectical poles. It opens up to him as a landscape, even as it closes around him as a room. [M1,4]"

    Extrait de "The Flâneur - Arcades Project, Walter Benjamin"


    / Narratif

    « Châtelet. L’effervescence est à son comble, il est 12h08, je sue, le bruit des pas qui claquent sur le sol et celui des musiciens se mélangent pour créer une cacophonie monstrueuse. Mes tympans vibrent, ma tête bourdonne.

    12h11. Pas le temps de m’arrêter manger, j’achète un sandwich que j’avale sur le pouce.

    Métro. Je dois jouer des coudes pour y entrer. Je sue davantage.

    1… 2… 3. « Sébastopol – Réaumur » annonce la voix.

    Long couloir. Un cortège de lycéens m’empêche d’apercevoir l’escalier. Leur professeur dépassé essaie tant bien que mal de les faire se rabattre sur la gauche. Je les contourne par la droite.

    Au bout du couloir, le grésillement des néons se fait chasser par la lumière éclatante du soleil.

    12h22. J’y serai dans 7 minutes, 5, si je cours.

    Je gravis les marches deux par deux. A partir de la septième, l’escalier est divisé en deux par une paroi. Le flux emprunte le passage de droite, il débouche directement sur le boulevard.

    Je m’aventure à gauche, haletant. L’espacement entre le mur et la paroi est juste suffisant pour que je puisse passer sans devoir me mettre de profil. Je pénètre alors dans un vestibule sombre. Calmement, je monte les marches une à une, chacune légèrement plus large que la précédente. En haut de l’escalier, je distingue une ouverture dans une seconde paroi. Cette dernière est perpendiculaire à l’autre et clos le vestibule. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là, ça n’a plus d’importance.

    Je passe le second seuil en courbant la nuque pour ne pas me cogner la tête.


    Je suis l’invité d’un espace baigné dans une lumière claire et diffuse, une plateforme légèrement surélevée par rapport au sol du parc. Au bout de celui-ci, je perçois l’Académie des Arts et Métier. Je suis debout, j’aurais la place de m’assoir. Je pourrais sauter dans le square et me promener ou m’assoir et bouquiner, m’assoupir. Il n’en est rien. Je décide de ne rien faire, de profiter calmement de l’instant, d’être activement passif. »


    Dans nos mondes où la « rentabilité » est maitre mot, l’oisiveté est-elle raisonnable ?



    / Dessins




    Image Mon Nov 23 2015 09:55:01 GMT+0100 (CET)


    monge, 1:33




    / Maquettes 



    Image Sun Nov 22 2015 23:30:51 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 22 2015 23:30:51 GMT+0100 (CET)

    "Un escalier vers l'oisiveté", maquette carton, 1:33




    / Semaines 3-4



    / Dessins



    Image Wed Dec 23 2015 17:48:45 GMT+0100 (CET)
    Image Wed Dec 23 2015 17:05:58 GMT+0100 (CET)

    "Etude de forme", monge, 1/33


    Etude sur la forme de l'escalier dans le but d'extraire l'utilisateur du rythme habituel de ce dernier.

    1) Ralentissement progressif et désynchronisation de la marche. Les marches ne sont plus désaxés par rapport à la colonne mais bien perpendiculaire à celle-ci.

    2) Création d'un cloître propice à l'observation et à la remise en question du rythme parallèle. Le mouvement est nul.

    3) Remise en mouvement, réadaptation au rythme précédemment quitté.



    / Maquette



    Image Wed Dec 23 2015 17:50:14 GMT+0100 (CET)


    Image Wed Dec 23 2015 17:50:14 GMT+0100 (CET)Image Wed Dec 23 2015 17:50:14 GMT+0100 (CET)


    Image Wed Dec 23 2015 17:50:14 GMT+0100 (CET)


    "Strates partagées" - Maquette carton, 1/33



    / Semaine 5


    / Texte



    L’objet fragmenté par ma colonne est un escalier. Il se déploie des souterrains de la station de métro « Réaumur - Sébastopol » au boulevard Sébastopol.

    Comme pour contraster avec l’effervescence qui prend place dans ces souterrains transitoires, l’escalier vient percer le sol dans un parc, le square Emile Chautemps. On pourrait croire, en plan, que la surface nécessaire à l’escalier pour sortir de terre à été « volé » au square.


    L’escalier ici présent se doit d’être efficace. En effet, son rôle est d’acheminer les personnes désirant sortir de la station de métro sur le boulevard et ce, le plus rapidement possible tout en garantissant un certain confort lors de son utilisation.

    Une fois ces caractéristiques soulignées, nous pouvons admettre qu’il est un archétype de notre société. Indéniablement, nous vivons dans un perpétuel compromis, tiraillés entre le risque de perdre du temps et celui de ne pas produire assez, assez vite (, assez bien ?).


    Même le loisir, à première vue dénué de toute contrainte économique, n’est-il pas également soumis aux lois de l’efficience ? Ne partons-nous pas en vacances pour nous ressourcer et donc pour être plus productifs une fois rentré ? Ainsi, un long escalier n’est-il pas ponctué par un palier à mi-parcours afin que nous puissions reprendre notre souffle quelques instants et repartir de plus belle ?




    Vous l’aurez compris, j’attaque l’efficience caractérisant cette pente si directe. Mon action principale consiste à introduire un palier dans cet escalier. Contrairement à d’autres, celui-ci n’est pas ici pour maintenir le rythme mais bien pour l’entraver en espérant provoquer une réflexion, une remise en question. Je cherche à faire germer une position critique chez l’utilisateur, en l’extrayant du rythme auquel il est habituellement soumis.




    L’utilisateur s’engage dans l’escalier. Après sept marches, il est face à un choix : «droite ou gauche » . A gauche l’escalier se dilate, les marches se font de plus en plus longues, elles forcent le sujet à ralentir jusqu’à un seuil. Derrière celui-ci se dresse un cloitre, une double marche incite le marcheur à s’arrêter complètement. A droite, une fente est percée dans la paroi le séparant de l’autre escalier. Il observe les passants acharnés qui tentent tant bien que mal de maintenir leur course intacte. Il réfléchit, ou pas, s’offre un moment d’oisiveté, peut-être.

    Après une minute ou plus, le marcheur repart, ré accélère et rejoint le niveau du boulevard, il sort finalement de la bouche de métro en flânant, il est maintenant en retard mais cela n’a plus d’importance puisqu’il est désormais éveillé et attentif, espérons…



    Ralentir


    S’arrêter

                Observer

                           Réfléchir


    Repartir

                Se souvenir


    Reproduire



    / Dessins



    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)

    Elevation, 1/33/5




    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)

    "Cloitré", perspective, 1/33

    Tentative d'immersion dans le cloître par perspective.


    / Colonne


    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)
    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)
    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)
    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)
    Image Wed Dec 23 2015 18:30:02 GMT+0100 (CET)




    / Maquette de rendu




    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)


    Image Mon Dec 28 2015 14:25:34 GMT+0100 (CET)



    /Synthèse et conclusion


    Les données fondamentales de ce projets étaient un site, une échelle et la colonne. 

    Ma dernière décision durant ce projet fut de disperser sur la colonne les strates constituant l'escalier. Leur écart est dicté par la même logique que celle qui régit la modification de l'emmarchement, celle qui perturbe l'efficacité du rythme de l'escalier. 

    Ce choix trouve sa justification en deux points :

    - le premier est une volonté d'exploiter de manière plus significative la verticalité de la colonne

    - le second est une tentative d'accentuer la lisibilité du dispositif mis en place pour dégrader le rythme, ainsi que celle de ma volonté première qui est d'attaquer l'efficacité.


    Au terme des critiques et de quelques jours de reflexion, je ne peux qu'admettre que cela ne fonctionne pas. Certes, j'exploite une plus grande partie de la colonne et la logique déterminant l'écart entre les strates est peut-être plus lisible mais à quel prix?

    Premièrement, l'impact visuel est tel que l'on ne comprend plus le projet comme une transition du bas vers le haut (ou inversement) mais comme une itération de plans horizontaux à peine différents les uns des autres. Il est impossible de comprendre le lien entre la dilatation des marches et celle de l'écart entre les dalles à moins qu'il ne soit explicitement verbalisé.

    Deuxièmement, ma proposition n'est pas utilisable car elle n'a plus aucune relation au corps. En effet, en faisant ce dernier choix, j'occulte totalement les capacités spatiales de (ce qui était) l'escalier ainsi que l'échelle à laquelle nous devions travailler. Les strates qui s'apparentent à des dalles, sont espacées de telle manière que la hauteur entre ces dernières est soit inexploitable car trop petite, soit tellement importante qu'il n'est pas possible de passer de l'une à l'autre.

    Finalement, ce projet résulte bien d'une volonté personnelle, d'un regard critique et d'un processus, mais le résultat est une sculpture et non un espace. Ma première et fatale erreur fut peut-être de considérer l'escalier non pas au travers de ses qualités spatiales mais par son caractère symbolique.







    Dans un doute particulier, j'aimerais inviter qui voudra bien lire ce blog à discuter les questions suivantes :

    Où se situe la limite entre art et architecture ?

    Comment proposer une architecture adaptée aux utilisateurs mais résultante d'une sensibilité personnelle tout en évitant une démarche autothétique ?

    Et surtout, après avoir admis que l'empirisme et l'itération sont quelques unes des clés menant à une architecture adaptée, combien de ratés sont-ils nécessaires avant d'atteindre une option simplement satisfaisante ?



  • / Double Element - Door

    Par Alison Blank, Heloise Corpataux, Erblin Jasiqi, Antonin Mack, Simon Wust, 08/11/15

    / Programme 

    Dans ce projet, nous tenterons de comprendre la porte comme passage ainsi que le seuil comme espace. Quelles sont leurs dimensions spatiales? Comment une ouverture/fermeture, même partielle (obstruction), peut-elle définir un espace?




    Image Sun Nov 08 2015 22:03:05 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 22:03:05 GMT+0100 (CET)

    Etude structurale et contreventement, maquette bois, 1:10

    Image Sun Nov 08 2015 22:03:05 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 22:03:05 GMT+0100 (CET)

    "Il(s) move(nt)!" - inspirer le mouvement, maquette bois, 1:5



    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    L'élément, structure bois 1:1



    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    Séquence de détails de construction, structure bois, 1:1



    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    "2 axes orthogonaux", structure bois, 1:1, photo (f15;30')

    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    "L'axe principal", structure bois, 1:1, photo (f15;30')

    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    "L'axe principal", structure bois, 1:1

    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    structure bois, 1:1, GIF




    Image Sun Nov 08 2015 22:18:46 GMT+0100 (CET)
    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    "Mouvement des propotions", structure bois, 1:1, GIF


    Image Sun Nov 08 2015 17:19:09 GMT+0100 (CET)

    Vidéo du mouvement dans la structure:

    https://vimeo.com/144998103


    / Dessin



    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    Porte n°1, monge, 1:5



    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    Porte n°2, monge, 1:5



    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    Porte n°3, monge, 1:5




    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    Ensemble, Monge, 1:10





    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    Plan et vecteurs, 1:10



    Image Sat Nov 14 2015 13:47:00 GMT+0100 (CET)

    axe, directions et volumes 1:15





    / Résultat - Synthèse


    La porte détermine un passage, nous le savons, mais qu'en est-il du mouvement, du rythme qu'impose cette dernière, est-il le même à l'entrée et à la sortie du passage?

    La porte impose une direction, en est-il de même lorsque le passage n'est pas signifié par un élément mais par plusieurs?


    Le changement de la forme des portes et leur itération nous ont permis de créer un passage. L'écart entre les portes s'apparente au seuil. Ce dernier n'est plus un plan sans épaisseur mais bien un espace. Les variations de largeur des portes engendrent un "tri" grâce auquel les piétons se retrouvent successivement écarté de la structure pour ne permettre qu'à une seule personne d'investir l'espace central. Notre objectif consistant à développer un espace confiné voir intime au sein d'un d'un lieu commun/publique : la rue (streetzer), nous semble atteint. Cependant, bien que le piéton se soit enfilé dans un espace dans lequel lui seul peut siéger, il ne se sent probablement ni hors du temps ni du rythme de la rue. L'espace créer est-il donc réelement intime?

    Après avoir modifié la largeur des portes, la prochaine étape de serait-elle pas celle de la hauteur?

    Quelle influence porterait cette variable sur la qualité de notre espace?

  • / Double Element

    Par Ozan Bakir, Alison Blank, Raphael Boscarato, Heloise Corpataux, Jonathan Fraschini, Marianne Ghorayeb, Erblin Jasiqi, Delphine Klumpp, Sebastien Leveille, Judith Mizutani, Cedric Nim, David Perret, Stephanie Pitteloud, Virginie Schwab, Simon Sierro, Mathieu Stutz, Simon Wust, Jonas Reymondin, Antonin Mack, 26/10/15

    / Passage


    Au sein du studio, nous avons choisi la notion de passage comme liant. Comment l'élément de chacun des groupes (table, fenêtre, porte, lit) peut-il prolonger un passage, le transformer, le compléter,...

    Comment le positionnement de nos éléments affecte-t-il le rythme du passage?