• PLANES •

Par Erblin Jasiqi, 01/01/16

• INTRO •

Éprouvant de l’intérêt pour cette façade qui agit de la même manière qu’un masque et qui empêche donc de voir ce qui se trouve derrière elle, le passant lambda qui ose s’aventurer dans l’édifice en question est comme attiré. Il franchit d’abord une des deux portes et voit un palier dont le bord en diagonale semble indiquer la direction à suivre, comme un cône dans lequel il serait aspiré. Il se retrouve face à une plus petite porte, puis devant un escalier, dont les marches larges et dentelées donnent elles aussi une direction, se dit-il.

Calmement et en prenant tout le temps qui lui est nécessaire, il tente d’analyser cet endroit sans parvenir à y trouver une explication. Dubitatif, il décide de poursuivre son chemin.

Arrivé en haut de cet escalier, il prend la passerelle qui l’amène devant une façade similaire à la première. Il voit les mêmes deux larges portes, le même palier coupé en diagonale qui le conduit vers la même petite porte. Cette fois, davantage intrigué, il franchit les deux portes et gravit les marches deux par deux, sa tête se remplissant de plus en plus de questions sans réponses.

Ce passant, à nouveau, est confronté à une façade similaire aux deux précédentes, et à nouveau il se tient sur ce palier qu’il a déjà rencontré. À ce stade-là, il est angoissé à l’idée de ne pas pouvoir s’approprier cet espace. Aussi est-il tiraillé : doit-il rebrousser chemin et quitter cet endroit qui le rend si nerveux au plus vite, ou doit-il à tout prix continuer pour découvrir ce que cache cet espace mystérieux ? On supposera que c’est sa curiosité naturelle qui l’a poussé à reprendre sa route. Décidé, il gravit rapidement le prochain escalier jusqu'à arriver en haut, presque à bout de souffle.

Il prend la passerelle, passe à travers la même façade, mais là, stupéfait, il observe une rupture dans cet espace : au bout de ce palier, un autre palier, similaire à celui sur lequel il se tient mais pivoté d’un demi-tour. Entre les deux, une surface centrale minuscule, une jonction qui ne permet qu’à un pied de s’y poser. Le passant comprend que le franchissement de celui-ci pour accéder à l’autre côté requerra toute sa concentration, pour faire face au danger auquel il est exposé et éviter une douloureuse chute.

Il accède au palier d’en face et se sent un peu plus rassuré. Il sait maintenant que cet espace a un début, un milieu, et par déduction logique, une fin. Le passant reprend son chemin.


Une façade, une passerelle, un escalier, une petite porte, une façade, une passerelle, un escalier, une petite porte, et cætera… Arrivé en bas, le passant en question comprend que l’espace qu’il a traversé est une double-hélice, particulière dans le sens où elle se resserre, s’évase, se resserre, s’évase, et ainsi de suite. De cette manière, la personne qui entreprend de franchir la première porte ressentira toujours l’envie de découvrir ce qui se cache après, ce qui motivera et alimentera toute la traversée.



• DESSINS •

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Sections et plans, 1:33


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Élévations, 1:66



• COLONNE •

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• MAQUETTE FINALE •

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