The space confrontation-organisation-continuité

Par Simon Sierro, 15/11/15

-WEEK9 / THE SPACE CONFRONTATION- 

L'insertion de la croix dans la façade amène beaucoup de nouveaux éléments. Comment l'insertion de cet élément répartit-il l'espace ? 

Dans mon tout premier travail j'ai regardé comment cette colonne séparer et scindait l'espace, permettant ou non la communication entre ces différentes parties. La croix est ici prise comme un outil afin d'amener une distinction claire et précise dans la répartition des espaces.


Image Sun Nov 15 2015 18:48:25 GMT+0100 (CET)





-WEEK10 / THE SPACE ORGANISATION- 


La nature des différents espaces amènent beaucoup de question quand à leur caractère privé et leur fonction. Dans un cheminement typique vers un lieu de vie personnel, ne vivons-nous pas une sorte de transition progressive, passant de l'espace public par excellence, la rue, jusqu'à notre cocon personnel et si singulier  ?

Ces lieux de transition de nature peu clair encore sont ainsi questionnés. Comment s'organisent-ils l'un l'autre ? De façon chronologique, dans une logique de gain d'espace ? 

Le développement d'une narration permet d'investir directement et personnellement ces espaces, et de s'y projeter concrètement, les rendant plus lisible et leur donnant ainsi la fonction qu'il veulent bien prendre. 


Image Mon Nov 23 2015 09:21:27 GMT+0100 (CET)





         - NARRATION-                


Passer d'un espace à un autre implique d'en franchir les limites. Chaque espace possède son ambiance, sa présence et nous les percevons et les vivons tous d'une façon qui nous est plus que singulière.


La première des limites franchie délimite l'intérieur de l'extérieur. En passant à travers un plan vertical, on se retrouve "de l'autre coté" dans un espace bien plus confiné et protecteur. Dans le cas de l'immeuble, le hall d'entrée possède un statut ambigu, car il possède déjà un caractère privé, car emprunté par d'autres gens. 


La hall n'est évidemment pas une fin en soi, et n'est qu'un espace transitif vers un autre but. Pour l'atteindre, il faudra entrer dans une 3ème dimension et s'élever. Monter permet de franchir une nouvelle barrière, une nouvelle limite, celle qui nous amène dans notre monde privé.


La cage d'escalier est un espace en soi lui aussi, marqué par ses petits paliers ponctuels horizontaux afin de tourner, et surtout par le vide vertical monumental qu'il crée du fait qu'il ne remplisse pas entièrement cet espace. Il suffit de lever la tête pour voir l'enchaînement de paliers. 


Cependant les escaliers n'amènent pas directement à notre but. Au contraire, il nous amène vers un nouvel espace, un palier bien spécifique  : un étage. On traverse ce paliers dans un couloir, longueur donnant sur des lieux de vies. Une fois cette espace traversé, l'ascension peut reprendre.


Ce chemin nous mène enfin à notre but, et l'on repasse à travers une limite verticale afin de nous mener dans notre lieu, notre place privée, délimitée et séparée du monde du dehors par ce mur que nous venons de traverser et qui s'ouvre devant nous pour enfin s'y arrêter et prendre le temps de vivre. 








Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)        







Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)Image Sun Nov 22 2015 22:34:44 GMT+0100 (CET)


-WEEK 11 / The step under your feet-


Dans ce parcours menant de la rue à notre espace privé, les paliers possèdent leur importance propre, mais cependant les espaces transitifs d'élévations comme les escaliers eux aussi méritent un traitement plus particulier. Comment voir ces marches sur lesquelles prennent appuis nos pieds, et comment créer cet verticalité qui caractérise chaque pas dans ces espace ? 




Image Thu Dec 03 2015 08:59:59 GMT+0100 (CET) Image Thu Dec 03 2015 08:59:59 GMT+0100 (CET) Image Thu Dec 03 2015 08:59:59 GMT+0100 (CET)







Image Thu Dec 03 2015 08:59:59 GMT+0100 (CET)          Image Thu Dec 03 2015 08:59:59 GMT+0100 (CET)







-WEEK 12-13/THE WALL FROM BEHIND- 


La remise en question de chaque élément permet de pousser la logique du projet à son bout, et de faire parler les parcelles et chaque instant architectural par lui-même, la réponse à chaque interrogation se trouvant souvent dans les choses elle-même. 

Le respect d'une logique de continuité d'un parcours m'a permit d'aboutir à un dimensionnement rationnel des marches et des épaisseurs de paliers. 


En revanche chaque espace en plâtre devait avoir une atmosphère et une ambiance propre, et devaient donc se différencier l'un de l'autre, sans pour autant sortir de cette logique constante de cheminement. Ainsi chaque plâtre possède toujours la présence de murs verticaux mais traités à chaque fois de manière dissemblable, caractérisant chaque espace d'une  nature propre, tout en gardant ce ce fil rouge de transition progressive par paliers du public au privé.



Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET)Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET)Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET)



Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET) Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET) Image Mon Dec 14 2015 21:58:55 GMT+0100 (CET)




La narration produite et prise en fil rouge progressant avec le projet permet de plus de lier encore mieux les espaces et de renforcer ce sentiment de continuité




-NARRATIF- 

L'espace de départ est en premier un endroit de passage de flux et public. En étant à l'extérieur, nous ne sommes évidemment pas seuls, et nous évoluons dans un espace ouvert dans limites cloîtrant notre vue ou notre mouvement, Nous avons toujours la possibilité de trouver un endroit ou passer et évoluer dans plusieurs directions différentes . La façade en est cependant l'une d'elle, qui sépare l'extérieur de l'intérieur du bâtiment. Le fait de franchir cette limite verticale nous fait passer d'un espace ouvert à un endroit confiné. Le ciel disparaît, et on s'extrait du flux pour entrer entre ces murs et se diriger vers notre sphère privée dans évidemment l'atteindre encore.

 

Chaque marche reflète l'emprunte du pied, et offre un progression en diagonale par palier et un mouvement nous amenant vers la verticalité. Ces marches ne marques pas l'espace seulement par leur paliers successifs mais aussi délimitent ce qui est en dessous, recréant une sorte de dalle structurée au dessus de nos têtes.

 

En montant, nous arrivons régulièrement sur des paliers horizontaux qui cassent la cadence des marches et nous force à changer notre direction. Ces paliers rythmes notre montée. Il peuvent être de différente forme, qu'il ne se résume au final qu'a une marche de plus qui se démarque par ses parois et son orientation singulière ou alors carrément une plate-forme horizontale qui nous fait tourner autour de ces parois pour nous permettre de continuer à monter. En levant nos yeux dans ces moments, on peut souvent observer cette colonne de vide qui caractérise les cages d'escaliers, cette colonne qui nous permet d'observer la réelle grandeur du bâtiment, parfois même nous donner le vertige.

 

Lorsque que nous longeons un couloir, son caractère reste ambigu : ce n'est clairement pas un espace entièrement public puisque que faisant parti d'un bâtiment locatif à l'accès restreint, mais cependant garde quelques caractéristiques de la rue : on ne fait qu'y passer, il sert d'espace distributif vers d'autres lieux et est longé par des multiples personnes. Des portes la rythme mais ne sont pourtant pour nous que des murs, puisqu'au final elles nous resteront fermées et ne sont point notre but premier.

 

Nous arrivons enfin dans la dernière partie, et ce couloir qui autrefois nous était fermé et dans lequel nous ne nous arrêtions pas devient un endroit que l'on quitte en passant à travers une deuxième et dernière barrière verticale, afin de pénétrer dans notre espace personnel, et de s'y arrêter. L'intérieur est organisé et pensé évidemment de manière très différente. En premier un espace d'accueil, ou l'on peut se débarrasser de ses affaires pour enfin pénétrer dans la pièce principale à travers une porte plus petite et restreinte que celles qui donnent sur l'extérieur. La forme même des espaces change : lorsque l'on voyait auparavant de longes lignes droites, de grands couloir longitudinaux, on pénètre maintenant dans une configuration moins tirée dans une direction, bien plus circulaire ne possédant pas de direction si forte et distincte qu'avant. Cette pièce principale offre la place de s'arrêter, de vivre et de prendre le temps pour ses activités personnelles. Elle donne aussi accès à un espace bien plus restreint, mais surtout beaucoup plus privé, ou l'on s'éloigne encore de la porte d'entrée afin de s'isoler totalement pour les moments les plus intimes.