• ROOMS | Semaine 15 carte postale 1 ( Texte )

    Par Tiago De Sousa, 22/02/16

    Une salle de travail ne devrait pas juste être un espace avec des tables et des chaises de bureau. Mais un espace qui inspire et qui invite à plonger dans ses propres réflexions.


    La rencontre d'un plan horizontal et d'un plan vertical ne crée pas juste une limite, mais aussi les conditions parfaites pour une assise. En variant l'angle de l'intersection, on crée des nouvelles positions du corps, offrant ainsi des nouvelles visions de l'espace qui l'entour.


    Ce sont des alternatives à la chaise et à la table de bureau, en utilisant toute la surface de la pièce. Chaque changement de niveau du sol offre une nouvelle façon de voir, de penser et de créer.


  • Room : Carte postale 1

    Par Charlotte Reuse, 22/02/16

    A box in the theater of the world *

    J’écris des romans d’interactions, de dialogues, de corps. C’est aussi pour cela que j’ai choisi de travailler près du sol. J’ai besoin de voir les gens. Avec l’élément double en bois, je peux les observer sans être vu. Je suis le narrateur omniscient. Le lieu de création est un lieu intime qui se doit d’être protégé des regards. Le bruit de la ville m’apporte beaucoup, mais j’ai parfois besoin de prendre de la distance. Mon bureau et ma fenêtre sont dans ma chambre. Je crée dans ma chambre pour rester en contact direct avec mes rêves lors du processus de création. Le matin ils flottent encore dans l’air, se serait du gâchis de ne pas les utiliser. Je peux dès mon réveil courir à mon bureau avant qu’ils s’évanouissent.

    Il y a aussi ma bibliothèque, dans ma chambre. On travail mieux en présence de grandes œuvres.

    Le plus dur quand on travaille dans sa chambre, c’est de séparer l’endroit où on vit de l’endroit où on travaille. Quand on se déplace physiquement pour aller travailler, la cassure est nette. Pour l’écrivain à domicile, elle est floue.

    *from The Arcades project, Walter Benjamin

  • Planes | Manifest

    Par Tiago De Sousa, 18/12/15

    Ce projet traite de l'ambigüité d'un espace Privé et Public à la fois, la Terrasse, n'appartenant physiquement qu'aux propriétaires du bâtiment, mais visible depuis la rue, tout le monde peut observer la vie qui se joue dessus. J'ai donc apporté un parcours reliant la rue ( public ) aux logements ( privé ) passant par la terrasse ( Privé/Public ) qui devient un espace de distribution.

    Ces espaces de transitions viennent s'accrocher aux façades, restant visible depuis la rue, reliant des plans plus haut que d'autres ce qui modifie totalement la façon de vivre certains espaces.


    Image Fri Dec 18 2015 22:04:39 GMT+0100 (CET)




  • Manifeste

    Par Raphaël Vouilloz, 14/12/15

    « Paris is built over a system of caverns from which the din of Metro and railroad mounts to the surface, and in which every passing omnibus or truck sets up a prolonged echo. And this great technological system of tunnels and thoroughfares interconnects with the ancient vaults, the limestone quarries, the grottoes and catacombs which, since the early Middle Ages, have time and again been reentered and traversed. » [C2,1]

    Ancient Paris, Catacombs, Demolitions, Decline of Paris, in The Arcades Project, Walter Benjamin, p. 85


    Creusons Lausanne. Descendons dans ces sous-sols et découvrons des jeux de lumières qui nous invitent, paradoxalement, à élever notre regard tandis que nous nous y enfonçons.

  • Programme

    Par Raphaël Vouilloz, 14/12/15

    Les escaliers creusés dans le sol seront conservés et constitueront donc la première des quatre parties du parcours.


    Pour déterminer les trois autres espaces, un programme a été développé en relation avec le site, soit la place de la Cathédrale à Lausanne. La  présence de cet imposant monument religieux ainsi que l'aspect calme et apaisant de l'endroit, situé en hauteur de la ville et de ses agitations, a décidé d'une thématique spirituelle, méditative pour le projet.


    Les premières maquettes avaient proposé l'idée de devoir gravir des marches pour accéder à la cave, soit "monter pour descendre". Cette composante était due au besoin de créer une ouverture pour illuminer le sous-sol.


    En mettant en relation cette nécessité avec le programme, la thématique est désormais de tracer des ouvertures dans ce sous-sol qui à la fois répondent au besoin de lumière et aussi invitent à lever son regard vers le ciel. Le principe des premières maquettes est donc inversé, le sujet va cette fois "descendre pour monter".