• Bienvenue au théâtre !

    Par Claire Montégudet, Harijith Ajithkumar, Julien Pignat, 22/10/17


    Un simple parking ?

    Non, c'est le parking de la Manufacture, haute école des arts de la scène, où les différents usagés se disputent l'espaces. 


    Comment rendre aux piétons - comédiens de la Manufacture - leur part de cet espace ? 


    Un plan de plâtre vient leur délimiter une zone. 


    Le parking devient alors le seuil entre le monde du public, des spectateurs, de la réalité ; et celui des comédiens, du théâtre, de la scène qui se joue. 

    Une porte permet au comédien d'aller et venir entre ces deux univers, de retrouver son véhicule pour rentrer dans le monde de la réalité ou de le laisser pour reprendre sa casquette d'acteur.

    Cependant, cette porte à échelle humaine n'est qu'une fenêtre pour le spectateur en voiture qui ne peut franchir ce seuil. Il peut y glisser son œil curieux mais n'est pas invité à entrer.



    ELEMENTS_AD_montégudetclaire-pignatjulien-ajithkumarharijith_01
    Plan en plâtre : seuil entre le public et les comédiens



    ELEMENTS_AD_montégudetclaire-pignatjulien-ajithkumarharijith_02


    Détail en bois : tensions entre les différents usagés,

    permet aux curieux de jeter un regard...






    Inspirations : 


    ELEMENTS_AD_montégudetclaire-pignatjulien-ajithkumarharijith_03  ELEMENTS_AD_montégudetclaire-pignatjulien-ajithkumarharijith_04

        Edward Hopper, Nighthawks                                 Honoré Daumier, Le trou du rideau

          ELEMENTS_AD_montégudetclaire-pignatjulien-ajithkumarharijith_05

         Edward Hopper, Automat   



  • L'Albatros

    Par Amélie Chiffelle, Claire Montégudet, Fabio Scheggia, Harijith Ajithkumar, Hibiki Masaki, Ilona Kaeser, Julien Pignat, Lara Bertholet, Luca Hoser, Manon Amsler, Raoul Cordoba, Sarah Von Steiger, Teodor Gacic, Timon Voide, Tina Regelin, Vlora Seljmani, 21/10/17



    L'Albatros

    Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

    Le navire glissant sur les gouffres amers.

    A peine les ont-ils déposés sur les planches,
    Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
    Comme des avirons traîner à côté d'eux.

    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
    Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
    L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
    L'autre mime en boitant, l'infirme qui volait !

    Le Poète est semblable au prince des nuées
    Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
    Exilé sur le sol au milieu des huées,
    Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.


                                                                                                        - Charles Baudelaire

                            



    MEASURES_AC_studiodupuis_07

        

                             MEASURES_AC_studiodupuis_08


  • Vasomotricité

    Par Harijith Ajithkumar, Julien Pignat, 08/10/17


    Un mot pour la dilatation. Un mot pour la contraction. Un phénomène d'adaptation du corps humain régit par des besoins.

    Le même phénomène se reporte dans les espaces. Justement dimensionnés, il s'adaptent à leur utilisation, du plus grand au plus restreint, du grossier au soigné, de la voiture au piéton.

    En arrivant sur place, la route se contracte. A notre départ, elle se dilate. Elle s'adapte- à la vitesse-.

    Une idée transmise par un plâtre en trois axes croissants , ou décroissant selon le point de vue, entre les détails d'entrée piétonnes et les artères automobiles.


    Premier Axe


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_15


    Deuxième Axe



    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_16 


    Troisième Axe, donné par la porte, à droite


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_17



    Le piéton a-t-il si peu de place dans cet environnement? Nous dégageons quelque avantage que lui seul possède: il peut se mouvoir selon des axes moins cadrés que l'automobile, il est libre et indépendant. Telles seront les limites de notre troisième plâtre, d'angles tous différents. 



    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_18 


    Cette liberté lui permet divers points de vue sur le lieu. Néanmoins, la maquette-objet, affranchie de la réalité, nous en présente d'autres. Pour créer une transition progressive entre le réel et le plâtre, nous mettons en place des pièces mobiles, reflets d'un mur existant, qui jouent le rôle de porte d'entrée dans la maquette. Les pièces sont dimensionnées selon la trame de Bruxelles afin de nous rappeler que cette dernière fut notre clé d'analyse lors de l'appréhension du site de Malley.


    Vue n'existant que dans le plâtre


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_19




    Vue du premier axe sans les pièces mobiles


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_20



    Les pièces mobiles sur la droite de la photo

                  

    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_21





    Vue sur le moule et les deux pièces mobiles


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_22



    Perspectives du premier et du deuxième axe


    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_23





    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_24

    Plan du moule



    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_25

    Au vu de tout ce que les moules ont pu apporter à la réflexion, ne peut-on pas maintenant être surs qu'ils sont des outils nécessaire à l'appréhension d'un espace?


  • MALLEY: étude d'une cohabitation déséquilibrée

    Par Harijith Ajithkumar, Julien Pignat, 01/10/17

    SEMAINE-1

    Après plusieurs visites de Malley, notre intérêt se porte naturellement sur un parking dont l'espace est clairement séparé entre véhicules et piétons, de par les aspects antagonistes des façades -sales d'un côté, entretenues de l'autre-. Il nous semble bientôt évident que ceux-ci sont amplement désavantagés par la configuration des lieux.



    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_01


                      MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_02               MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_03


         

    En effet, le piéton ne possède que peu d'espaces propres, entre les véhicules en mouvement et les places occupées, si ce n'est l'entrée du bâtiment qui fait office de refuge et transition vers son intérieur.

    Par quelques méthodes simples comme l'utilisation d'une ficelle graduée ou autre ruban métrique nous cartographions alors cet espace partagé et plus particulièrement l'entrée du bâtiment qui joue un rôle prépondérant dans notre analyse.


       MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_04   MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_05  MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_06





     MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_07          MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_08



                      MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_09

    SEMAINE - 2

    Quelques projections de Monge plus tard, nous créons les moules de notre espace afin de mieux en appréhender les détails. Il est volontairement décidé de ne laisser qu'une faible profondeur à la façade comme métaphore du piéton lésé.

     Négatif


                                                   MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_10


    Positif

                                                                                                                                                                       

                                                   MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_11




    Négatif


                    MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_12                     MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_13



    Positif


                                                       MEASURES_AD_ajithkumarharijith-pignatjulien_14



    La partie supérieure, incarnant un espace piétonnier, de par sa petitesse relativement au négatif, traduit à nouveau le déséquilibre entre celui-ci et l'automobile.




  • WEEK 2 - Studio Dupuis

    Par Amélie Chiffelle, Claire Montégudet, Fabio Scheggia, Harijith Ajithkumar, Hibiki Masaki, Ilona Kaeser, Julien Pignat, Lara Bertholet, Luca Hoser, Manon Amsler, Raoul Cordoba, Sarah Von Steiger, Teodor Gacic, Timon Voide, Tina Regelin, Vlora Seljmani, 29/09/17

    8h00, Prilly-Malley

    Le quartier grouille comme une fourmilière. On reconnait facilement les étudiants d'architecture et leur double-mètre ne fait que confirmer l'hypothèse.


    9h00, House II, Prilly-Malley

    Un bouquet de ballons rouges apparaît à côté de "House II" des sourires se dessinent sur les visages des étudiants. 


    10h00, Prilly-Malley

    La zone industrielle de Malley laisse son manteau gris pour laisser place à une ronde de ballon, bien hauts dans le ciel. L’hélium a déjà transporté les étudiants des kilomètres plus loin, à Bruxelles.




                                    MEASURES_AC_studiodupuis_01 MEASURES_AC_studiodupuis_02

                                    MEASURES_AC_studiodupuis_03 MEASURES_AC_studiodupuis_04
                                    MEASURES_AC_studiodupuis_05 MEASURES_AC_studiodupuis_06