• DIRECTIONEL

    Par Martins Ferreira Patricia, Rabaglia Bastien, Sophia Ayala, Toktas Sözdar, 20/11/17


    Image Mon Nov 20 2017 11:06:19 GMT+0100 (CET)




  • ELEMENTARY

    Par Dechancé Melchior, Giaccari Kenzo, manon thevenaz, 19/11/17



    Image Sun Nov 19 2017 15:39:43 GMT+0100 (CET)




  • ELEMENTS - Week 4 - FINAL

    Par Dechancé Melchior, Giaccari Kenzo, manon thevenaz, 19/11/17

    RÉFÉRENCE


    Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses qui celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus féconds, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.


    Par-delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt de sa légende, et quelquefois je me le raconte à moi-même en pleurant. 


    Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurai refait la sienne tout aussi aisément. 


    Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.


    Peut-être me direz-vous : "Es-tu sûre que cette légende soit la vraie ?" Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ? 


    Charles Baudelaire, 

    Petits poèmes en prose, 1869



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    Axonométrie générale du cadre, de la table et de ses détails


    SITUATION



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    Element en Situation



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    Monges du projet et axonométrie de quelques détails



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    Monges : mise en scène




    DÉTAIL



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    Détail du pivot



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    Axonométrie de la poulie 



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    Détail du pincement : travail sur l'élasticité du bois



  • LE PAYSAN DE PARIS

    Par Barrail Arnaud, Rahm Lucien, Ricci Alessandra, 15/11/17



    Image Wed Nov 15 2017 12:54:30 GMT+0100 (CET)




  • SYNTHESE ELEMENTS

    Par Barrail Arnaud, Rahm Lucien, Ricci Alessandra, 14/11/17



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    Tu te crois, mon garçon, tenu à tout décrire. Illusoirement. Mais enfin à décrire. Tu es loin de compte. Tu n’as pas dénombré les cailloux, les chaises abandonnées. Les traces de foutre sur les brins d’herbe. Les brins d’herbe. Que tous ces gens qui se demandent où tu veux vraiment en venir se perdent dans le détail, ou dans le jardin de ta mauvaise volonté. A droite, alignement, lecteurs. Dites donc, vous, l’homme au lorgnon, vous pourriez lever le menton : ce n’est pas la merde, les étoiles. Et au commandement, tâchez à voir à vous tirer des pieds en mesure. Pas cadencé. Ils m’ont suivi, les imbéciles, comme à cette complication du jeu de saute-mouton, nommée la promenade, où derrière le preu toute la bande reprend les gestes absurdes d’un gamin dominateur. Montez cette petite colline, redescendez-là : les voilà bien avancés, et moi, trop dédaigneux pour rire. Ils ne savent rien de mon orgueil. Tous ceux qui m’ont parlé croyaient en ma politesse. Mes souliers, léchez mes souliers. Et encore. Et Dieu sait où je les ai traînés, mes souliers. Jamais je ne finirai ce livre où vous prenez goût. Il vous restera à imaginer cette sorte de Sibérie, cet Oural qui côtoie la rue de Crimée où passe le chemin de fer de ceinture. Et les portes et les accès du parc, et la poésie hors d’atteinte pour vous des lieux plus conventionnels, pour moi que… que vous ne croyez. Sombrez dans ma faiblesse, esclaves. Mes bras vont vous laisser à votre ennui, et ce goût douteux que vous aviez de moi-même vous en serez puni par la déception. J’appartiens à la grande race des torrents. Ce n’est pas pour ta pomme. Tout ce que je dis, tout ce que je pense, est trop bon pour vous, sera toujours suffisant. Ta montre, toi. Et toi ta femme. Allons, pas de manières, mettez tout à mes pieds. On ne vous demande pas votre avis, ce n’est pas la peine de murmurer dans vos gencives : JOLIE NATURE. Couchez-vous, à plat ventre, un peu plus vite que ça, eh tapis ! Je marche sur leurs corps, roi fainéant j’avance, je salis leur veston, et leur peau, et leur cœur. Drôles de dessins de l’Aubusson servile. Nom de Dieu, pas de révolte, paillassons. Si j’avais pensé à mettre mes souliers à clous, ou des éperons. Des éperons, ça ne serait pas mal. Rrran, rrran de la molette. Patipan, du talon. Vos gueules.

    ARAGON, Le Paysan de Paris, 1926, Paris, Editions Gallimard, pp.221-222




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    L'élément se trouve au dessus d'un arrêt de bus, celui du Galicien encastré dans une colline. Devant l'arrêt, une grande route, et au-dessus, de la végétation, dont un buisson. Celui-ci est utilisé avec l'élément (une porte-fenêtre) pour créer un espace séparé de ce lieu et de la route.

    Nous avions décidé de doter cet élément d'une ambiance d'abri, d'isolement romantique, de détour surréaliste. Nous souhaitions jouer avec cette idée et de trouver un fonctionnement de l'objet qui à défaut de créer ce sentiment pourrait au moins lui donner un terrain de jeu. D'où découle notamment les difficultés d'accès, et les contraintes d'usages de la porte.  


    Arnaud:

    Le voyageur était las de l’habituel tumulte du flux. Agacé de sa participation à ce dernier, il prend du recul et observe l’implacable animal, bientôt il le rappellera et le voyageur quittera son état d’observateur afin de reprendre son rôle dans le bouillonnement abrupt et incessant. Il se rappellera cette question : que fallait-il pour qu’il y eut un autre lieu, juste là-haut ? 

     

    Alessandra:

    Cachée dans la végétation, presque impénétrable, un objet apporte une vision sur les flux de la vie active, tout en nous en abritant. Quel est le mystère de cet objet, qui  la fois nous confond au flux et nous en isole ?

     

    Lucien:

    L’usager à la semelle plate ne pourra voir cette partie glissante du MAL.

     

    Là-haut, un jeu logique s’amuse à rendre incompatibles des fonctions, cette porte ouverte implique cette fenêtre fermée, et réciproquement ; l’hybridation n’existe que par un changement d’orientation de l’objet.

     

    L’usager aux crampons est un loquet, car l’espace alloué à l’usage de la fenêtre correspond à l’espace du mouvement de l’objet, Il faut se glisser entre le battant et la broussaille pour rentrer. Et si un autre venait ils seraient obligés de s’arranger. Jusqu’à quel point un corps peut-il changer l’espace d’un autre ?

     



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