• levant le sol

    Par Loïc Girod, Rahm Lucien, 26/03/18



    Image Tue Mar 27 2018 10:40:15 GMT+0200 (CEST)


    Le vide de la protoscture était jugé prédisposé à être un lieu au croisement des rooms et qui par conséquent pouvait demander une certaine neutralité et indétermination fonctionnel. On chercha à en faire une zone franche. L’autre aspect qu’il lui était donné c’était de pouvoir composer directement les liens reliant les rooms, de pouvoir favorisé par exemple l’accès d’une à une autre, ou au contraire de le compliquer. Ce qui faisait deux buts pouvant paraître peu conciliables. D’où le développement d’une place, d’un sol sans limite absolue, mais dont le système constructif est tel qu’il génère une zone constituée de limites relatives : un écartement de latte variable, rendant à certains endroits le déplacement difficile dans leur long, mais moins obliquement, et pas du tout perpendiculairement ; une ondulation du sol incitant certains mouvements.  Ceci permet de créer des zones plus isolées  pour des usages qui ne sont pas de passage. Mais toute zone possède des conditions d’utilisation qui bien que facilitant certains usages n’empêchent d’en choisir d’autres. Elles sont perméables.

    L’autre aspect est la surélévation du bord. Le projet de gradin d’un autre studio permet de s’asseoir autour du sol, dans lesquels on est séparé visuellement d’autres personnes assises, grâce aux ondulations du sol. Mais cela devient une marche, ou un bord duquel on peut orienter son regard vers l'extérieur.


    Cependant toute détermination d’usage n’est pas seulement dépendante du seul choix d’une personne. Les usages d’un certains nombres de personnes pouvant rendre caduque la réalisation de celui-ci.

    Tout ceci génère des déterminations d’usages dépendant à la fois d’une volonté personnelle et collective. Ainsi par exemple le nombre d’attablés grandissant, l’isolement disparaît.


    On peut donc dire que les usages de ce sol permettent de s’adapter aux rooms attenantes et cela suivant l’intensité de leur utilisation : une zone de débordement des usages.



    Image Mon Mar 26 2018 11:07:18 GMT+0200 (CEST)






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    coupes et système constuctif





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    Partition des dénivellations






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    Dîner de parade à la court espagnole, 17ème siècle




  • Finally in proto

    Par Rahm Lucien, 17/12/17





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    Image Sat Dec 23 2017 12:23:49 GMT+0100 (CET)  Image Fri Dec 22 2017 19:35:57 GMT+0100 (CET) 



    In proto : se déplacer et la proto-structure



    Quand la proto-structure est nue :

    Le premier plan est pris comme donné : c’est le sol ; quel qu’il soit d’ailleurs. Un usager pourrait s’y déplacer et déjà avoir une certaine expérience de la proto-structure. En tournant autour, il serait confronté aux lattes de bois du premier niveau. Celles-ci délimitent seules, neuf “zones“. Mais ces limites arrivant à la hauteur de sa taille ne fonctionnent ni vraiment en tant que murs, ni vraiment en tant que seuils. Seul l’usager peut alors décider de ce qu’il en fait.


    Partant, je choisis de jouer sur des limites de ce même type : 2 autres plans 

    Un rideau encercle la proto-structure, tombe au-dessous des yeux et coupe le mouvement, sans l’empêcher vraiment, car il suffit de se baisser pour que cette enceinte soit une grande entrée, sinon c’est un grand mur homogène. 

    Une plateforme sur le premier niveau, pour y monter c’est comme pour enjamber les lattes, même hauteur, même contrainte. Sauf que sur celle-ci se crée un espace entre les séparations créées par les lattes, profitant des avantages de celles-ci cela génère un espace qui sépare encore plus de l’extérieur simplement en étant plus haut.


    Aussi sur la plateforme, lorsque l’usager est assis, il n’y a plus de limite visuelle entre les espaces. C’est seulement dans le mouvement, debout, que les espaces se ferment. Pourtant c'est dans l’action que l’on peut passer de l’un à l’autre.

    Finalement il faut préciser que le rideau a deux pans, au sol le deuxième pan va bien au-dessus de la tête, ouvrant à la vision tous les espaces intérieurs, mais sur la plateforme il coupe la vision. Limitant pour celui qui monterait sur la plateforme les parties où le rideau dépasse sur celle-ci.


    Ce jeu entre les plans verticaux (les deux rideaux) et les plans horizontaux (le sol et la plateforme) permet de restreindre la vision et le mouvement, les possibilités des uns faisant varier les autres, et finalement créant des espaces dont les limites sont toujours dépendantes au placement de l’usager dans l’espace géométrique et aux envies qui sont les siennes.



  • SYNTHESE ELEMENTS

    Par Loïc Girod, 20/11/17

    Image Wed Nov 22 2017 12:03:56 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)



    Situé dans la Galicienne entre son bar, house 2, la végétation et l'imposant viaduc, est ancré l'élément hybride entre une table et une fenêtre. De son mécanisme à deux leviers fixés au mat central, cet élément force la présence d'au moins deux acteurs pour son activation. Une fois passé de la position fermée à celle ouverte, la fenêtre s'ouvre pour dévoiler son propre mécanisme tout en se transformant en table de bar. Tout deux liés, lorsque la table s'ouvre, la fenêtre s'ouvre et inversement.

    L'intérêt du mouvement est présent de part son mécanisme.


    (De part un changement de studio le projet complet n'est malheureusement plus directement visible ici mais l'est  chez "studio nantermod" avec comme co-auteur: Alicia Fankhauser, François Born, Eugénie Mégevand.)


  • SYNTHESE ELEMENTS

    Par Barrail Arnaud, Rahm Lucien, Ricci Alessandra, 14/11/17



    Image Wed Nov 15 2017 01:25:49 GMT+0100 (CET) Image Wed Nov 15 2017 01:25:49 GMT+0100 (CET)

    Image Wed Nov 15 2017 01:25:49 GMT+0100 (CET) Image Wed Nov 15 2017 01:25:49 GMT+0100 (CET)

                                                                                         


    Tu te crois, mon garçon, tenu à tout décrire. Illusoirement. Mais enfin à décrire. Tu es loin de compte. Tu n’as pas dénombré les cailloux, les chaises abandonnées. Les traces de foutre sur les brins d’herbe. Les brins d’herbe. Que tous ces gens qui se demandent où tu veux vraiment en venir se perdent dans le détail, ou dans le jardin de ta mauvaise volonté. A droite, alignement, lecteurs. Dites donc, vous, l’homme au lorgnon, vous pourriez lever le menton : ce n’est pas la merde, les étoiles. Et au commandement, tâchez à voir à vous tirer des pieds en mesure. Pas cadencé. Ils m’ont suivi, les imbéciles, comme à cette complication du jeu de saute-mouton, nommée la promenade, où derrière le preu toute la bande reprend les gestes absurdes d’un gamin dominateur. Montez cette petite colline, redescendez-là : les voilà bien avancés, et moi, trop dédaigneux pour rire. Ils ne savent rien de mon orgueil. Tous ceux qui m’ont parlé croyaient en ma politesse. Mes souliers, léchez mes souliers. Et encore. Et Dieu sait où je les ai traînés, mes souliers. Jamais je ne finirai ce livre où vous prenez goût. Il vous restera à imaginer cette sorte de Sibérie, cet Oural qui côtoie la rue de Crimée où passe le chemin de fer de ceinture. Et les portes et les accès du parc, et la poésie hors d’atteinte pour vous des lieux plus conventionnels, pour moi que… que vous ne croyez. Sombrez dans ma faiblesse, esclaves. Mes bras vont vous laisser à votre ennui, et ce goût douteux que vous aviez de moi-même vous en serez puni par la déception. J’appartiens à la grande race des torrents. Ce n’est pas pour ta pomme. Tout ce que je dis, tout ce que je pense, est trop bon pour vous, sera toujours suffisant. Ta montre, toi. Et toi ta femme. Allons, pas de manières, mettez tout à mes pieds. On ne vous demande pas votre avis, ce n’est pas la peine de murmurer dans vos gencives : JOLIE NATURE. Couchez-vous, à plat ventre, un peu plus vite que ça, eh tapis ! Je marche sur leurs corps, roi fainéant j’avance, je salis leur veston, et leur peau, et leur cœur. Drôles de dessins de l’Aubusson servile. Nom de Dieu, pas de révolte, paillassons. Si j’avais pensé à mettre mes souliers à clous, ou des éperons. Des éperons, ça ne serait pas mal. Rrran, rrran de la molette. Patipan, du talon. Vos gueules.

    ARAGON, Le Paysan de Paris, 1926, Paris, Editions Gallimard, pp.221-222




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    L'élément se trouve au dessus d'un arrêt de bus, celui du Galicien encastré dans une colline. Devant l'arrêt, une grande route, et au-dessus, de la végétation, dont un buisson. Celui-ci est utilisé avec l'élément (une porte-fenêtre) pour créer un espace séparé de ce lieu et de la route.

    Nous avions décidé de doter cet élément d'une ambiance d'abri, d'isolement romantique, de détour surréaliste. Nous souhaitions jouer avec cette idée et de trouver un fonctionnement de l'objet qui à défaut de créer ce sentiment pourrait au moins lui donner un terrain de jeu. D'où découle notamment les difficultés d'accès, et les contraintes d'usages de la porte.  


    Arnaud:

    Le voyageur était las de l’habituel tumulte du flux. Agacé de sa participation à ce dernier, il prend du recul et observe l’implacable animal, bientôt il le rappellera et le voyageur quittera son état d’observateur afin de reprendre son rôle dans le bouillonnement abrupt et incessant. Il se rappellera cette question : que fallait-il pour qu’il y eut un autre lieu, juste là-haut ? 

     

    Alessandra:

    Cachée dans la végétation, presque impénétrable, un objet apporte une vision sur les flux de la vie active, tout en nous en abritant. Quel est le mystère de cet objet, qui à la fois nous confond au flux et nous en isole ?

     

    Lucien:

    L’usager à la semelle plate ne pourra voir cette partie glissante du MAL.

     

    Là-haut, un jeu logique s’amuse à rendre incompatibles des fonctions, cette porte ouverte implique cette fenêtre fermée, et réciproquement ; l’hybridation n’existe que par un changement d’orientation de l’objet.

     

    L’usager aux crampons est un loquet, car l’espace alloué à l’usage de la fenêtre correspond à l’espace du mouvement de l’objet, Il faut se glisser entre le battant et la broussaille pour rentrer. Et si un autre venait ils seraient obligés de s’arranger. Jusqu’à quel point un corps peut-il changer l’espace d’un autre ?

     



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  • SYNTHESE ELEMENTS

    Par Bitterlin Kim, Hamm Axelle, Kasparian Dimitri, Stefanelli Luca, 14/11/17

     Axelle Hamm:

    Norte élément se situe sur un trottoir qui fait face à un passage piéton très prisé. Notre structure en bois marque physiquement une jonction, un seuil entre deux espaces : la vie résidentielle et celle du travail. L’articulation entre les deux cadres qui marque la décomposition de l’espace (fenêtre) est propre à chacun. Le seuil (porte) en bois que l’on doit enjamber rappelle la décomposition du mouvement de la marche en traversant la route.

    Kim Bitterlin:

    L’hybride que nous proposons est une « porte-fenêtre » placé sur un trottoir, au bord d’un passage piéton,  au coeur de Malley.

    Nous avons à l’aide de notre élément marqué le seuil entre deux mondes. En montant et descendant sur la marche (porte) de notre structure en bois , nous passons du monde calme au monde dynamique de Malley.

    De plus, les passants peuvent décomposer à l’aide du cadre (fenêtre) librement leur espace. C’est un moment de détente et un arrêt de temps pour eux avant de plonger dans ce monde actif du travail.

    Dimitri Kasparian:

    Vous êtes sur un îlot, passage obligé entre le bas et le haut de Malley, qui joint habitations et lieux de travail ou d’animation. Autour s’articulent trois passages piétons. Ces passages, seuils entre voiture et piéton, obligent un temps d’arrêt dans le mouvement régulier de la marche. Ce temps est-il un inconvénient ? Pourriez-vous l’utiliser ? Votre mouvement régulier de va-et-vient peut-il être brisé et cette fenêtre de temps transformée en fenêtre d’action ? L’élément offre la possibilité de décomposer ce lieu à votre guise et de partager un point de vue avec les personnes suivantes. Sans vous en rendre spécialement compte vous enjamberez une marche, marquant votre passage entre deux endroits sûrement deux états d’esprit. Mais arriverez-vous à vous interroger sur la chose et vous y intéresser ?

    Référence : Les fenêtres de Charles Baudelaire poème 24


    Luca Stefanelli:

    Notre concept repose sur un mélange entre une fenêtre et une porte. Il s’agit d’un modèle en bois composé de 10 pièces qui forme un portail entre deux monde distinct : celui de la maison et celui du travail. Il est question ici d’une pièce qui fonctionne comme objet intermédiaire entre deux univers différents.

    Cet espace ainsi crée permet non seulement le passage entre deux instant, accentué par la marche et donc l’effort effectué par le passant marquant ce point de passage, mais également un moment d’observation.

    Notre modèle cible deux cadres d’un lieu que nous avons choisi au travers duquel le passant peut voir ou bon lui semble, cependant il y a également un « viseur » qui tend a montrer un point précis au sein du cadre que le passant voit, qui sont les deux éléments de deux autres groupes, créant un lien entre ces différentes structures.

     

    Les fenêtres

    Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie.

    Par-delà des vagues de toits, j’aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec son geste, avec presque rien, j’ai refait l’histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.

    Si c’eût été un pauvre vieil homme, j’aurais refait la sienne tout aussi aisément.

    Et je me couche, fier d’avoir vécu et souffert dans d’autres que moi-même.

    Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ?

    Analyse :

    Poème en prose -> chacun fait comme il veut, il n’y a pas de règles de construction, d’organisation. Notre Element aborde cet aspect car chacun peut décomposer ou viser à sa guise l’espace qui l’entoure.

    Ici notre fente qui fait office de fenêtre en est un parfait exemple car on ne perçoit cet espace que si on est à l’intérieur de l’Element. De plus par cette fente on peut se concentrer sur des choses alentours qui nous auraient échappé si l’on n’avait pas eu ce viseur.

    Avec cette phrase on retourne sur notre viseur qui coupe le regard de « l’éblouissement du soleil » et qui par le filtre de la fenêtre nous permet de nous concentrer sur des choses plus précises (ex : elements voisins).

    Le rêve ici vient du fait que en s’arrêtant dans l’element on peut rêver de ce qui se passe dans notre décomposition. On peut faire un cadre de ce que l’on veut voir pour se l’imaginer autrement.

    Par-delà le flot de voitures qui passent sur la route on aperçoit l’arrêt de bus.

    L’element marche quelle que soit l’heure, ou les personnes présentes

     

    Je me couche devient je traverse le passage piéton, content d’avoir pu oublier le temps d’un instant ce qui nous attend pour la journée ou nos soucis -> « Le bonheur c’est quand le temps s’arrête » Gilbert Cesbron.