• MEASURES_W04

    Par Bauer Mélanie, 15/10/17

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    Perspective of our fictionally rebuild topography 


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    Drawing of this point of view







  • MEASURES_W04

    Par Bauer Mélanie, Bovier Julie, Darabi Raphael, Dekoninck Laure, Dragusha Kastriot, Ferrara Alvina, Gobet Elliot, Hirt Laetitia, Lab hard Samuel, Michelin Inès, Pezzetta Chiara, Robert Cyril, Savary Mathilde, Theubet Maxime, Theytaz Julie , Özcan Timur, 15/10/17



    Image Sun Oct 22 2017 19:21:00 GMT+0200 (Europe de l’Ouest (heure d’été))


    Common sections

  • MEASURES_W04

    Par Pezzetta Chiara, Theytaz Julie , Bauer Mélanie, Bovier Julie, Darabi Raphael, Dekoninck Laure, Dragusha Kastriot, Ferrara Alvina, Gobet Elliot, Hirt Laetitia, Lab hard Samuel, Michelin Inès, Robert Cyril, Savary Mathilde, Theubet Maxime, Özcan Timur, 14/10/17

    Sens et concept de notre projet


    « C’est l’histoire d’un homme qui possède un terrain dont il a l’entière disposition et auquel il n’y apporte aucun attachement. Il projette déjà où se situera sa maison et par conséquent le plancher sur lequel sera posé son canapé. Les seules contraintes imposées à son architecte sont le panorama visible depuis son canapé ainsi que les délimitations de son terrain pour y garder une certaine cohésion avec les jardins mitoyens.

    Trouvant son terrain banal, sans histoire et donc sans intérêt, il décide de le découper en huit sections de même largeur et d’y transposer les topographies de huit lieux qui lui tiennent à cœur. Des lieux tous différents mais liés à l’espace de son existence. Il choisit ces endroits pour diverses raisons, le jardin de sa mère dans lequel il fit ses premiers pas, la montagne lui rappelant les balades en familles du dimanche, l’église et l’allée qui la précède dans laquelle il se maria, la cours d’école où il déposa ses enfants pendant de nombreuses années, …. 

    Il s’assit dans son canapé et vit cette nouvelle topographie annulant celle du terrain d’origine. Son terrain est devenu un lieu imaginaire qui pour lui a du sens. »

    par Chiara Pezzetta

    Cette démarche, bien que métaphorique, est la nôtre. Ce faisant, nous avons créé des liens. Des liens entre chaque mesures, la réalité et le fictif, les conventions sociales, la nature et l’artificiel, et enfin la procédure architecturale. Tous sont liés à la notion de mesure, comme l’évoque cette phase de projet.

    L’architecte s’intéresse à l’homme, à son mode vie. Il s’intéresse au comportement sociétal, au construit et surtout à l’agencement de l’espace. Or notre section ne comporte aucune trace d’investissement humain. En partant de la prise de photos individuelles dans l’entièreté du plan, de mesures dans le secteur délimité par deux routes parallèles pour en arriver à la topographie fictive de notre tronçon attribué, cet espace vide de vie nous a amené à faire des choix, nous amenant chaque fois plus près de notre résultat final et nous éloignant parallèlement de la réalité tangible du site. Simultanément, définir une universalité avec des lignes équidistantes nous a conduits à créer et réfléchir communément, éloignant finalement toute part d’individualité, présente cependant dans nos premiers choix où l’originalité de chacun y est reflétée : chaque ligne de mesure est variable et a été choisie pour sa différence. « [...] prendre les mesures d’un lieu dans une perspective architecturale implique-t-il un rapport spécifique du mesureur et du mesuré? […] Si oui, comment articule-t-elle cette ambition avec le rapport toujours singulier que chacun d’entre nous entretient avec son environnement bâti ? »[1] Certaines traversent une route, d’autre un bâtiment, ou encore des dénivelées imprévues. Pourquoi avoir choisi de passer par ces tracés si différents ? C’est cela, justement, qui crée l’hétérogénéité de notre création commune. Chacun s’y retrouve, ayant été guidé par ses propres choix. Mais ces obstacles, si variables, prévus ou imprévus, sont un nouveau lien au projet architectural : garder un but et une perspective tout en s’adaptant aux aléas et aux contraintes de l’autre.

    Effectivement, une de celle-ci a été de se baser sur un sol existant déjà, à savoir la HOUSE 2. Nous avons créé à partir d’une base artificielle, déjà établie. Pourquoi ne pas commencer à partir de cette aire vierge qui nous est attribuée? La réponse est le simple fonctionnement de notre société : toute nouveauté est conçue sur une base existante, il n’y a pas d’invention, tout est innové. Tout mouvement, artistique ou social répond ou s’oppose au précédent. Nous nous sommes calqué sur ce principe : l’intention n’était pas de reporter la réalité telle qu’elle existait, c’est-à-dire sans aucune trace humaine apparente. Nous avons rejeté cette réalité, inintéressante de ce point de vue car jusque-là rejetée par la société. Nous avons donc fondé notre nouvelle réalité sur des fondements antérieurs. La HOUSE 2 et la vie créée par l’homme dans le reste du secteur sont nos points de départ et nous avons construit sur ses acquis, pour avoir ainsi une continuité dans cet avancement, une sorte de relève.

    " S'il semble assez évident que la mesure possède une fonction descriptive, il faudra donc aussi se demander si elle peut être un outil de création". [2]La mesure de nos lignes est ce qui relie le réel à l’illusion, la mesure est notre tangible. A contrario, les mesurer et les reporter telles qu’elles existent n’aurait eu aucun sens pour notre finalité, car l’impact de l’homme est absent dans ce secteur délaissé et sauvage. En considérant uniquement les terrains bâtis et habités, nous avons rendu celle-ci intéressante. Mais comment définit-on l’intéressant ? Il s’agit ici du vivant, de l’impact de l’homme sur un terrain. Mais pourquoi avoir renié tout édifice dans une topographie recomposée sur la base d’une manifestation humaine, dont le prétexte est que l’activité des individus est la chose à prendre en compte ? Nous avons joué sur un paradoxe. Le déni du bâti sert à retrouver une base dans la réalité à partir d’un terrain aménagé. Nous ne nous sommes pas intéressés à l’existant, mais à ses conséquences. Que cherche-t-on en construisant ? Que se passe-t-il après ? On continue, on aménage et on compose avec ce qui est édifié. Cette surface construite a donc servi en tant que terrain de jeu : nous avons interprété avec ce qui a été produit précédemment, l’intérêt étant l’impact du projet sur un domaine, le développement post-construction. « La mesure doit quitter le sol […] Cette réalité qui échappe à mes sens, la mesure me la rend connaissable.»[3] Notre section abandonnée est donc notre aire de projection des mesures empruntées à la réalité pour en dimensionner une autre, pour la marquer d’empreintes de l’activité de notre société.

    L’analogie avec le mouvement du Nouveau Roman a paru évidente. L’objectif de renouveau des codes imposés du romantique n’a pas comme démarche de tout rejeter, mais de se baser sur le précédent, afin de continuer ce qui a été construit : rompre avec la linéarité de ce qui existe déjà, pour refléter une réalité modifiée et de nouveaux éléments, pour inculquer une durabilité. C’est une expérimentation sur un nouveau terrain de jeu à l’aide du connu et du vécu, questionnant ainsi le rôle social. Les personnages n’apparaissent plus comme importants. Ce qui a été construit par l’homme et son rôle n’ont plus lieu d’être sur notre topographie fictive, mais elle repose justement sur ces éléments précédents ; ils y sont inclus à l’intérieur. « […] on prend les mesures d’un objet, on laisse l’objet derrière soi au profit de son image : la mesure, donc laisse derrière elle le particulier. »[4] Les lignes de mesure ne reflètent aucun objectif à elles seules. Il faut en faire quelque chose pour qu’elles se perpétuent. La linéarité et la présence des choses sont déconstruites pour reconstruire un renouveau de cette réalité.

    Tout est lié. Alors tout ça est aussi associé à l’aboutissement de notre projet par la construction de la HOUSE 3 à Bruxelles. : La seule indication que nous avons sur cette parcelle est sa grandeur, équivalente à notre plan délimité de la Galicienne. Prendre la HOUSE 2 comme point zéro est donc une façon de voir l’horizon et la perspective qui paraissent si lointains dans le temps et l’espace. Se baser sur le projet précédent, c’est engendrer une continuité. Construire et ériger un espace nouveau sur des bases données, sera le défi à relever à la fin de cette année. Sur notre topographie, une montagne est apparue à partir d’un relief relatif. Cette première phase prouve ainsi que tout est transformable, tout peut être innové et imaginé à partir de ce qui est donné, même ce qui paraît le plus établi.

    L’identité expressive de chacun, relativement mise en péril jusqu’à ce stade, va alors pouvoir s’affirmer dans cette dernière partie. Sur notre nouvelle base, le point de vue personnel de tous est représenté individuellement, sans aucune contrainte : la perspective est un moyen de se révéler par la représentation graphique et pluridimensionnelle, c’est continuer l’exploitation de notre nouvel espace.

    par Julie Theytaz

    [1] Codex, p.8

    [2] Codex, p.5

    [3] Codex, p.4

    [4] Codex, p. 6-7

  • MEASURES_W02-03

    Par Bauer Mélanie, Pezzetta Chiara, 07/10/17


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     1. Scan of the drawing (plan/elevation/unfolded plan) 



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     2. Final mould, before casting



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    3. Photos of the final plaster


                














    4. Video of our work, made by Chiara Pezzetta and Mélanie Bauer

  • MEASURES_W01

    Par Bauer Mélanie, Lab hard Samuel, Robert Cyril, Theubet Maxime, 26/09/17

    Conception of à topography measurement tool


    Image Sun Oct 22 2017 19:53:09 GMT+0200 (CEST)       Image Sun Oct 22 2017 19:53:09 GMT+0200 (CEST)