• Perceptions

    Par Sadek Yasmine, 23/11/18

    Pour cette nouvelle phase, PLANES, je me suis intéressée à la perception de l'espace. Comment la dimension et le positionnement d'un plan peuvent-ils influencer ce que nous ressentons dans un espace ?

    Comment avoir un sentiment de légèreté, d'ouverture, dans une certaine partie d'un espace, et puis d'enfermement dans une autre ?


    Mon but est de montrer les différents effets que la position des plans de tailles différentes peut avoir sur la personne qui interagit avec eux. Pour cela, j'ai choisi deux tailles différentes pour mes plans triangulaires. Chaque plan est composé de deux demi-plans en plâtre, qui s'emboîtent dans la protofigure à l'aide de bâtons verticaux.



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    Celui, ou celle, qui interagit, celui ou celle, qui est à la fois sujet et acteur, subit une expérience (qui pourrait être subjective) dans l'espace créé par ces plans. De plus, la forme triangulaire des plans aide à guider le regard.


    Nous penserions que marcher à côté du plan triangulaire le plus grand nous donnerait l'impression d'être plus enfermés, plus cloîtrés ou isolés (et nous ferait donc naturellement tourner le dos) par opposition à quand nous atteignons le plus petit plan, qui lui nous donnerait un sentiment d'ouverture. Cependant, cela n'est pas le cas.

     En effet, la densité des nœuds qui entourent la zone où le petit plan est positionné, nous procure la même sensation emboîtante que celle du premier plan.

    En revanche, le sentiment de légèreté et d'ouverture est ressenti dans les endroits où il y a moins de baguettes verticales, notamment vers la pointe du grand plan triangulaire, et la grande arete du petit plan triangulaire.


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  • | PLAN FLOTTANT |

    Par Agustoni Julie, 22/11/18


    Pour cette phase PLANES, j'ai voulu travailler au niveau de la surface de l'eau. Les deux plans que j'ai crée sont différent, mais complémentaire. Tout d'abord on arrive sur la premier au niveau des noeuds, puis on descend de 80 centimètres sur celle instable au niveau de l'eau. Sur celui-ci, s'offre une nouvelle perspective de la structure en bois et son mouvement suis celui de l'eau sur laquelle est repose. On cherche son équilibre et resent son poids tout en étant balancé par le clapotis des vagues.



    PLÂTRE : 

          PLANES_LC_agustonijulie_107  PLANES_LC_agustonijulie_108  PLANES_LC_agustonijulie_109

                           Plaque  "nœuds" 4mm /" flottante" 2mm                       Moule plaque "flottante                                 face inférieur:  trace des fils



    IN SITU:

     PLANES_LC_agustonijulie_110PLANES_LC_agustonijulie_111

                                                                                            Vue aérienne                                                               Vue depuis le niveau des nœuds

    PLANES_LC_agustonijulie_112PLANES_LC_agustonijulie_113

                                                                      Vue sous le niveau des nœuds                                                                                        Vue de dessous

    PLANES_LC_agustonijulie_114 PLANES_LC_agustonijulie_115

                                                                                            Détail attache                                                                                            Détail attache 



    DESSIN:

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                                                                                                                                                                                        Monge 1:33


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                                                                                                                                                                                  Perspective 1:33



    DÉTAIL :

    Afin d'ancrer le PLANE dans le terrain, j'ai, au travers de la phase GARDENS, développé les fondations, mes plaques ne touchant pas le sol, je n'ai pas voulu faire de lourde trace dans le terrain, mais plutôt marqué les fondations qui permettent au fils de venir s'ancrer dans le sol et qui nous montrer la tension dans ceux-ci.


    In SITU:

    Dans la Protofigure

     PLANES_LC_agustonijulie_116  PLANES_LC_agustonijulie_117

                                                                                      dessus les noeds                                                                                      sous les noeuds


    Dans le GARDENS

    PLANES_LC_agustonijulie_118  PLANES_LC_agustonijulie_119

                                                                                                    Intégré                                                                                                     Trace



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                                                                                                                                                                                 Axonométrie 1:3



  • L'espace par l'air

    Par Fabbro Dorian, 20/11/18

    1.    Partie I


    Éléments donnés

    Une protofigure 
    Un nœud (situé V15)


    Position du nœud V15’

    Celui-ci a été placé par-dessus l’eau, à 70cm au dessus de l'eau. 


    Définition des six vecteurs

    Durant Measures et Elements, les thèmes de l'eau et la terre avaient été traités.


    Ici, dans Planes, c'est l’air qui a été choisi comme direction de travail, représentant ainsi la suite des quatre éléments naturels.


    Il s’agissait de définir six vecteurs qui permettaient de créer 2 plans. Ces deux plans ont été dimensionnés selon la manière
    dont on donne la mesure des mats d’un voilier. La hauteur d’un mat est environ égale à la longueur de la coque,
    mais environ deux fois plus petite que celle-ci pour un bateau de plaisance et deux fois plus grande pour un bateau de course. 

    La longueur de la coque dans la protofigure est mesurée entre les noeuds V15 et V15' puis entre les noeuds V15 et V16'. 
    Le voilier de course a été choisi pour dimensionner ces plans afin qu'ils ne soient pas trop petits.
    Il en résulte deux surfaces ayant les dimensions de voiles maximales dans le rapport avec leurs propres coques. 
    Ainsi, les surfaces définissent l’étendue maximum qu’elles peuvent prendre selon la force du vent, dans un rapport corps - plan.
    Mais ce rapport n’est pas praticable: les surfaces sont bien trop obliques et trop petites. 




    2.    Partie II


    Il a ensuite fallu penser le redimensionnement, la modification de ses plans afin de rendre le lien corps - plan possible.



    Références



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                                                                                                                           Ambroise Vollard, Pablo Picasso, 1910



    Dans les années 1910, en physique, on ne fait plus la distinction entre matière et énergie: la matière peut devenir énergie et inversement. 
    Cette découverte eu une conséquence explosive dans le monde des arts, notamment dans la peinture, où le cubisme et ces théories
    sont totalement associées, mais aussi en architecture, où l’on admet qu’elle peut devenir énergie.

    On veut passer d’un espace stable et statique a un espace dynamique.
     




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                                                                                      Architecture Oblique, Claude Parent, Venice Biennale, 1970



    Claude Parent, dans les années 70, — période de nombreuses expérimentations en architecture — imagine une surface où l’on circulerait
    à l’oblique. Il admet, au contraire de l’horizontale et la verticale — étant des surfaces trop simples —, que nous sommes conscients
    du poids de notre corps lorsque celui-ci se situe dans le plan oblique, ceci étant du à la situation de contrainte à laquelle
    nous sommes constamment exposés. 




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                                                                                                                             Architecture de l’Air, Yves Klein, 1958



    Yves Klein imagine avec les trois éléments classiques que sont le feu, l’air et l’eau la ville classique de demain qui sera flexible,
    spirituelle et immatérielle. 


    “L’idée dans l’espace, de se servir de l’énergie pure, comme matériau pour construire pour les hommes
    ne semble plus être absurde dans cet ordre d’idée-là.“




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                                                                                                    Digestible Gulf Stream, Philippe Rahm, Venice Biennale, 2008



    Architecture sans enveloppe, sans paroi. L’intérêt est l’immatérialité et l’énergie sur une surface dans laquelle l’air et la température circulent. L’architecture et l’usage se limitent par des flux d’énergie. Les propriétés de l’espace changent de manière progressive et continue,
    ainsi les corps se positionnent dans l’espace uniquement en fonction de confort, température, humidité de l’air,…





    Air, subst. Masc. du latin aer 


    (CNRTL) - Fluide gazeux, invisible, inodore, pesant, compressible et élastique, qui entoure le globe terrestre et dont la masse forme l’atmosphère ; un des quatre éléments de la physique ancienne.


    I.        L’air est-il fait de vide ?                II.        L’air est-il fait de matière ?                III.        Si l’air est fait de matière, est-il composé de molécules ?                IV.        Si l’air est composé de molécules, comment agissent ces molécules ?                V.        L’air peut-il être compressé ?                 VI.        L’air peut-il être décompressé ?                VII.        L’air peut-il être compressé et décompressé autant de fois qu’on le souhaite ?                VIII.         Suite à des compressions et des décompressions, l’air garde-t-il le même volume ?                    IX.        L’air est-il composé d’organismes vivants ?                X.        Si l’air est composé d’organismes vivants, comment ceux-ci se déplacent-t-ils ?                    XI.        Si l’air est composé d’organismes vivants, comment ceux-ci se vivent-t-ils ?                XII.        Ces organismes vivants sont-ils soumis à des forces ?                XIII.        Ces organismes vivants sont-ils soumis à des tensions ?                XIV.        Comment s’expriment ces forces ?                 XV.        Comment s’expriment ces tensions ?                    XVI.        L’air est-il traversé par des ondes ?                    XVII.        Si l’air est traversé par des ondes, quels sont ces ondes ?                XVIII.        Ces ondes peuvent-elles elles-mêmes entrer en tension ?                XIX.        Si l’air est composé de tous ces éléments, est-il nécessaire à notre organisme ?                XX.         Peut-on vivre sans l’air ?                XXI.        Dans le cas contraire, l’air nous suffit-il pour vivre ?                XXII.        S’il est suffisant pour notre vivant, peut-il définir un espace ?        

            

            XXIII.        Cet espace est-il un plan ?       


                                                                       XXIV.        Cet espace est-il un volume ?     


                         XXV.          L’espace est-il plan ou volume ?        

                                                                            XXVI.        Les paramètres de l’air suffisent-ils pour définir un espace ?





    Le processus qui va suivre se base sur la modification de deux plans selon les paramètres que l’on trouve dans l’air. Ceux-ci ont été triés, et catégorisés sous quatre domaines :



    1. Mouvements des molécules


    1. Compression / décompression


    1. Forces / tensions


    1. M = E/c2 : la matière peut devenir énergie et inversement




    3.    Partie III




    TESTING  I



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    TESTING  II



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    TESTING  III



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    ENERGY AND MASS



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    FINAL




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    4.    Partie IV




    DESSIN POUR LE COFFRAGE



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    TESTING



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    COFFRAGE I



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                                                                                                       Détail du dispositif permettant d'obtenir deux fentes de 1mm dans le plâtre







    COFFRAGE II



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                                                                                                      Détail des contreforts posés avant les parois afin d'éviter les dépôts de colle







    COFFRAGE III



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                                                                                                                                                                                  Coffrage du deuxième plan incliné







    PIÈCES




    PLANES_LC_fabbrodorian_111        PLANES_LC_fabbrodorian_112







    DÉTAIL




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                                                                                                              Axonométrie frontale éclatée de l'encastrement de deux pièces, éch. 1/3







    FINAL




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  • Planes… une surface, un dessin, un avion ?

    Par Srivastava Alexandre, 19/11/18

    Chez ALICE, une nouvelle phase signifie une variété de choses ; un nouveau codex, deux nouveaux supports communs et finalement pour cette phase de PLANES, un nouveau site. 

    À travers une recherche lexicale du terme PLANES, nous nous rendons compte des nombreux sens du mot dans différentes langues, de ce qu’il représente dans différentes cultures mais également dans de nombreux domaines académiques ou professionnels. Pour la suite de mon travaille, je m’appuierai sur trois sens du terme qui peuvent être caractérisés par leur but de modéliser/représenter l’espace ou leur fonction.

    Une surface, dans le sens mathématique, est une généralisation d’un plan appartenant à une forme bidimensionnelle ou bien tridimensionnelle. Donc lorsqu’on parle de la surface d’une forme géométrique, on introduit la notion de limite dans l’espace. Ces limites sont celles qui nous permettent d’interpréter ce qui nous entoure mais également de le modéliser afin de mieux comprendre notre milieu. En architecture, on a besoin de cette notion de limite parce qu’elle nous permet de concevoir des structures avec des dimensions définies. Néanmoins grâce à ces structures de nature finie, on est capable de créer des espaces qui nous semble infinie, tel un couloir.



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    Roc Isern: Tunnel of light | Barcelone, Espagne, 2018 | Vue intérieure d’une série de portails créant un tunnel dont la fin semble à l’infini


    Le dessin est un outil important qui nous permet de représenter la réalité afin de mieux la comprendre. Néanmoins avec cela, on fait appel à nos sens perceptifs afin de réaliser ces œuvres. Par l’acte de dessiner, on est capable de réellement comprendre un objet ou bien notre environnement afin de voir les nombreux détails qui le compose.



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    Léonard de Vinci: L’Homme de Vitruve, 1490 | Dessin à la plume et au lavis | 34 × 26 cm | Gallerie dell'Accademia de Venise, Venise, Italie


    Un avion qui m’a toujours fasciné, non pour ses capacités destructrices mais pour sa forme, est le Northrop Grumman B-2 Spirit appartenant à l’armée Américaine. Cet avion est un bombardier furtif. Alors que dans les airs, son but est d’être discret, lorsqu’il est mis à terre, son rapport à son environnement change complètement. 



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    Bombardier stratégique furtif, Northrop B-2 Spirit | US Air Force, 1989 | Vue d'un observateur au sol


    Si nous étudions la forme géométrique vue du bas de cette machine, nous verrons d’une manière caricaturale que nous sommes face à un simple triangle horizontale noir. Néanmoins dans sa globalité et ses détails, on ressent sa présence qui domine son espace environnant. On comprend ainsi qu’une structure voire une machine est capable de créer un espace, tel l’abri crée par l’aile de l’avion. On peut ainsi se demander ce qui permet de créer cet espace. Serait-ce la simplicité géométrique de cet avion dans son intégralité, les nombreux détails qui le composent ou bien sa différence d’échelle entre celui-ci et le préposé aux aéronefs ?

    Donc, en quoi consiste notre travail ?

    Pour cette phase de PLANES, nous devrons utiliser les connaissances acquises afin de créer un ou plusieurs espaces sur un nouveau site qui est une maquette commune composée de nœuds en bois. Ces espaces doivent avoir un rapport avec nous-même, que ce soit par la taille, les proportions ou un autre élément. 

    À travers ce travail je tenterai de mieux comprendre comment un ou plusieurs plans peuvent permettre de créer un espace dans lequel on ressent une certaine atmosphère. Une atmosphère qui me renvoie à la première fois que j’étais allé au Laviau pour le début de la phase de « Mesures ». J’étais frappé par les différents espace qui composaient l’environnement ; la végétation, la plage et le lac. Ces trois milieux n’avaient pas de limite claire et définie, néanmoins ils formaient des espaces dans lesquels on pouvait ressentir une atmosphère différente. La canopée des arbres et l’horizon infini créé par la limite entre l’eau et le ciel me donnaient un rapport différent que j’avais avec le sable de plage. Bien que le sable qui compose la plage peut s’étendre pour de longue distance, on a une interaction beaucoup plus intime parce qu’on interagit directement avec le sol. 





  • Ouverture spatiale

    Par Dafflon Samuel, 19/11/18


    Lorsque nous nous trouvons entre ces deux plans en direction du lac Léman, une ouverture se crée vers les Alpes françaises. Une sensation de légèreté est crée par ces deux plans qui s'écartent de plus en plus  et qui viennent plonger dans l'eau tout en continuant leurs trajets jusqu'au fond du lac. Cette ouverture n'est pas uniquement présente sur l'axe qui lie le bord du lac de Saint-Sulpice vers le côté français, elle apparaît également sur les côtés avec ces plans qui diminuent de hauteur par rapport au sol lorsqu'on se dirige vers le bord du lac opposé.


    Ces deux plans devaient s'intégrer à une proto-figure commune dans laquelle deux noeuds m'ont été attribués. Afin de pouvoir mettre mon projet dans cette dernière, j'ai dû divisé chaque plan en deux parties, l'une passant en dessus de la ligne des noeuds et l'autre en dessous.

    Pour se faire, j'ai créé des moules reproduisant les baguettes de bois qui composaient la proto-figure que j'ai par la suite rempli avec du plâtre.                                         

    En sachant que mes planes ne sont pas perpendiculaires ou parallèles aux baguette horizontales, mes pièces de plâtre devaient avoir des encoches propres à son orientation.



                      PLANES_LC_dafflonsamuel_202

                                                                                                       détail intersection planes/proto-figure, 1:3


    A partir de ces pièces en plâtre, j'ai pu reproduire mes deux plans dans la proto-figure en les assemblant.



      PLANES_LC_dafflonsamuel_106      PLANES_LC_dafflonsamuel_101
                                                                    
                                                                          planes, bois, plâtre, 1:33           
                               

     

                    PLANES_LC_dafflonsamuel_102

                                                                                   planes bois, plâtre, insertion dans la proto-figure, 1:33



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                                                                                  planes, bois, plâtre, insertion dans la proto-figure, 1:33



               PLANES_LC_dafflonsamuel_201

                                                                                                          plan, coupes, élévation, perspectives, 1:33