Planes + Gardens_Synthèse

Par Eva Collier, 03/12/18

Gardens


Image Mon Dec 03 2018 00:05:25 GMT+0100 (CET)


Maquette topographique, traces de "planes"


Alors que nous avions déjà réalisé une carte commune et un système de coordonnées regroupant nos projets, nous avions jusqu’alors travaillé avec des méthodes et des conceptions très variées. La phase planes s’est présentée comme une occasion de travailler réellement ensemble, avec une cohérence constructive et un objectif commun.

Or, il n’existe aucune configuration permettant de placer simultanément les projets de chacun dans la protofigure commune, ce qui nous paru d’abord comme un embarras ; alors que nous travaillions ensemble pour un résultat commun, nos projets se chevauchaient et se superposaient inconfortablement dans la maquette, ce que nous interprétâmes comme un souci de cohésion.

Tout cela prend soudain du sens avec Gardens. En construisant une maquette topographique du site marquant l’ancrage au sol de chacun de nos projets individuels, on réalise qu’ils s’y plantent tous de manière lisible et complémentaire. On peut comprendre la place de chacun, les interférences des travaux entre eux, les multiples approches de construction face à un terrain commun. Un terrain qui, dans cette nouvelle maquette, prend le dessus.


La trace au sol de mon « planes » est une projection du vide intérieur des cadres sur le sol. Un rectangle creusé de 2mm, qui situe l’ancrage de l’espace recherché, marque sa verticalité par le choix d’une base.



Planes

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Emboîtement des fenêtres dans la protofigure


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Perspective


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Monge et axonométrie, 1:33


Après mes différentes tentatives d’aborder l’exercice, il est devenu plus clair qu’il ne vise pas à engendrer des concepts pratiques. Il entraine une visite de l’espace, dans un site précis, qui est compromise dans sa justesse et la légèreté si l’on cherche à lui donner un sens utilitaire. C’est pourquoi j’ai retenu l’essentiel de mon objectif initial : transporter le regard, l’orienter grâce à trois fenêtres inscrites dans la protofigure, dimensionnée en largeur par rapport aux proportions humaines et en hauteur selon les position et angles entre les strates avoisinantes. Les angles sont découpés en trois cadres qui abritent un vide, comme un puits dans l’espace.



Essai 


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Ancienne maquette


Reprenant en elle toutes les strates de la protofigure, la maquette se fond dans son décor laissant juste apparaître les trois cadres qui la caractérisent. Au travers de leur angle ils marquent une relation entre les hauteurs de ces strates.

Planté dans le lac, sur la pente remontant à la rive, l'observatoire serait exposé aux éclaboussures des vagues et au vent.

Il est un outil de perception, intermédiaire entre l'observateur et le site. Il parle d'un rapport des strates environnantes, entre elles et avec le visiteur. Il incite à prendre conscience des espaces voisins.

La largeur de l'observatoire est réfléchie selon celle du corps humain, juste assez large pour qu'un passant y soit confortable. Les hauteurs des éléments de la constructions sont choisies de manière à guider le regard au travers des strates du site. Les extrémités de la plateforme ressemblent à des flèches guidant vers son centre. Elles offrent une sensation de convergence des éléments alentours en ce point d'observation.


Point v8, angle de 44° et distance de 12m par rapport au phare

v8' reporté dans l'eau, délimitant une aire de 2.6m^2