Synthese

Par Alberto Rivas Gundin, Jérémie Guyot, 04/11/18

Draconien :

 

Il se promenait le long de la Venoge, tentant de trouver le meilleur endroit pour s’imprégner du lieu. Pour se faire, il devait se faufiler sur l’étroit sentier longeant le fleuve. C’était dans cette zone que les pontons de fortune côtoyaient les mauvaises herbes disséminées ici et là. La nature tentait de reprendre ses droits et c’est de cette manière que le caractère sauvage du site cohabitait en harmonie avec celui de l’action humaine.

 

On pouvait voir les bateaux amarrés le long des différents pontons. Le silence était roi, seuls quelques insectes tentaient vainement de briser ce silence en émettant quelques sons. Le cadre était idyllique, le ciel bleu était parfois parcouru de quelques nuages passagers. Le site était limitrophe à un milieu urbain, toutefois rien ne le laissait deviner. Ici le temps semblait ralenti, voire même arrêté. Cet espace vierge de toutes constructions sophistiquées poussait réellement à la réflexion.

 

Il s’arrêta net afin de contempler ce paysage qui se défilait devant lui. Il tomba alors sur un seuil faisant la liaison entre la terre et l’eau, le caractère brut de la construction lui a tout de suite plu. Il passa alors un moment à contempler cet assemblage afin d’en définir sa taille ainsi que sa physionomie.

 

Au-delà de ses dimensions, une idée lui traversa l’esprit. Un élément retenu toute son attention. En effet, il nota que l’ensemble face à lui était constitué d’une manière tout à fait particulière. L’espace autour du seuil se caractérisait par un certain manque d’organisation contrairement à cet ensemble qui se démarquait par un agencement strict et sérieux. De par sa singularité cet ensemble se démarquait de l’environnement dans lequel il s’inscrivait.

 

Les poteaux et l’environnement semblaient soutenir cet élément de telle manière que le protagoniste se sentait à l’orée d’un autre monde, en l’occurrence ici celui de l’eau. Les planches du ponton semblaient être le passage vers cet autre monde. La droiture des traits composant l’ensemble laissait deviner une certaine articulation entre ce passage et le reste. C’est à partir de là qu’une classification a pu s’établir, l’ensemble était composé de figures géométriques planes qui cohabitaient avec des figures en trois dimensions. C’est notamment cette organisation qui mettait en évidence cette notion d’élément.



Image Sun Nov 04 2018 22:58:17 GMT+0100 (CET)






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