CONSTRUIRE

Par CHALARON Anouk, 19/11/18

MAQUETTE:

SAME BUT DIFFERENT

Image Sun Dec 02 2018 13:08:05 GMT+0100 (CET)Image Sun Dec 02 2018 13:08:05 GMT+0100 (CET)



INTERLUDE 


Derrière le pont étroit, seul liant des rives jumelles,

Tombe un vieil escalier sur les racines fuyantes

D’arbres se hissant péniblement comme sur une tonnelle.

Il fait froid et sombre sous cette voûte écrasante.


Longeant la berge calme des eaux vagabondes,

Ayant pour unique chemin cette percée,

Entre la rivière et sa lisière qui se répondent,

Soudain je veux tout inverser.


Je vois la ravine se vider de son fluide

S’élevant en un mur cette fois perceptible

Le long du sentier dès lors moins visible.

Ce n’est plus l’horizon mais ce plan qui me guide.


Je vois les bois faiblir et se confondre au sol.

Il ne reste d’eux qu’un semblant d’échiquier,

Confus et irrégulier, que des yeux à peine on survole.

Il ne reste d’eux que le plan aérien de leur densité.





Comment l'Homme perçoit-il l'espace sur le site? Telle est la première question que je me suis posée pour cette nouvelle phase qu'est PLANES. 

J'ai perçu le fait que l'Homme, dans ce contexte, subit deux contraintes menant au même résultat : Il ne peut que changer de sens sur le chemin lors de son déplacement. S'il souhaite tout de fois changer d'orientation, il devra subir un "changement d'état". Aussi, j'entends par ces termes une modification de la relation qu'il entretient avec l'espace.

La Venoge forme certes un plan horizontal mais elle crée une frontière au niveau de la rive qui empêche toutes personnes de faire route en direction de la rive voisine sans plonger dans l'eau où prendre le bateau. On a ici une première contrainte qui incite donc le promeneur à longer la berge. 

Ensuite, les arbres, étant donné leur hauteur, forment comme une multitude de plans verticaux. Celui qui souhaite traverser la forêt devra subir les branches, les racines, les ronces et autres végétaux rédhibitoires à une marche sans encombres. C'est là qu'on comprend la seconde contrainte qui encourage donc le passant s'astreindre au sentier tracé.

Afin d'exagérer le phénomène, j'ai donc effectué une "inversion" des plans, ce qui permet de mettre en évidence la singularité de chacun des éléments étudiés (la rivière et la forêt) et d'appréhender de façon plus flagrante leur impact sur l'Homme et sa façon d'être (être au sens de vivre, d'expérimenter physiquement) sur le site.



COUPE

AXONOMETRIE

PERSPECTIVE



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