• RECOUVREMENT_Dialogue avec la protostructure

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 18/12/19

    Comme préalable au projet, nous ne souhaitions pas nous inscrire dans une cellule de la protostructure, délimitée et finie. Par ailleurs, la volonté de prolonger la plaque de plâtre identifiée dans la topographie définissait un plan non orthogonal avec le repère de la protostructure. Cela nous a mené à mettre en place des lignes de forces répondant à un repère autre que celui amené par la protostructure (ni rapport de parallélisme, ni rapport d'orthogonalité).

    Ces "lignes de force" se matérialisent par des éléments structurels liant notre plan à son environnement (sol et protostructure). Elles reprennent les charges amenées par notre projet et les transmettent à la protostructure, qui a donc un rôle structurel primordial. La protostructure est un repère, une grille qui pourrait théoriquement être infinie. Nous avons donc entrepris de la prolonger, en construisant une cellule supplémentaire amenant à un "épaississement" local de la protostructure. Ce prolongement a été discuté et décidé en collaboration avec un autre groupe, afin d'évaluer les possibilités et contraintes amenées par cette extension pour nos projets respectifs. 


    Image Wed Dec 18 2019 21:11:29 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)


    Nous avons également été amenés à percer les 2 plans parallèles constituant le recouvrement sol-plafond de notre projet. Ce percement permet aux éléments verticaux de la protostructure de passer. Ici, la protostructure ne porte pas, mais elle participe toutefois à la stabilité d'ensemble du projet en limitant les translations dans les plan Ox et Oy. 

    Nous avons enfin pensé ce projet à l'échelle humaine, afin que 2 personnes soient invitées à venir s'installer, s'asseoir confortablement, dans la courbe formée par le recouvrement des plans.




  • RECOUVREMENT_Prolongement et ancrages

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 18/12/19

    Image Wed Dec 18 2019 21:52:23 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)


    La phase SCAFFOLDING est un prolongement de la phase PLANES. De cette précédente phase, nous avons gardé deux notions.

    Tout d’abord, nous souhaitions poursuivre nos réflexions quant à la représentation d’une courbe composée d’éléments rectilignes (une notion par ailleurs extraite et augmentée à partir de la phase MEASURES). Ensuite, nous voulions travailler davantage sur la notion de "plan zéro" (datum - niveau de référence) qui se rapprochait dans la phase précédente de notre horizon.

    Pour SCAFFOLDING, nous nous sommes positionnés sur une portion de la topographie fictionnelle composée d’un plan en plâtre (incliné) qui allait devenir notre nouveau plan de référence. Comment interpréter cette donnée initiale ? Comment habiter ce sol de référence ? L'importante définition (géométrique et spatiale) de ce plan nous a encouragés à le prolonger (recherche d'un alignement précis permettant le maintien d'un même niveau en partie supérieure du plan). Ce plan étendu viendrait ensuite se courber pour finalement se recouvrir lui-même. Deux conditions parallèles, reliées par un plan en arc de cercle, définiraient alors notre projet.


    Image Mon Dec 23 2019 23:10:06 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)


    Nous avons mené une réflexion concernant les points d'ancrage de ce projet. Nous les avons pensés de façon à pouvoir les réaliser sur une maquette à l'échelle 1:10, tout en s'assurant qu'ils pouvaient avoir une réalité à l'échelle 1:1. C'est par un "pincement" de la dalle existante de la topographie que le projet est une première fois ancré. Les "pinces" fournissent un appui à notre plan. Grâce à une poutre fixée les reliant, nous assurons que le plan construit est bien affleurant avec la surface du plâtre préexistant. La conception de ces appuis empêchent également le basculement de notre structure en avant. Si le plan venait à se soulever (poids important sur la partie habitable par exemple), ces pinces limiteraient l'effet de levier  et préviendraient l'arrachement du dispositif.

     

    Image Wed Dec 18 2019 18:55:47 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)



  • RECOUVREMENT_Courbe structurelle

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 12/12/19

    Afin de prolonger nos expérimentations autour des formes-courbes initiées dans PLANES, nous avons conservé le même principe, soit le tracé dans l'espace d'une courbe composée d’éléments rectilignes. Nous avons donc fabriqué une suite de maquettes-tests afin d'affiner l'optimisation de la courbe.

    La forme générale du projet fixée, nous avons pensé l'élaboration d'un plan courbe (offrant le recouvrement que nous recherchons) présentant ces caractéristiques :

    - régularité (plans parallèles et courbe inscrit dans un demi-cercle),

    - solidité (capacités structurelles permettant de supporter le poids du porte-à-faux généré par le planretourné) 


    Image Mon Dec 23 2019 23:03:14 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)



    Image Mon Dec 23 2019 23:03:14 GMT+0100 (Europe de l’Ouest)



  • NUAGE TOPOGRAPHIQUE_Le Plan Zéro, La Ville et La Forêt

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19

    Suite aux discussions ayant pris place pendant les Reviews de la phase PLANES, nous nous sommes rendus compte que l'indétermination entourant notre maquette permettait une réouverture de ses potentiels. En particulier, les sauts d'échelle rendus possibles par la maquette étaient plus nombreux que ce que nous avions posés lors de sa conception. Des transpositions d'échelles, des sens nouveaux pour le projet et des interprétations allant de la forêt inquiétante à la ville lumineuse ont émergé. 

    Grâce au travail photographique et aux essais de montage menés, nous avons poursuivi le travail entourant la spatialité de notre maquette. En particulier, nous cherchions à rendre compte des différentes sensations qu'un curieux expérimentant notre structure pourrait ressentir. Cette recherche spatiale, en relation avec le corps, nous a amené à explorer les concepts suivants :

    - Le Plan Zéro. La plaque blanche de plâtre Edelweiss positionnait, une fois posée sur la structure, l'horizon. Fine et de plan carré, régulière, tramée, elle reste inchangée, quelque soit notre position autour du dispositif. 

    - La Ville Lumineuse. Les poteaux situés au-dessus du Plan Zéro bénéficient d'un halo issu de la réverbération du blanc "immaculé" propre au plâtre. Si l'on se place face à une élévation de la structure, les yeux courant au-dessus du plan zéro, les poteaux-buildings définissent en négatif des rues parallèles. Lorsque nous tournons autour, lorsque nous prenons de la hauteur, la Skyline se dévoile: les parallèles disparaissent, l'orthogonalité se dérobe, laissant place à la courbure formée des sommets construits. 

    - La Forêt. Sous le Plan Zéro, un lieu autre se déploie dans l'ombre. Les poteaux, comme des arbres géants, forment une forêt dense inscrite dans la pente. Une topographie vallonnée, une atmosphère brumeuse. Engageant une vue en plongée et tournant autour de la maquette, les arbres semblent se superposer. La "forêt" se densifie, bloque notre regard, devient impénétrable. 

    Ces changements d'échelle ouvrent de nouvelles narrations. Le projet prend d'autres sens. Sa lecture première (un outil de révélation topographique) est délaissée au profit de nouvelles lectures et enjeux. Pourtant constitués de mêmes éléments constructifs, deux espaces aux qualités distinctes s'opposent alors : la ville et la forêt, l'ombre et la lumière.

    Le Plan zéro devient plan d'articulation de réalités en opposition.




  • NUAGE TOPOGRAPHIQUE_Post-Review

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19

    Les retours reçus lors de la Review de PLANES ont abordé plusieurs dimensions de notre travail.

    Le manque principal de notre projet a résidé dans notre incapacité à construire une section satisfaisante de la structure à l’échelle 1:1. Souhaitant mettre en oeuvre un fragment du dispositif conçu, nous avions réalisé 16 poteaux, les poutres-verrous associées, ainsi que la plaque en plâtre Edelweiss finalement abandonnée au profit d’une plaque en contre-plaqué. Lorsque nous sommes allés disposer ce fragment représentatif de la structure sur le site du Rolex, les poteaux ne maintenaient pas leur orthogonalité au contact du sol. Quant à la plaque de contre-plaqué, elle n’était par tout à fait droite. Le dispositif 1:1 ne répondant pas aux principes que nous avions développés dans le projet, nous l'avons jugé insatisfaisant et l'avons retiré du site.

    Ce manque de stabilité est un enseignement pour nous. Il pointe les imprécisions de mesures lors du relevé effectué pour le terrain et lors de la découpe du bois. Plus encore, il nous informe de l'importance d'une réflexion portant sur la taille limite d'un fragment. En effet, la stabilité de la structure a été pensée, et expérimentée en maquette, sur la base de 64 poteaux. La réduction du fragment à 16 poteaux a impacté la stabilité du fragment.

    Cette absence de construction au 1:1 n'a, lors de la Review, pas permis d'offrir aux visiteurs différents points de vues sur la structure in situ. Nous avons dès lors accordé une attention particulière à la prise de photographies de la maquette, sous différents angles. Son échelle, au 1:3, permettait un degré de détails élevé et soutenait les explorations d'échelles. 

    Le second thème de discussion soulevé pendant la Review était le manque de précision concernant les visées du dispositif conçu. Était-ce un outil ? Un plan ? Avait-t-il une fonction? Il nous était difficile de répondre à ces questions. L'objectif central du projet était de concevoir un dispositif de révélation d'un contexte s'appuyant sur les notions de Planes. Il permettait de mettre en lumière une courbure fine présentée par le sol, difficilement observable à l'oeil nu, et pourtant bien présente (et important la stabilité des projets). Amplifiée par un coefficient, cette révélation topographique faisait aussi écho à la courbure présentée par le Rolex.

    Une fois ce statut clarifié, il devenait possible de le dépasser. Des transpositions de la structure conçue à d'autres échelles nous ont été proposées. Nous avons ainsi poursuivi notre recherche autour de la question du point de vue et du rapport au corps. La poursuite de ces exploration a permis d'enrichir notre compréhension du projet et d'envisager de nouvelles interprétations, de nouveaux espaces.