A JUNCTURE_post-review / apport de l'animation dans l'architecture

Par Gabrielyan Eva, Kibora Silan Hoël, 31/05/20

Après avoir passé ces deux dernières phases à travailler sur l'expérience que la house pourrait nous offrir si nous la construisions, nous pouvons nous poser la question suivante:

Qu'apportent les différents modes de représentation que nous avons utilisés, à l'architecture, au delà de notre projet lui-même, et qu'elles en sont les limites?

Un apport évident des différentes manières de représenter tels que le collage photo, l'animation de dessins ou toute autre forme d'animation est la capacité à immerger le spectateur dans un monde difficile à représenter uniquement par les écrits. Ils mettent en relation le projet et son décor, que se soit avec des éléments visuels ou auditifs. L’animation permet de comprendre comment des espace s’enchainent ou comment fonctionnent les transition entre ces derniers. Les collages eux permettent de se focaliser sur un moment ou des relations particulières et deviennent ainsi un excellent moyen de soutenir une défense sans se perdre dans la complexité du projet.

Bien évidement les méthodes que nous avons utilisé ont leurs limites. Pour commencer, elles ne font appel qu’à la vue et l’audition et même si le goût n’est peut-être pas central à la compréhension de l’expérience vécue dans un projet, le touché et l’odorat y participeraient bien plus. Avec l’animation, illusion de mouvement, dans le niveau de précision que nous avons pu atteindre, le déplacement de la tête à la montée de marches, ou les angles de perspective, sont des détails qu’il n’est pas aisé d’apporter. De plus, indépendamment de la fluidité et du réalisme de l'animation qui pourrait être poussée jusqu'à la réalité virtuelle, la barrière de l'écran se fera toujours ressentir. Il y aura alors toujours une frontière déjà existante qu'est celle entre la technologie et la réalité.