À LIVRE OUVERT_Post-Review

Par Ciak Laura, Nguyen Dang-Vuong David, Robbins Jean-Luc, Zheltyanik Natalya, 08/12/19

Les commentaires reçus durant la Review de la phase PLANES nous ont permis d'identifier plusieurs points d’amélioration.

Tout d’abord, une discussion sur les risques de l'analogie en architecture a pris place. Les analogies, lorsqu'elles sont seulement formelles, peuvent être dangereuses car elles tendent à piéger le concepteur dans une représentation figurative de l’objet étudié. En particulier, nous avons manqué de clarté et de précision dans la mobilisation des références au livre en architecture. Nous n'avons pas suffisamment indiqué en quoi nous nous se distancions de ces précédents. Par ailleurs, conformément à nos intérêts et au travail que nous avions mené lors des dernières semaines, nous aurions dû axer notre présentation orale non sur la forme du livre, mais sur la notion de reliure que nous avions explorée.

Notre titre portait quant à lui à confusion. “À Livre Ouvert” est une expression qui fait allusion au livre et qui suppose que "rien du projet n'est caché ; tout est transparent et directement accessible". Or, nous avions eu recours à des jonctions mécaniques situées en sous-face des éléments en bois, les rendant peu accessibles et non visibles. L'existence de ces jonctions "cachées" entre en conflit avec le titre choisi. 

Le rapport au corps est un élément important de cette phase PLANES. Si nous avons pensé le travail au 1:1 (dimensions des éléments, stabilité d'ensemble, etc.), nous devons approfondir la relation au corps de notre structure et la façon dont nous interagissons avec elle… quelles sont les activations du corps que nous envisageons ? Si l'on ne peut ni marcher dessus, ni rentrer dedans, quel dialogue soutient-elle ?

Enfin, une autre piste soulignée par les membres du jury concernait le fait que la notion du livre en tant qu’objet conceptuel n’avait pas été abordée. Quelle est la fonction première du livre et en quoi ses caractéristiques permettent-elles de soutenir cette fonction ? À titre d'exemple, l’un des objectifs dans la conception d’un livre est de faire tenir ensemble une surface la plus étendue possible (pages) dans un objet compact. Un objectif de forte rentabilité entre un contenu (nombre de pages) et un contenant (couverture) est ainsi recherché, tout en maintenant une très bonne lisibilité et la possibilité d'une manipulation aisée entre deux mains. En architecture, cela peut être assimilé à l’optimisation de surface habitable par rapport à un espace donné tout en maintenant un niveau de vie et une qualité de l'espace généré.

Le livre est aussi un dispositif dont l'extérieur permet de renseigner sur l'intérieur et le contenu : quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’architecture ? Façades et intériorité se répondent-elles toujours ? La réutilisation d'édifices pensés pour d'autres usages nous indique que cette correspondance n'est pas systématique en architecture.