FLYING FLOOR_Text Concept

Par Tajana Marvin, 05/04/20

Le projet, construit sur le site "Mangrove", traite du thème du détachement de la "Collision Fictive" entre terre et ciel (voir _Still Water and Trees Place). D'ici le titre "Flying Floor". 

Le projet investit un espace d’entre-deux entre le Rhône et le sol de la Mangrove et développe une plateforme comme trait d’union entre ces deux conditions. Le site possède une dimension mystique du fait de la brume omniprésente et des légendes attachées au lieu. Le projet cherche a traduire ce mysticisme en termes architecturaux. La suspension entre terre et eau de la plateforme est choisie comme thème de la Room. L’impression de suspension est rendue possible par plusieurs choix : porte-a-faux au niveau du muret du brise-lame, recule des elements porteurs du plancher, suspension de la plateforme à des éléments verticaux inscrits dans une grille de la protostructure.


L’intériorité de la "Room" est dictée par le haut et le bas.

En travaillant sur la division de l’autour (voir _Dualité du Paysage), je retiens important de proposer un projet qui montre deux dynamiques bien différentes. En bas, le plancher, dont les limites marquées sont dictées par des éléments du site tels que le muret, l’arbre, et le sol lui-même, sert de passerelle entre terre et eau et cache chaque élément porteur. En haut, la grille se présente plutôt comme une ossature d’éléments structuraux lisibles et reprend indirectement la forme (translation) du plancher. Les limites de cette dernière sont peu marquées, instaurant ainsi un dialogue d’ambiguïté et d’opposition entre les deux composantes. Ce qui est caché en bas est donc montré en haut et chaque élément porteur est utilisé comme un élément esthétique du projet.

Entre les quatre mètres qui constituent l’écart du "Sandwich" de la "Room", l’espace est dominé par des éléments verticaux qui donnent de l’élan à cet écart. La recherche du haut, comme celle de la suspension, est une composante clé de la "Room".

La recherche de la suspension est réalisée en essayant de cacher ou de montrer les éléments porteurs en fonction de leur relation avec le plancher (voir _Structure portante) et en proposant donc un lien ambigu entre le plancher et la protostructure.

Il m’est paru évident que le projet devait créer une ambiguïté entre l’intérieur et l’extérieur. L’idée était de rendre le visiteur conscient d’être à l’intérieur d’un endroit artificiel lui permettant de profiter pleinement de la nature environnante. Le fait que le sol soit surélevé véhicule un sentiment de détachement (par rapport à l’endroit) et donc de confiance, caractéristiques émotionnelles clé de l’intériorité.