NUAGE TOPOGRAPHIQUE_Le Plan Zéro, La Ville et La Forêt

Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19

Suite aux discussions ayant pris place pendant les Reviews de la phase PLANES, nous nous sommes rendus compte que l'indétermination entourant notre maquette permettait une réouverture de ses potentiels. En particulier, les sauts d'échelle rendus possibles par la maquette étaient plus nombreux que ce que nous avions posés lors de sa conception. Des transpositions d'échelles, des sens nouveaux pour le projet et des interprétations allant de la forêt inquiétante à la ville lumineuse ont émergé. 

Grâce au travail photographique et aux essais de montage menés, nous avons poursuivi le travail entourant la spatialité de notre maquette. En particulier, nous cherchions à rendre compte des différentes sensations qu'un curieux expérimentant notre structure pourrait ressentir. Cette recherche spatiale, en relation avec le corps, nous a amené à explorer les concepts suivants :

- Le Plan Zéro. La plaque blanche de plâtre Edelweiss positionnait, une fois posée sur la structure, l'horizon. Fine et de plan carré, régulière, tramée, elle reste inchangée, quelque soit notre position autour du dispositif. 

- La Ville Lumineuse. Les poteaux situés au-dessus du Plan Zéro bénéficient d'un halo issu de la réverbération du blanc "immaculé" propre au plâtre. Si l'on se place face à une élévation de la structure, les yeux courant au-dessus du plan zéro, les poteaux-buildings définissent en négatif des rues parallèles. Lorsque nous tournons autour, lorsque nous prenons de la hauteur, la Skyline se dévoile: les parallèles disparaissent, l'orthogonalité se dérobe, laissant place à la courbure formée des sommets construits. 

- La Forêt. Sous le Plan Zéro, un lieu autre se déploie dans l'ombre. Les poteaux, comme des arbres géants, forment une forêt dense inscrite dans la pente. Une topographie vallonnée, une atmosphère brumeuse. Engageant une vue en plongée et tournant autour de la maquette, les arbres semblent se superposer. La "forêt" se densifie, bloque notre regard, devient impénétrable. 

Ces changements d'échelle ouvrent de nouvelles narrations. Le projet prend d'autres sens. Sa lecture première (un outil de révélation topographique) est délaissée au profit de nouvelles lectures et enjeux. Pourtant constitués de mêmes éléments constructifs, deux espaces aux qualités distinctes s'opposent alors : la ville et la forêt, l'ombre et la lumière.

Le Plan zéro devient plan d'articulation de réalités en opposition.