• TRANSPARENCE_Post-Review

    Par Tajana Marvin, 11/12/19

    “Les erreurs sont la meilleure forme d’enseignement”. Les réflexions ayant suivi les reviews de la phase PLANES nous ont permis d'approcher ce qui, dans notre projet, relevaient certainement moins d'erreurs globales que d'incohérences subtiles, d'insuffisances localisées. Ces limites de notre travail ont donné lieu à une discussion constructive.

    Dans notre projet la notion de profondeur était importante, ainsi que celle de -fausse- symétrie. Ces deux notions ont été traduites constructivement par un travail sur les joints (aussi bien mécaniques que secs). 

    L’utilisation de cordes, situées en partie haute de la structure (servant de tirants) a certainement été la partie la plus controversée de la structure. Son utilisation découlait du désir de prolongation du travail de maquette réalisé à la phase measures. Son utilisation visait aussi à conforter la stabilisation de la structure de base. Or cette stabilisation était déjà assurée par les jonctions pensées entre le platelage (horizontale) et les éléments obliques. Les cordes s'inscrivaient ainsi en redondance, assurant seulement un soulagement de la structure.




  • NUAGE TOPOGRAPHIQUE_Le Plan Zéro, La Ville et La Forêt

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19

    Suite aux discussions ayant pris place pendant les Reviews de la phase PLANES, nous nous sommes rendus compte que l'indétermination entourant notre maquette permettait une réouverture de ses potentiels. En particulier, les sauts d'échelle rendus possibles par la maquette étaient plus nombreux que ce que nous avions posés lors de sa conception. Des transpositions d'échelles, des sens nouveaux pour le projet et des interprétations allant de la forêt inquiétante à la ville lumineuse ont émergé. 

    Grâce au travail photographique et aux essais de montage menés, nous avons poursuivi le travail entourant la spatialité de notre maquette. En particulier, nous cherchions à rendre compte des différentes sensations qu'un curieux expérimentant notre structure pourrait ressentir. Cette recherche spatiale, en relation avec le corps, nous a amené à explorer les concepts suivants :

    - Le Plan Zéro. La plaque blanche de plâtre Edelweiss positionnait, une fois posée sur la structure, l'horizon. Fine et de plan carré, régulière, tramée, elle reste inchangée, quelque soit notre position autour du dispositif. 

    - La Ville Lumineuse. Les poteaux situés au-dessus du Plan Zéro bénéficient d'un halo issu de la réverbération du blanc "immaculé" propre au plâtre. Si l'on se place face à une élévation de la structure, les yeux courant au-dessus du plan zéro, les poteaux-buildings définissent en négatif des rues parallèles. Lorsque nous tournons autour, lorsque nous prenons de la hauteur, la Skyline se dévoile: les parallèles disparaissent, l'orthogonalité se dérobe, laissant place à la courbure formée des sommets construits. 

    - La Forêt. Sous le Plan Zéro, un lieu autre se déploie dans l'ombre. Les poteaux, comme des arbres géants, forment une forêt dense inscrite dans la pente. Une topographie vallonnée, une atmosphère brumeuse. Engageant une vue en plongée et tournant autour de la maquette, les arbres semblent se superposer. La "forêt" se densifie, bloque notre regard, devient impénétrable. 

    Ces changements d'échelle ouvrent de nouvelles narrations. Le projet prend d'autres sens. Sa lecture première (un outil de révélation topographique) est délaissée au profit de nouvelles lectures et enjeux. Pourtant constitués de mêmes éléments constructifs, deux espaces aux qualités distinctes s'opposent alors : la ville et la forêt, l'ombre et la lumière.

    Le Plan zéro devient plan d'articulation de réalités en opposition.




  • NUAGE TOPOGRAPHIQUE_Post-Review

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19

    Les retours reçus lors de la Review de PLANES ont abordé plusieurs dimensions de notre travail.

    Le manque principal de notre projet a résidé dans notre incapacité à construire une section satisfaisante de la structure à l’échelle 1:1. Souhaitant mettre en oeuvre un fragment du dispositif conçu, nous avions réalisé 16 poteaux, les poutres-verrous associées, ainsi que la plaque en plâtre Edelweiss finalement abandonnée au profit d’une plaque en contre-plaqué. Lorsque nous sommes allés disposer ce fragment représentatif de la structure sur le site du Rolex, les poteaux ne maintenaient pas leur orthogonalité au contact du sol. Quant à la plaque de contre-plaqué, elle n’était par tout à fait droite. Le dispositif 1:1 ne répondant pas aux principes que nous avions développés dans le projet, nous l'avons jugé insatisfaisant et l'avons retiré du site.

    Ce manque de stabilité est un enseignement pour nous. Il pointe les imprécisions de mesures lors du relevé effectué pour le terrain et lors de la découpe du bois. Plus encore, il nous informe de l'importance d'une réflexion portant sur la taille limite d'un fragment. En effet, la stabilité de la structure a été pensée, et expérimentée en maquette, sur la base de 64 poteaux. La réduction du fragment à 16 poteaux a impacté la stabilité du fragment.

    Cette absence de construction au 1:1 n'a, lors de la Review, pas permis d'offrir aux visiteurs différents points de vues sur la structure in situ. Nous avons dès lors accordé une attention particulière à la prise de photographies de la maquette, sous différents angles. Son échelle, au 1:3, permettait un degré de détails élevé et soutenait les explorations d'échelles. 

    Le second thème de discussion soulevé pendant la Review était le manque de précision concernant les visées du dispositif conçu. Était-ce un outil ? Un plan ? Avait-t-il une fonction? Il nous était difficile de répondre à ces questions. L'objectif central du projet était de concevoir un dispositif de révélation d'un contexte s'appuyant sur les notions de Planes. Il permettait de mettre en lumière une courbure fine présentée par le sol, difficilement observable à l'oeil nu, et pourtant bien présente (et important la stabilité des projets). Amplifiée par un coefficient, cette révélation topographique faisait aussi écho à la courbure présentée par le Rolex.

    Une fois ce statut clarifié, il devenait possible de le dépasser. Des transpositions de la structure conçue à d'autres échelles nous ont été proposées. Nous avons ainsi poursuivi notre recherche autour de la question du point de vue et du rapport au corps. La poursuite de ces exploration a permis d'enrichir notre compréhension du projet et d'envisager de nouvelles interprétations, de nouveaux espaces.




  • À LIVRE OUVERT_Post-Review

    Par Ciak Laura, Nguyen Dang-Vuong David, Robbins Jean-Luc, Zheltyanik Natalya, 08/12/19

    Les commentaires reçus durant la Review de la phase PLANES nous ont permis d'identifier plusieurs points d’amélioration.

    Tout d’abord, une discussion sur les risques de l'analogie en architecture a pris place. Les analogies, lorsqu'elles sont seulement formelles, peuvent être dangereuses car elles tendent à piéger le concepteur dans une représentation figurative de l’objet étudié. En particulier, nous avons manqué de clarté et de précision dans la mobilisation des références au livre en architecture. Nous n'avons pas suffisamment indiqué en quoi nous nous se distancions de ces précédents. Par ailleurs, conformément à nos intérêts et au travail que nous avions mené lors des dernières semaines, nous aurions dû axer notre présentation orale non sur la forme du livre, mais sur la notion de reliure que nous avions explorée.

    Notre titre portait quant à lui à confusion. “À Livre Ouvert” est une expression qui fait allusion au livre et qui suppose que "rien du projet n'est caché ; tout est transparent et directement accessible". Or, nous avions eu recours à des jonctions mécaniques situées en sous-face des éléments en bois, les rendant peu accessibles et non visibles. L'existence de ces jonctions "cachées" entre en conflit avec le titre choisi. 

    Le rapport au corps est un élément important de cette phase PLANES. Si nous avons pensé le travail au 1:1 (dimensions des éléments, stabilité d'ensemble, etc.), nous devons approfondir la relation au corps de notre structure et la façon dont nous interagissons avec elle… quelles sont les activations du corps que nous envisageons ? Si l'on ne peut ni marcher dessus, ni rentrer dedans, quel dialogue soutient-elle ?

    Enfin, une autre piste soulignée par les membres du jury concernait le fait que la notion du livre en tant qu’objet conceptuel n’avait pas été abordée. Quelle est la fonction première du livre et en quoi ses caractéristiques permettent-elles de soutenir cette fonction ? À titre d'exemple, l’un des objectifs dans la conception d’un livre est de faire tenir ensemble une surface la plus étendue possible (pages) dans un objet compact. Un objectif de forte rentabilité entre un contenu (nombre de pages) et un contenant (couverture) est ainsi recherché, tout en maintenant une très bonne lisibilité et la possibilité d'une manipulation aisée entre deux mains. En architecture, cela peut être assimilé à l’optimisation de surface habitable par rapport à un espace donné tout en maintenant un niveau de vie et une qualité de l'espace généré.

    Le livre est aussi un dispositif dont l'extérieur permet de renseigner sur l'intérieur et le contenu : quelles leçons pouvons-nous en tirer pour l’architecture ? Façades et intériorité se répondent-elles toujours ? La réutilisation d'édifices pensés pour d'autres usages nous indique que cette correspondance n'est pas systématique en architecture.




  • NUAGE TOPOGRAPIQUE_Points de vue

    Par Kundert Océane, Laurent Jean-Baptiste, Lesbros Morgane, 08/12/19



    Image Sun Dec 08 2019 22:03:15 GMT+0100 (Central European Standard Time)


    Lorsque de la conception de notre projet, nous nous sommes aperçus que l'appréhension que nous avions de la courbure du sol révélée par le dispositif était très différente selon l'angle depuis lequel on la regardait. Lorsque l'on regarde la maquette depuis l'un des angles formé par le plan en plâtre (deuxième photo), la courbe créée par les rangées de poteaux gagne en lisibilité. Lorsque l'on regarde la maquette depuis ses cotés (première et troisième photos), nous voyons davantage les rangées de piliers, au détriment de la courbure globale. Ces deux points de vue permettent toutefois de mieux appréhender le fonctionnement du dispositif reposant sur la création d'un nuage de points. Ainsi, la vision de la courbe formée est impactée par la position de l'observateur.