• FLYING FLOOR_La dualité du paysage

    Par Tajana Marvin, 26/02/20


    Une caractéristique du paysage émerge à première vue: la rupture entre l’eau et la forêt créée par le mur construit pour éviter que l’eau, au fil des années, ne compromette l’intégrité de l’espace forestier à côté. Fonctionnel, cet artifice de l’homme fend en deux le paysage: d’un côté nous observons l’eau, de l’autre la forêt. Malheureusement, ce mur constitue l'impossibilité d'entrer en contact avec l'eau et rapresente pour moi le pattern “Efficent Structure".


    Image Sun Mar 22 2020 19:46:27 GMT+0100 (Ora standard dell’Europa centrale) Image Sun Mar 22 2020 19:46:27 GMT+0100 (Ora standard dell’Europa centrale)




    Une passerelle surélevée est conçue. Elle relie le sol naturel au muret du brise-lame et en même temp fait de la brèche une des ces caractéristique. L'élancement de la parcelle se poursuit au-delà du muret puisqu'il le dépasse de plusieurs dizaines de centimètres. Ce site est mystique, suspendu entre terre et eau. Avec la conception de cette passerelle, le projet souhaite préserver cette dimension mystique et concevoir un lieu où en faire l'expérience avec intensité.

    Le projet intensifis cette façon de voir les alentours cassées en deux car il présente des espaces articulés différemment les uns des autres.


    Image Thu Feb 27 2020 11:18:12 GMT+0100 (Ora standard dell’Europa centrale) Image Thu Feb 27 2020 11:18:12 GMT+0100 (Ora standard dell’Europa centrale) Image Sat Mar 14 2020 16:50:56 GMT+0100 (CET)
  • YOU MAY COME IN_Implantation

    Par Petrachenko Julia, 26/02/20


    A l’émergence de mon projet et pour ma stratégie de choix du site, l’objectif que je me suis fixé a été de suivre mon interprétation de l’atmosphère et de l’utiliser comme première direction pour mon positionnement dans l’espace. En tant que visiteuse arpentant un espace inconnu, j’ai cherché la mise à l’épreuve de mes émotions plutôt que le (ré)confort d’un endroit où je me sens directement à l’aise. 2 - PARKING ROUTE DES PÉNICHES m’a finalement paru être le candidat le plus convaincant. Pour le coup, j’ai souhaité être rigoureuse dans mes observations in situ pour pouvoir expliquer au maximum mon ressenti face aux différentes ambiances que j’ai pu côtoyer.

    Un premier élément m’a paru évident dès mon arrivée sur place : son aspect fermé, curieux, et intriguant. L’espace est caché derrière des arbres, et n’est visiblement pas facile d’accès à pied.

    Deuxièmement, j’ai ressenti un contraste extrême entre les deux seuls bâtiments se trouvant sur le site. D’un côté, je suis attendrie par ce pavillon du théâtre aux murs verts et aux lettres rouges qui me persuade facilement d’entrer et d’assister aux travaux de personnes passionnées, puis de l’autre, je suis refroidie par l’accueil du débarcadère isolé qui ne m’autorise pas tant à m’approcher, me menaçant avec sa caméra de sécurité et m’intimidant avec ses personnes qui sortent pour m’observer durant toute ma visite. Deux atmosphères prenantes, mais différentes, voire opposées.




    Image Sun Mar 08 2020 14:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1 - Le Théâtre du Galpon




    Image Sun Mar 08 2020 14:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)
    2 - Le débarcadère



    Au fur et à mesure que je déambule, je remarque que je ressens ces deux ambiances en même temps, mais que l’une prend l’avantage sur l’autre suivant où je me trouve. Je prends conscience que je suis visible, mais qu’il n’y a qu’un seul obstacle qui peut me faire office de « mur ». Il s’agit de cet imbrication de dispositif de retenue large et haut se trouvant entre ces deux bâtiments.



    Image Sun Mar 08 2020 14:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)
    3 - Imbrication de dispositifs de retenue, observateur côté théâtre




    Image Sun Mar 08 2020 14:03:35 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    4 - Imbrication de dispositifs de retenue, observateur côté débarcadère



    L’observation qui a pris une grande place dans mon raisonnement, ce sont toutes les délimitations présentes sur le site. Bien entendu, il y a du béton, de l’asphalte, la forêt et l’Arve qui font l’objet de contour. Mais à même le lieu, le premier type de délimitations est fait d’éléments infranchissables, difficiles pour moi de surpasser : des clôtures de grillages, des barrières d’interdiction et des arbres plantés au milieu de la place. L’autre type est fait de peinture, de banderoles ou de barrières basses que je peux chevaucher. Puis une délimitation intéressante, ce sont les panneaux d’interdiction ou de propriété privée. Cette fois-ci, c’est moi qui devine le degré de liberté, qui assume mes choix d’approximation.

    Finalement, quand je suis à côté de cette place de parking dite privée délimitée par de la peinture jaune, je suis comme à l’extérieur, et j’aurai une grande facilité à me retrouver à l’intérieur. Je n’ai pas besoin de murs, ni de toit, ni de sol pour deviner que je suis à l’intérieur de cette zone. De ce fait, à l’intérieur de cette zone, je continue à être visible.

    Revenant à l’imbrication des dispositifs de retenue, j’y trouve finalement refuge par son acte de présence. Je trouve refuge car si je devais passer un moment de convivialité avec le site, je souhaiterais être à l’abri des menaces, et m’exposer à l’amitié. Sa mise en place semble solide, et puissante, et elle représente pour moi la délimitation de l’espace convivial qui se veut être l’intérieur choisi, et l’espace d’hostilité que je souhaite regarder depuis l’intérieur.


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    02.03.2020

    Mes motivations à choisir ce site sont finalement nombreuses, et mon positionnement par rapport au projet s'est concrétisé. A mes yeux, le site a le potentiel de devenir un lieu public en lui-même, un lieu de rencontre extérieur et pas uniquement à travers le théâtre. Le site est caché, au bord de l'Arve et entouré de végétation. Grâce à sa taille humaine et à la tranquillité qui y règne, l'accueil et la visibilité pourraient faciliter le rassemblement d'une communauté.

  • THÉÂTRE DE LISIÈRE_Prélèvements sur site de matériaux

    Par Bianchi Elia, 26/02/20

    Lors de ma visite du site du parking la Route des Péniches, j'ai effectué quelques prélèvements de matériaux organiques, afin d'avoir un aperçu de matériaux naturels que l'on peut trouver sur place. Ces matériaux pourraient m'être utile dans la conception de ma Room.


    Image Wed Feb 26 2020 13:58:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    1.Bois

    2.Feuilles mortes, aiguilles de pins

    3.Herbes

    4.Lierre

    5. Argile

  • SCÈNES EN MIROIR_Choix du site

    Par Gabrielyan Eva, 24/02/20

    Pour imaginer une chambre (=room) Il faut prendre en compte deux facteurs principaux. Le premier facteur est celui de la spatialité. En effet, une chambre -si considérée comme un intérieur, n’est pas forcément un espace fermé tel une boîte. En réalité, une chambre peut se définir par aussi peu qu’une simple interstice. Deux parois s’entrecroisant bornent déjà un espace que l’on peut qualifier de chambre. Plus les interstices se densifient, plus l’intérieur devient intérieur, jusqu’à en devenir un lieu intime (intimus). Le deuxième facteur est celui de l’habitabilité. Une chambre est un lieu qui où l’on a quelque chose à faire, ne serait-ce que de pouvoir s’asseoir pour réfléchir. Pour répondre à cette question d’habitabilité, le livre intitulé A Pattern Language, de Christopher Alexander, Sara Ishikawa et Murray Silverstein nous est d’une grande aide. Tel une Encyclopédie, ce livre nous permet de trouver réponse aux questions que nous nous posons, en fonction de ce que nous cherchons à créer (une maison, un quartier, une ville, …).

    Dans le cadre de la phase ROOMS, deux autres facteurs sont à prendre en compte. Le rapport au site et le rapport à la protostructure. Le site où je me suis installée est celui du parking route des péniches (#2). Proche du parking, une fine bande de forêt descendait avec une forte pente sur quelques mètres avant d’arriver sur un plateau faisant à peine 4 ou 5 mètres de large et enfin d’atteindre l’Arve.

    La descente rigoureuse jusqu’à la plateforme, nécessitant de s’aider des arbres comme points d’accroche pour ne pas glisser dans la terre m’a fortement marqué. Arrivée en bas, le lieu d’observation se trouvant exactement à la jonction entre le Rhône et l’Arve (donc en face de moi) m’a beaucoup intriguée. La pente et la vue depuis le site sont donc devenus les deux principaux éléments de mon projet.



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    Plateforme d'observation de la jonction (vue depuis le site)


    Une première idée pour mon projet serait d’arriver à la même hauteur que la plateforme d’observation à l’aide d’une rampe d’escaliers de même pente que celle descendant vers l’Arve depuis le parking. Cependant, arrivé en haut de cet escalier, l’observateur ferait face à un mur obstruant la vue ainsi que d’un banc placé devant ce dernier, poussant l’observateur à s’asseoir dos au mur mais surtout à la vue, et de rester les yeux rivés sur la pente de terre ainsi qu’aux escaliers qui l’ont mené ici.



    ROOMS_TA_evagabrielyan_201ROOMS_TA_evagabrielyan_203


    Plan et élévation d'une première idée de projet




  • A SEAT AND A VIEW_Choix du site

    Par Robbins Jean-Luc, 23/02/20


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    Collage photo du point de vue extérieur


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    Collage photo du point de vue intérieur