• Discours sur la démarche

    Par Ackermann Remo, Asoanya Jovita, Bozon Ninon, Dujardin Solange, Fauvel Camille, Freitas Beatriz, Gindroz David, Hoti Arta, Hoxhaj Fjolla, Ibrahimi Fidan, Immer Basile, Kuenzi Elisa, Maturo Laura, Mokaddem Khalil, Nguyen Huynh Maud, Pleines Felix, Schneider Mateo, Suter Axelle, Takatch Valentina, Udriot Cyril, Ugnivenko Doris, Wasserfallen Benedict, Weissbaum Zoé, 18/12/19

    Le but du workshop étant de prolonger la réflexion de la phase précédente, à savoir PLANES, nos premières spéculations tournent autour de notre ancien projet.

    Chaque binôme reprend l’essence de son projet afin d’en élaborer un nouveau.

    Nous continuons de travailler avec des plans. La révélation de différents espaces sur des plans horizontaux, verticaux ou encore obliques est le point-clé de chacune des trames du studio. Chaque plan créé révèle deux espaces, l’un au dessus et l’autre en dessous. Un jeu est ainsi créé, engendrant une réelle dynamique. On peut imaginer un parcours à travers les différents projets où l’on découvrirait plusieurs espaces, plans et niveaux distincts. Plusieurs éléments de différents projets peuvent entrer en contact avec les plans des autres projets et ainsi permettre un échange humain entre ces différents niveaux. Le dialogue entre nos projets se crée alors via un parcours pédestre.

    Un des points clés des projets s’est orienté sur la sensation que peuvent nous procurer les différents espaces. En effet se placer en dessus ou à l’inverse au dessous du même plan nous fait ressentir l’espace d’une manière différente. La taille, l’inclinaison et la hauteur des différents plans procurent différents ressentis.

    Ainsi, nous avons été attentifs à l’utilisation potentielle de nos projets par un être, l’idée étant  d’offrir des sensations nouvelles aux usagers. Les projets ont donc été pensés à l’échelle 1:10.

    Chaque cellule est unique et diffère des autres grâce à la topographie fictive. Le point de départ de chaque projet a donc été d’étudier le rapport au sol. Certains reportent la topographie en orientations de plan et certains jouent avec la création d’espaces au sol.

    De plus, il existe une alternance entre les projets de notre studio ; certains s’encrent directement au sol et stabilisent la protostructure. Alors que d’autres sont suspendus et utilisent la protostrcure comme élément de soutien. Sachant que la protostructure peut se porter elle-même en deçà d’une certaine limite. C’est grâce aux projets de consolidations que les projets suspendus peuvent exister. Les projets interagissent entre eux, et s’entraident.

    Cela crée une unité, qui permet de considérer l’ensemble des projets comme un projet global.

  • Entre 2 plans

    Par Asoanya Jovita, Gindroz David, 17/12/19

    Pour cette nouvelle phase SCAFFOLDING et en regard de la phase précédente PLANES, nous avons opté pour la relation au sol, la juxtaposition d'éléments structurels en bois. Et enfin notre intérêt s'est focalisé sur l'espace créé par 2 plans.

    Pour rappel, dans la phase PLANES, nous nous étions intéressés à ce qui caractérise l'espace intérieur vs extérieur en lien avec le Rolex Center. A la fin de ce projet, nous sommes arrivés à la production d'arcs (articulé ou non) reprenant la courbure du bâtiment du Rolex et s'inscrivant dans le sol devant de celui-ci. Les éléments structurels de l'arc étaient important de par leur capacité à montrer la malléabilité du bois, mais surtout le rappel à Philibert de Lorme.

    Avec SCAFFOLDING nous avions une "topographical fiction" (fiction topographique) avec une proto-structure à l'échelle 1:10. De là nous nous sommes installés sur un plan avec un dénivelé fluctuant.

    Image Wed Dec 18 2019 13:13:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Image Wed Dec 18 2019 13:13:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Plan et élévation de projet, échelle 1:10

    Image Wed Dec 18 2019 12:55:26 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Emboîtement de la proto-structure avec le projet au dessus

    Nous avons décidé de recréer un plan en bois étant une translation du plan induit par le sol. Ainsi la différence de matériau (bois vs platre) permet déjà de simuler deux états distincts. Se faisant, nous avons pris des éléments en bois de 3x5x46mm (échelle 1:10) juxtaposés les uns aux autres selon le concept de Philibert de Lorme afin d'épouser au mieux la pente. Nous avons considéré 3 trames; 2 parallèles aux extérieurs du plan formé par le sol et 1 parallèle à la trame horizontale de la proto-structure)

    Image Tue Dec 17 2019 22:26:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Relevé de la pente

    Image Tue Dec 17 2019 23:04:22 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Reproduction de la pente du sol

    Par ailleurs, nous avons mis sur les 3 trames et dans le sens de la largeur, des lattes de 3x10x200mm (échelle 1:10) dont les espacements sont déterminés par tout changement de dénivelé de la pente de 1mm (échelle 1:10).

    Image Tue Dec 17 2019 22:32:05 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Lattage 


    Image Wed Dec 18 2019 13:13:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Axonométrie des emboîtements

    Afin de remédier au déséquilibre induit par le positionnement des 3 trames, nous avons introduit des câbles porteurs en système d'haubans qui se rattachent à la proto-structure et permet d'assurer que le plan en bois ne rompt pas s'il venait à assumer une charge autre que son poids propre mais aussi qu'il soit stable horizontalement. 

    Image Tue Dec 17 2019 22:26:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Jonction des lattes et du câble

    Image Tue Dec 17 2019 22:26:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Jonction des lattes et du câble

    De plus, nous avons opté pour élever ce nouveau plan afin de créer un espace entre 2 plans. La hauteur de prédilection est de 190mm (échelle 1:10)

    Image Tue Dec 17 2019 23:19:03 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    translation du sol en plan

    Ce choix s'est fait dans le respect de la naissance d'un des nœuds de la proto-structure sur laquelle se pose la structure. De plus à l'échelle 1:1 (1,90m), on peut imaginer qu'une majorité de personnes puissent passer en dessous sans encombre. De plus cet espace, avec un plan en hauteur plutôt bas permet de créer un espace plus intime, l'accent est ainsi mis sur le ressenti, car l'humain se sent réellement entre deux plans, et a de plus la possibilité de toucher ses deux plans et en ressentir la pente.  

    Image Tue Dec 17 2019 22:26:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Espace en dessous du plan

    Les personnes peuvent alors expérimenter la pente de manière visuelle. En effet, la façon dont la lumière traverse les lattes est fonction des espacements imposés par le changement de dénivelé (1mm).



    Image Wed Dec 18 2019 11:26:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Lumière passant par les lattes et reprise par la pente

    Image Tue Dec 17 2019 22:32:05 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Translation du sol en plan surélevé, le lattage reprenant la pente

    En outre, les personnes pouvant avoir un contact physique avec le dessous de ce plan en bois peuvent alors aussi expérimenter la pente par le sens du toucher.

    Les projets environnant le soutenant, il est alors possible de monter sur la plateforme. Le rythme d'une potentielle marche est à nouveau déterminé par l'espacement entre chaque latte. La coordination que doit faire preuve l'usager, lui permet de vivre autrement cette même pente qui à première vue aurait pu être considérée comme insignifiante telle cette dernière est douce.


    En conclusion, nous avons un espace délimité par 2 plans et une pente qui nous permet des sensations diverses qui bien souvent sont banalisées au quotidiens de par leur discrétion. 






     

  • L'intérieur de l'espace extérieur

    Par Ackermann Remo, Asoanya Jovita, Freitas Beatriz, Gindroz David, 13/11/19

    L'intérieur de l'espace extérieur

    Pour cette troisième phase d'apprentissage, appelée "PLANES", nous avions comme zone l'espace d'herbe situé à l'entrée du Rolex, face Nord. Nous nous sommes rapidement intéressés à la zone formée par une ligne de désir, c'est à dire "un sentier tracé graduellement par érosion à la suite du passage répété de piétons. Le passage « officiel » est alors contourné au profit d'un chemin répondant mieux aux besoins et l'idéal des personnes (ex. raccourci)."

    Le choix était fait, notre construction se situerait à cette endroit. 

    Image Sun Nov 24 2019 17:19:08 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    image satellite du Rolex, l'endroit à laquelle nous nous sommes intéressés est le chemin en oblique, tracé par le passage des piétons. 

    Notre première pensée était de créer un objet qui "officialiserait" ce chemin et l'intégrerait comme faisant partie de l'espace du Rolex. En approfondissant notre idée, nous visualisions la délation de deux espaces: un externe, l'autre interne par analogie aux espaces du Rolex. Notre construction ferait alors en plus la transition menant au Learning center, et servirait de mise en relation entre le terrain et le Rolex.

    En s'inspirant des notions des phases de projets précédents, nus voulions reprendre le développement d'une façade tout en considérant des éléments structurels du Rolex:

    • Notion d'espace intérieur vs extérieur de l'édifice induit par son système de vitrage. Les vitres sont alors une façade qui sépare l'intérieur de l'extérieur tout en offrant la transparence entre ces 2 espaces.
    • Proportionnalité entre les espacements entre chaque vitre et la hauteur de celles-ci.
    • Articulation structurelle des matériaux permettant la différenciation entre interne-externe.
    Image Sat Nov 30 2019 21:23:03 GMT+0100 (CET)

    Transparence: intérieur vs extérieur

    Le challenge est alors qu'en marchant sur la ligne de désir, les éléments structuraux nous renvoient (consciemment ou pas) à l'intérieur de l'espace du Rolex.

    Dans cette même perpective nous devions trouver un système nous permettant le soutien de la structure-façade mais aussi son maintien en position verticale. La réflexion s'est alors penché vers les l'arc à nous inspiré par la courbure du Learning center.Comme dans la phase CRAFT, nous avons amplifier des facteurs de proportionnalité de la courbe avec un pied implanté dans le sol comme les extrémités du Rolex qui sont en contact avec le sol.

    Image Sat Nov 30 2019 21:21:24 GMT+0100 (CET)

    Vue de l'extérieur du Rolex

    Plus que des éléments structurels, les arches simulent alors une espèce d'entrée dans l'espace du Rolex. La structure dans son entièreté révèle alors le chemin comme faisant partie intégrante de l'espace du Rolex. 

    Image Fri Nov 29 2019 20:04:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Dessin de l'arc, décomposé selon ses deux arcs en élévations. 

    Image Tue Dec 03 2019 11:09:23 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Inspiration des arcs autour du travail du bois par Philibert de l'Orme

    Image Fri Nov 29 2019 20:04:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Fri Nov 29 2019 20:04:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Monge - Echelle 1:10

    Entre ensuite la question de la pente; en plus de créer un espace, le projet doit s'adapter à l'environnement du Rolex. Pour ce faire, nous avons modélisé la pente par le biais d'un dessin.

    Image Fri Nov 29 2019 20:04:37 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Axonométrie de la pente, échelle 1:10. 

    Par la suite, la production d'un moule a permis la construction de la structure du sol

    Image Sun Nov 24 2019 17:12:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sun Nov 24 2019 17:12:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Moule vertical du sol

    Image Fri Nov 29 2019 20:21:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Fri Nov 29 2019 20:21:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Moule horizontal du sol

    Dans un premier temps, les éléments de la façade étaient horizontaux et verticaux selon l'axe x et y absolu.

    Image Sun Nov 24 2019 17:12:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sun Nov 24 2019 17:12:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)
    Image Sun Nov 24 2019 17:12:18 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Première version d'arches avec la pente du sol - résultat du moule vertical - Echelle 1:10

    Mais dans une envie de s'adapter mieux au Rolex, nous avons par la suite adapté l'axe horizontale à la courbure de la pente, à l'image du Rolex, donc le toit suit la courbure de l'arc. 

    Image Sat Nov 30 2019 12:35:46 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    2 versions différentes d'arches + pente - Echelle 1:10


    Image Fri Nov 29 2019 20:21:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 30 2019 12:35:46 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Fri Nov 29 2019 20:21:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Image Fri Nov 29 2019 20:21:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    La question de l'arc dans notre projet devenant centrale, nous nous sommes demandé comment optimiser cette arc, pour qu'il reprenne toujours son rôle structurel dans le projet, mais qu'en plus de cela, il puisse s'adapter au terrain, afin de reproduire au mieux un arc "naturel". Ainsi il garde ses trois couches caractéristiques qui lui permettent de garder en solidité, mais nous avons décidé de les articuler afin que l'axe puisse se transformer et ainsi s'adapter aux besoins du terrain. Evidemment ce travail de recherche pose ses limites, car l'arc étant trop articulé, il ne formerait plus un arc. Le but de ce mock-up était de tester cette technique sur des arcs et voir les possibles implémentation sur notre projet. Le pied qui reprend un principe de glissement marche par exemple très bien.


    Image Tue Dec 03 2019 11:09:23 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)





    Image Sat Nov 30 2019 13:54:09 GMT+0100 (Mitteleuropäische Normalzeit)Image Sat Nov 30 2019 13:54:09 GMT+0100 (Mitteleuropäische Normalzeit)




















  • MEASURES: La mesure comme point de réflexion

    Par Asoanya Jovita, Gindroz David, 25/10/19

    "Par un jour d’été

    Ça faisait maintenant une heure qu’ils étaient là. C’est Matéo qui en premier avait lancé le mouvement, mais bien évidemment, tout le monde avait suivi; il faut dire que personne ne voulait louper la découverte. Au début, ils avaient essayé de grimper sur le bois, mais la structure était trop lisse pour laisser place à ce genre d’acrobatie. De toute façon, elle était bien trop haute car après tout Matéo ne faisait que 1 mètre trente et il était le plus grand de la bande. Certains essayèrent de sauter pour mieux apercevoir si ce que Matéo avait qualifié de Trésor d’Evian se trouvait effectivement au-dessus de la poutre; ils couraient depuis la plateforme en bois, le choc de leur pied contre le sol rythmait la cadence, puis arrivé à la fin de la plateforme, comme si le sol venait de disparaître, ils sautaient en direction de cette étrange toile blanche comme si elle allait leur permettre de voler. 

    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Perspective d'un enfant face aux géants en bois

    Comme atteindre le sommet semblait de plus en plus irréalisable, Alan, le bagarreur de la bande, commença à jeter des cailloux sur la structure, l’objectif étant que ceux-ci fassent basculer le trésor. Mais bien qu'il soit le plus téméraires, Alan n’arrivait pas à toucher sa cible ; les projectiles rebondissaient constamment contre quatre perches qui comme un chien de garde, protégeait l’accès à cette forteresse.

    De toute façon, cela n’avait plus grande importance, la maîtresse annonçait déjà le départ. Tous les enfants partirent en courant, slalomant à travers le labyrinthe en bois.

    Le trésor d’Evian venait de disparaître, aussi vite qu’il était apparu."


    Comme Matéo et ses copains en course d’école, nous avons également initié une course d’école de type architecte en herbe. Nous suivions alors les pas de nos prédécesseurs de l’année précédente.
    L’aventure a commencé par un réveille bien matinal afin d’apprécier l’air frais mais surtout de quitter la Suisse pour une découverte de la ville d’Evian en France. La traversé du lac avait un caractère paisible mais bien vite nous avons pu réaliser que ce métier demande littéralement de gravir des montagnes.

    Image Fri Nov 08 2019 15:00:47 GMT+0100 (CET)

    Montée du "mont Evian"!

    Néanmoins le temps automnal et ces multi-couleurs changeantes nous ont permis d’apprécier au mieux les beautés de la nature.
    A la fin de notre petite initiation à l’alpinisme, nous avons pu découvrir le site sur lequel nous allions baser notre projet dans le cadre de « MEASURES ».

    Image Fri Nov 08 2019 15:22:45 GMT+0100 (CET)

    Section en S du site à mesurer

    Le site en soi était à coté de la Grange au lac construit par l’architecte Patrick Bouchain. Celui-ci est pionnier de la réhabilitation de lieux industriels en milieux culturels. Il fait de ce projet une apologie du bois et du comment sublimer la matière par une connaissance de son essence, de ses mesures, de ses proportions et par son association à des artifices (ex. la lumière, aluminium) qui ne font que transcender la beauté de mère nature. Il arrive alors à nous faire réévaluer les prétentions/préjugés que nous pouvions avoir sur la matière (ex. extérieur de la grange) par son contraste saisissant avec l’intérieur de l’édifice.

    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Grange au lac par Patrick Bouchain -  Architecte

    A l’instar de cela, nous même avons commencé à habiter le site construit par les étudiants de l’année précédente afin d’en sortir une connaissance de ce dernier. Ayant par binôme une trame à évaluer, nous nous sommes engagés dans la mesure de chaque morceau de bois, chaque croisement de bois. L’intention était multiple. Certes comprendre la singularité des différentes parties de la construction afin de "quitter une donnée complexe, confuse, parfois même insaisissable, afin de la projeter, dans la sphère de la réalité abstraite", c'est à dire le monde "grapho-numérique de la grille" (Codex-Measures, p.10) mais aussi ressortir les aspects permettant justement d’exprimer la complexité du site qu’on ne voit pas forcément au premier abord, ainsi que sa logique de montage. 
    Notre intérêt s’est donc dirigé vers les interstices mais tout particulièrement sur celui permettant la mise en commun de l’écran de projection et de la matrice de la proto-structure.
    Image Fri Nov 08 2019 19:44:40 GMT+0100 (CET)


    Interstice sous différents angles

    On remarque alors que cette zone de transition diffère de l’édifice de base. En effet, la portée de la poutre porteuse au point de contact avec l’écran, en comparaison à la distance entre 2 poteaux de la proto-structure est plus petite (1m39 vs 1m69). L’autre particularité de cet interstice est la présence de 2 sets de diagonal partant de l’extrémité-écran de la poutre porteuse en direction du poteau porteur de la matrice (1 set en direction du sol/plancher et l’autre en direction du ciel).
    Ces diagonales ont alors une fonction de contreventement encore plus renforcée par la présence du voile de l’écran mais aussi une fonction de soutien à l’écran. Elles finissent alors par définir aussi cet espace singulier.
    Il devient intéressant de visualiser le paradoxe entre l’armature de la voile (lourd) et la notion de légèreté associée à cet espace. Sans l’association de ces diagonales, l’écran ne pourrait exister.
    De voir qu'un enchevêtrement de bois "simple" en remplissant sa fonction qu'on imagine de base, c'est à dire de soutiens et de résistance aux défis naturels, vient par la même occasion créer un espace propre, est quelque chose de remarquable.


    Forts de ces données nous avons initié des croquis et dessins nous permettant par la suite de mouler l'espace induit par ce nœud de transition qui est l'interstice.
    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Monge (plan + 2 élévations) de la protostructure à l'échelle 1:10 avec axonométrie de l'interstice à l'échelle 1:5




    Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Reproduction du détail en projection de Monge et axonométrie (échelle 1:5)


    Image Fri Nov 08 2019 21:14:28 GMT+0100 (CET)

    Axonométrie éclatée horizontale - Démontage/remontage - Echelle 1:5


    Les diagonales créant un espace propre, nous avons essayé de le reproduire sur papier à l'aide d'une perspective. L'idée était de se ramener à la petite histoire que nous avions créer, et qui jouait une place de fil rouge dans notre ouvrage, pour essayer de projeter par le papier est le crayon l'impression que faisait la structure sur ces enfants en pleine course d'école. Cela rejoins aussi nos réflexions sur la mesure. L'idée étant qu'en mesurant nous influençons nos mesures (action du mesureur sur le mesuré), car nous ne sommes pas neutre par rapport à l'objet. Cette subjectivité est illustrée par cette perspective, où un enfant de 8 aura un regard complètement différent sur l'objet que si le point de référence avait un été un adulte de 1m80. 


    Image Sat Nov 09 2019 11:25:42 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 11:25:42 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Perspective-Projection par un enfant (1m30)


    Ayant comme indication que le site était éphémère et qu’il allait être déconstruit pour être potentiellement réinstallé ailleurs, nous devions imaginer son processus de démontage et de remontage. La démarche pourrait alors s’apparenté au fonctionnement d’un cirque itinérant. Raison pour laquelle nous nous sommes axés sur des idées d’économie d’énergie, de temps et de ressources.

    Par analogie, notre réflexion créatrice s’est alors focalisé sur la production d’un moule permettant la fabrication d’un interstice en une pièce unique permettant de mieux faire transparaître l’espace induit par cet interstice.
    L’idée était donc de conserver ces critères de rapidité, d’efficacité et d’économie financière. Le postulat étant que malgré l’investissement de temps dans sa phase de conception, qu’un moule bien pensé et construit permet une économie, de temps quand l’action de remontage doit être répété à plusieurs reprises, une économie financière de par l’accessibilité de la matière première, une économie des moyens humain quand la pièce est produit en 1 seul élément versus d’une multitude devant être emboîté les unes aux autres.



    Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Détail du moule en Monge - Echelle 1:3

    En déterminant le carton comme moyen d'expression du moule (2mm) et le plâtre (+ eau) comme nouvelle essence de la structure originel, nous avons finalement pris la décision de faire le moule en 2 pièces. Le compromis pourrait paraître bien timoré face à notre intention de base mais étant donné que l’idée de base demandait la juxtaposition de 7 niveaux structurels pour le moule et que avec les propriétés du plâtre et du carton il aurait été difficile d'assurer l'intégrité du moulage finale. En effet il fallait trouver le bon dosage dans la préparation du plâtre liquide tout en gardant une fluidité optimale de celui-ci sans qu'il imbibe trop le carton. De plus il fallait s’assurer que tous les recoins du moule soient atteints par le plâtre pour que notre conception soit efficace, or sur un moule à 7 étage, avec de nombreux coins à remplir, il est très difficile de ne pas créer des trous d'air (chose qui nous est en tout cas arriver sur un moule à 4 étages).

    Ces limitations expliquent pourquoi nous avons décidé de faire le moule en 2 phase par juxtaposition de 4 niveau structurels au lieu de 7.

    Image Fri Nov 08 2019 20:46:35 GMT+0100 (CET)

    Un labyrinthe en moule

    Il est fascinant d'observer qu'à l'instar des contreventements sur la structure réelle, les contreforts ont aussi une position de maître dans notre moule. A nouveau, sans eux, notre moulage ne peut voir le jour. De plus, l'adjonction stratégique de chacun de ces éléments offre un labyrinthe structurel dans un processus de découverte de cette interstice.

    Après avoir coulé, nous avions un produit final avec plusieurs zones d’imperfection. En effet, comme nous pouvions le craindre au début, le plâtre liquide n’est pas toujours allé dans toutes les zones de l’espace induit par l’interstice.


    Image Fri Nov 08 2019 21:14:28 GMT+0100 (CET)


    Interstice en plâtre


    Nous pouvons toutefois conclure que la complétude de notre imaginaire, la concrétisation physique d’une idée nous remplit d’un sentiment de satisfaction presque enivrante car même dans toute son inexactitude l’idée d’un moule unique reste quelque chose d’atteignable et de faisable. Reste à perfectionner les résistances de zones de fragilité du moule (adjonction de contreforts) et la technique de dosage et d’application du matériau pour une intégrité absolue du moulage. Au final, l’ingéniosité rime rarement avec facilité…




  • L'apprentie architecte à la poursuite des sages en la matière

    Par Asoanya Jovita, Gindroz David, 07/10/19
















    Un jour, un dessin, une lubie?

    Image Sun Oct 13 2019 21:34:09 GMT+0200 (CEST)Image Sun Oct 13 2019 21:34:09 GMT+0200 (CEST)


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    Une intention, une conviction, une constructionImage Sun Oct 13 2019 21:34:09 GMT+0200 (CEST)


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    Une mobilisation, une émotion, une inspiration


    Image Sun Oct 13 2019 21:34:09 GMT+0200 (CEST)

    Une aspiration, un héritage, un PANTHEON


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