• Mesures à Evian

    Par Ackermann Remo, Freitas Beatriz, 27/10/19

    Premiers passages à Evian... Il faut s'emparer de nos mètres et tout autre moyen de mesure car chaque centimètre est important. Ces constructions ont été faites par les élèves de 1ère, l'année passé. Aujourd'hui, c'est à nous d'aller sur le terrain. 

    Le but est d'étudier cette structure et de comprendre comment elle a été construite. Nous avons une trame assignée par binôme (la 11ème dans notre cas). Celle-ci fait partie d'un muret construit en brique par les étudiants. 



    Image Sat Oct 26 2019 22:56:36 GMT+0200 (CEST)

    11ème trame, 15 octobre 2019, construction en bois, Evian


    Le détail que nous avons choisi ne montre pas une relation essentiel entre les différents éléments de la structure. Cependant, celle-ci nous permet de montrer et mettre en relation le "avant-après", c'est-à-dire; qu'adviendra-t-il de cet espace après le démontage de la structure en bois? 

    Notre corps est immergé dans un espace et devient, à force,  « une relation entre la sensation humaine et la vérité de la mesure ».



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    Détail choisi, 15 octobre 2019, angle bois et muret en brique, Evian


    Notre angle fait le lien avec toutes les autres arrêtes en bois. Il est donc un éléments important afin de comprendre la construction complète. Il ne reste plus qu'à chercher les informations nécessaires.

    Mesurons... et mesurons encore...



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    Détail, 15 octobre 2019, angle bois et muret en brique, Evian


    L'étape des croquis est primordiale car elle nécessite beaucoup de précision afin de comprendre chaque détail et chaque recoins de notre trame. Il faut être capable de décomposer toutes les arrêtes en bois et s'imaginer comment les parties s'assemblent et s'accordent entre elles.



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    Beatriz Freitas, Plan croquis, 17 octobre 2019, Studio Fauvel - EPFL


    Les différentes coupes nous permettent de nous intéresser à un endroit précis de la trame; l'interstice avec le muret. 



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    Remo Ackermann, différents croquis, 18 octobre 2019, Studio Fauvel - EPFL


    Ces plans nous permet de nous familiariser avec notre trame. Ces dessins de précision sont une "manière de représenter un espace et une somme d'indications visant à la réalisation future de cet espace."


    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)

    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)

    Remo Ackermann, Elévation Nord et Plan, Studio Fauvel - EPFL


    L'élévation ouest est un moyen de montrer notre détail et de comprendre en différents points de vues.

    La coupe horizontale a été faite à la hauteur du muret 46 cm, ce qui nous a permis de mettre en relation la construction en bois et le muret.



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    Beatriz Freitas, Elevation Ouest et Coupe horizontale, Studio Fauvel - EPFL


    La meilleure façon de comprendre comment une structure a été faite, est de reproduire, de façon la plus réaliste possible, une maquette. Notre moule est principalement le muret et nous avons représenté chaque briques.


    L’idée est de représenter notre détail. Nous avons donc représenter juste une partie du muret, celui qui est en relation avec l’angle choisi. 



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    Remo Ackermann, déplié du moule, Studio Fauvel - EPFL



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    Beatriz Freitas, Remo Achermann, moule, 23 octobre 2019, carton, Studio Fauvel - EPFL


    Détail du moule.


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    Remo Ackermann, détail du moule, 24 octobre, carton, Studio Fauvel - EPFL



    Image Sat Oct 26 2019 22:56:36 GMT+0200 (CEST)

    Beatriz Freitas, Remo Ackermann, moule fini, 25 octobre 2019, carton, Fauvel Studio - EPFL


    L'axonométrie éclatée est une façon de comprendre comment nous pourrions démonter la structure. Les différentes parties en bois s'assemblent alors de cette façon. Un espace est créé entre les arrêtes.



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    Beatriz Freitas, Axonométrie éclatée du détail, Studio Fauvel -EPFL


    C'est l'heure de mettre la main à la pâte et de matérialiser nos idées, toujours avec l'aide de nos camarades pour nous assister si besoin. 


    Image Sat Oct 26 2019 22:56:36 GMT+0200 (CEST)

    Utilisation du plâtre pour mouler le muret dans la « House of Common» - EPFL


    Moulage terminé, il ne reste plus qu'à laisser sécher pour le résultat final.


    Image Sat Oct 26 2019 22:56:36 GMT+0200 (CEST)

    Beatriz Freitas et Remo Ackermann, moulage, 25 octobre 2019, carton et plâtre, Studio Fauvel - EPFL


    Pour montrer la relation avant-après démontage. Nous avons construit deux maquettes:

    - une en plâtre à partir du moule ci-dessus qui représente notre muret à échelle 1:4

    - une en maquette en bois qui représente un poteau de bois à échelle 1:4 (diamètre 8mm x 15mm)


    Nous pouvons retirer le poteau librement du moulage pour montrer l’espace que prend le muret.


    Image Mon Nov 04 2019 19:59:49 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Beatriz Freitas, Remo Ackermann, assemblage des maquettes, plâtre et baquettes en bois, Studio Fauvel - EPFL



    Notre travail est relié à celui d'un autre groupe qui étudie aussi un autre muret. Cette perspective montre l'espace introduit par ces deux muret. Le fait de ne pas avoir représenter la structure en bois nous permet de faire ce lien avec l'espace qui est créer. Les deux murs sont en relation constante avec le terrain.



    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)


    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)

    Remo Ackermann, Perspective des deux murets, Studio Fauvel - EPFL





    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)


    Image Sat Nov 09 2019 21:20:22 GMT+0100 (CET)

    Beatriz Freitas, Axonométrie éclatée de la trame, Studio Fauvel - EPFL


    En conséquence de notre travail final, nous avons observé que la structure de bois prenait énormément de place par rapport au muret. Nous avons alors essayer de s'imaginer à quoi ce muret servira après le démontage de la structure en bois à Evian. D'après nos hypothèses, après le démontage, le muret s'emparera de l'espace et pourra enfin exister pour lui-même. Il aura alors différentes fonctions pour chacun des passagers à Evian et il sera enfin mis en valeur avec son propre espace. Sa valeur prendra enfin sens.

    Pour vérifier tout cela, on vous laisse visiter le site pour vous-même car celui-ci a été démonté récemment.

  • De l'Observation à l'Application

    Par Bozon Ninon, Nguyen Huynh Maud, 27/10/19

    La mesure, outil principal de l'architecte, est le point de départ dans notre voyage sur les pas d'Alice.

    Pour une cohérence et une cohésion, ALICE nous a demandé d'étudier un site lui-même exploité par les anciens premières années.

    A Evian, donc, nous avons découvert les travaux de fin d'année de nos ainés. Le premier obstacle fut de réaliser la complexité de la mesure. En effet en se retrouvant devant cette structure et devoir la mesurer sous tous ses angles, fait prendre conscience d'une nouvelle complexité. Soit l'importance et la nécessité de tout le travail préparatoire que nécessite une retranscription de l'imprécision de la réalité à la perfection abstraite du plan.

    En étant soi-même dans l'espace et la structure on perd la notion de mesure. Nous réalisons que la mesure ne paraît pas toujours logique au premier abord.

    Dans cette structure chaque intersection devient un amalgame de mesure qui se complexifie en s'alliant. La prise de mesure pourrait s'étendre à l'infini car les éléments se croisent et en créént de nouvelles.

    Après s'être attardées sur la protostructure qui est la plus voyante, en se baladant en son milieu, nous observons comment le projet des étudiants se mêlant à la structure porteuse.

    Notre détail choisi, les mesures prises, retour au studio pour dessiner les plans de nos observations.

    Première étape

    Le monge de la protostrcure nous a donné une vision d'ensemble et fourni un emplacement précis de notre détail.


    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_201MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_202

    Monge général de la travée I2 échelle 1:10


    Ce détail est le nœud du projet des parois avec la protostrcure. Il parle de l'assemblage qu'il y a eu sur le terrain à intégrer un projet dans une structure de base. Il nous permet aussi de comprendre la tension qui existe entre la régularité de la protostrucuture et la complexité des différents projets.

    Deuxième étape

    Afin de comprendre ce détail il nous fallait étudier son positif. Nous avons pour cela représenté à l'identique, le nœud en Sagex. Nous l'avons ensuite inclus dans un moule en carton. Notre deuxième maquette et donc notre rendu est à l'échelle1/2 (voir les post suivant quant à notre choix d'échelle)


                                                               Image Sun Nov 03 2019 20:35:54 GMT+0100 (CET)        MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_102             
                                             
                                     Image Sun Nov 03 2019 20:35:54 GMT+0100 (CET)     Image Sun Nov 03 2019 20:35:54 GMT+0100 (CET)      MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_105


     


    Le moule en Sagex du positif nous donnera donc une maquette en plâtre du négatif. Le négatif étant le vide il est compliqué à imaginer. Surtout avec notre nœud ou la maquette ne pourra pas se replacer sur le terrain comme une clef. Ce n'est qu'après démoulage que l'on comprend la structure du vide.

    Nota bene : le paradoxe de vide rempli : le vide n'est-il pas matérialisé. (Voir le poste "inspiration")

    Le Rendu

    L'exercice est tout au plus intéressant pour le spectateur qui doit se déplacer et déplacer la maquette pour voir toutes les parties, les alvéoles et les creux.


    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_13 MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_14

    "un spectateur curieux est un projet réussi"


    Notre intention est d'éveiller la curiosité du spectateur tout en lui donnant des clefs de compréhension et de représentation dans l'espace avec les dessins en Monge et en axonométrie.


    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_203

    Monge et axonométrie du détail échelle 1:3


    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_106


    Troisième étape

    La méthode de montage. On revient finalement à la base de notre étude. Le projet des parois intégrées dans la protostructure. Une planche dessin explique grâce à un code couleur comment la paroi a été réalisé par les élèves.



    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_204MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_205


    Méthode de démontage de la paroi en différente axonométrie éclatée à différentes échelles


    Les axonométries éclatées sont parfaites pour expliquer comment les éléments s'emboitent les uns avec les autres.

    Après avoir réalisé un guide de montage ou de démontage de cette paroi, il faut finir par expliquer comment intégrer ce projet dans un ensemble. Ici la protostructure.

    Une dernière axonométrie générale nous permet de comprendre la tension quant à l'assemblage de ce projet dans la protostructure.


    MEASURES_CF_nguyenmaud-bozonninon_206

    Axonométrie éclatée de l'assemblage de la paroi dans la protostructure échelle 1:10


    Finalement on constate que l'incorporation est complexe à tel point que le projet fait partie intégrante de la protostructure et qu'on ne l'a conçois plus sans ces parois créant un espace.

  • Reconstitution

    Par Suter Axelle, Weissbaum Zoé, 26/10/19

    Nous sommes en plein dans la phase MEASURES. Après avoir pris les mesures d'une partie de la structure à Evian, nous devons faire le moulage du détail que nous avons choisi. Nous nous intéressons à l'espace entre la protostructure et le mur en brique. Ceci nécessite alors la construction de deux moules: l'un pour les briques, le second pour le sol en pente sur lequel reposent le mur et le poteau en bois de la protostructure.


    Image Sat Oct 26 2019 12:58:26 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale) 

     moule "briques"


      Image Sat Oct 26 2019 12:58:26 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    briques


              Image Sun Oct 27 2019 22:14:28 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)   Image Sun Oct 27 2019 22:14:28 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    moule "sol en pente"


    Après plusieurs essais et différentes techniques de collage, nous avons finalement assemblé le mur de briques avec du mastic. Ci-dessous le résultat final de la maquette du mur, à l'échelle 1:4.

    Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)  Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale) 

    Image Sat Nov 09 2019 14:40:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

     Série d'axonométries


    Parallèlement à notre maquette, nous avons réalisé une série de dessins. Les dessins sont toujours un bon moyen pour mieux visualiser. Ils nous ont aidé lors de la reconstitution de notre structure.

    Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Monge d'un détail, Axelle Suter


       Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 02 2019 15:40:52 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Monge général à l'échelle 1:10, Zoé Weissbaum


    Finalement, nous nous sommes également intéressées au montage et démontage de la structure. L'axonométrie éclatée permet de représenter les différentes parties des poteaux en bois et la façon dont elles sont assemblées. Contrairement à la protostructure, le mur en briques ne sera pas démonté et est voué à rester à Evian. C'est pourquoi nous l'avons dessiné en un seul bloc, non divisé en petites briques et donc non démontable.

        Image Sat Nov 09 2019 14:40:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Axonométrie éclatée, échelle 1:10










  • MEASURES: La mesure comme point de réflexion

    Par Asoanya Jovita, Gindroz David, 25/10/19

    "Par un jour d’été

    Ça faisait maintenant une heure qu’ils étaient là. C’est Matéo qui en premier avait lancé le mouvement, mais bien évidemment, tout le monde avait suivi; il faut dire que personne ne voulait louper la découverte. Au début, ils avaient essayé de grimper sur le bois, mais la structure était trop lisse pour laisser place à ce genre d’acrobatie. De toute façon, elle était bien trop haute car après tout Matéo ne faisait que 1 mètre trente et il était le plus grand de la bande. Certains essayèrent de sauter pour mieux apercevoir si ce que Matéo avait qualifié de Trésor d’Evian se trouvait effectivement au-dessus de la poutre; ils couraient depuis la plateforme en bois, le choc de leur pied contre le sol rythmait la cadence, puis arrivé à la fin de la plateforme, comme si le sol venait de disparaître, ils sautaient en direction de cette étrange toile blanche comme si elle allait leur permettre de voler. 

    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Perspective d'un enfant face aux géants en bois

    Comme atteindre le sommet semblait de plus en plus irréalisable, Alan, le bagarreur de la bande, commença à jeter des cailloux sur la structure, l’objectif étant que ceux-ci fassent basculer le trésor. Mais bien qu'il soit le plus téméraires, Alan n’arrivait pas à toucher sa cible ; les projectiles rebondissaient constamment contre quatre perches qui comme un chien de garde, protégeait l’accès à cette forteresse.

    De toute façon, cela n’avait plus grande importance, la maîtresse annonçait déjà le départ. Tous les enfants partirent en courant, slalomant à travers le labyrinthe en bois.

    Le trésor d’Evian venait de disparaître, aussi vite qu’il était apparu."


    Comme Matéo et ses copains en course d’école, nous avons également initié une course d’école de type architecte en herbe. Nous suivions alors les pas de nos prédécesseurs de l’année précédente.
    L’aventure a commencé par un réveille bien matinal afin d’apprécier l’air frais mais surtout de quitter la Suisse pour une découverte de la ville d’Evian en France. La traversé du lac avait un caractère paisible mais bien vite nous avons pu réaliser que ce métier demande littéralement de gravir des montagnes.

    Image Fri Nov 08 2019 15:00:47 GMT+0100 (CET)

    Montée du "mont Evian"!

    Néanmoins le temps automnal et ces multi-couleurs changeantes nous ont permis d’apprécier au mieux les beautés de la nature.
    A la fin de notre petite initiation à l’alpinisme, nous avons pu découvrir le site sur lequel nous allions baser notre projet dans le cadre de « MEASURES ».

    Image Fri Nov 08 2019 15:22:45 GMT+0100 (CET)

    Section en S du site à mesurer

    Le site en soi était à coté de la Grange au lac construit par l’architecte Patrick Bouchain. Celui-ci est pionnier de la réhabilitation de lieux industriels en milieux culturels. Il fait de ce projet une apologie du bois et du comment sublimer la matière par une connaissance de son essence, de ses mesures, de ses proportions et par son association à des artifices (ex. la lumière, aluminium) qui ne font que transcender la beauté de mère nature. Il arrive alors à nous faire réévaluer les prétentions/préjugés que nous pouvions avoir sur la matière (ex. extérieur de la grange) par son contraste saisissant avec l’intérieur de l’édifice.

    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Grange au lac par Patrick Bouchain -  Architecte

    A l’instar de cela, nous même avons commencé à habiter le site construit par les étudiants de l’année précédente afin d’en sortir une connaissance de ce dernier. Ayant par binôme une trame à évaluer, nous nous sommes engagés dans la mesure de chaque morceau de bois, chaque croisement de bois. L’intention était multiple. Certes comprendre la singularité des différentes parties de la construction afin de "quitter une donnée complexe, confuse, parfois même insaisissable, afin de la projeter, dans la sphère de la réalité abstraite", c'est à dire le monde "grapho-numérique de la grille" (Codex-Measures, p.10) mais aussi ressortir les aspects permettant justement d’exprimer la complexité du site qu’on ne voit pas forcément au premier abord, ainsi que sa logique de montage. 
    Notre intérêt s’est donc dirigé vers les interstices mais tout particulièrement sur celui permettant la mise en commun de l’écran de projection et de la matrice de la proto-structure.
    Image Fri Nov 08 2019 19:44:40 GMT+0100 (CET)


    Interstice sous différents angles

    On remarque alors que cette zone de transition diffère de l’édifice de base. En effet, la portée de la poutre porteuse au point de contact avec l’écran, en comparaison à la distance entre 2 poteaux de la proto-structure est plus petite (1m39 vs 1m69). L’autre particularité de cet interstice est la présence de 2 sets de diagonal partant de l’extrémité-écran de la poutre porteuse en direction du poteau porteur de la matrice (1 set en direction du sol/plancher et l’autre en direction du ciel).
    Ces diagonales ont alors une fonction de contreventement encore plus renforcée par la présence du voile de l’écran mais aussi une fonction de soutien à l’écran. Elles finissent alors par définir aussi cet espace singulier.
    Il devient intéressant de visualiser le paradoxe entre l’armature de la voile (lourd) et la notion de légèreté associée à cet espace. Sans l’association de ces diagonales, l’écran ne pourrait exister.
    De voir qu'un enchevêtrement de bois "simple" en remplissant sa fonction qu'on imagine de base, c'est à dire de soutiens et de résistance aux défis naturels, vient par la même occasion créer un espace propre, est quelque chose de remarquable.


    Forts de ces données nous avons initié des croquis et dessins nous permettant par la suite de mouler l'espace induit par ce nœud de transition qui est l'interstice.
    Image Fri Nov 08 2019 17:46:36 GMT+0100 (CET)

    Monge (plan + 2 élévations) de la protostructure à l'échelle 1:10 avec axonométrie de l'interstice à l'échelle 1:5




    Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Reproduction du détail en projection de Monge et axonométrie (échelle 1:5)


    Image Fri Nov 08 2019 21:14:28 GMT+0100 (CET)

    Axonométrie éclatée horizontale - Démontage/remontage - Echelle 1:5


    Les diagonales créant un espace propre, nous avons essayé de le reproduire sur papier à l'aide d'une perspective. L'idée était de se ramener à la petite histoire que nous avions créer, et qui jouait une place de fil rouge dans notre ouvrage, pour essayer de projeter par le papier est le crayon l'impression que faisait la structure sur ces enfants en pleine course d'école. Cela rejoins aussi nos réflexions sur la mesure. L'idée étant qu'en mesurant nous influençons nos mesures (action du mesureur sur le mesuré), car nous ne sommes pas neutre par rapport à l'objet. Cette subjectivité est illustrée par cette perspective, où un enfant de 8 aura un regard complètement différent sur l'objet que si le point de référence avait un été un adulte de 1m80. 


    Image Sat Nov 09 2019 11:25:42 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 11:25:42 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Perspective-Projection par un enfant (1m30)


    Ayant comme indication que le site était éphémère et qu’il allait être déconstruit pour être potentiellement réinstallé ailleurs, nous devions imaginer son processus de démontage et de remontage. La démarche pourrait alors s’apparenté au fonctionnement d’un cirque itinérant. Raison pour laquelle nous nous sommes axés sur des idées d’économie d’énergie, de temps et de ressources.

    Par analogie, notre réflexion créatrice s’est alors focalisé sur la production d’un moule permettant la fabrication d’un interstice en une pièce unique permettant de mieux faire transparaître l’espace induit par cet interstice.
    L’idée était donc de conserver ces critères de rapidité, d’efficacité et d’économie financière. Le postulat étant que malgré l’investissement de temps dans sa phase de conception, qu’un moule bien pensé et construit permet une économie, de temps quand l’action de remontage doit être répété à plusieurs reprises, une économie financière de par l’accessibilité de la matière première, une économie des moyens humain quand la pièce est produit en 1 seul élément versus d’une multitude devant être emboîté les unes aux autres.



    Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 09 2019 10:23:50 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Détail du moule en Monge - Echelle 1:3

    En déterminant le carton comme moyen d'expression du moule (2mm) et le plâtre (+ eau) comme nouvelle essence de la structure originel, nous avons finalement pris la décision de faire le moule en 2 pièces. Le compromis pourrait paraître bien timoré face à notre intention de base mais étant donné que l’idée de base demandait la juxtaposition de 7 niveaux structurels pour le moule et que avec les propriétés du plâtre et du carton il aurait été difficile d'assurer l'intégrité du moulage finale. En effet il fallait trouver le bon dosage dans la préparation du plâtre liquide tout en gardant une fluidité optimale de celui-ci sans qu'il imbibe trop le carton. De plus il fallait s’assurer que tous les recoins du moule soient atteints par le plâtre pour que notre conception soit efficace, or sur un moule à 7 étage, avec de nombreux coins à remplir, il est très difficile de ne pas créer des trous d'air (chose qui nous est en tout cas arriver sur un moule à 4 étages).

    Ces limitations expliquent pourquoi nous avons décidé de faire le moule en 2 phase par juxtaposition de 4 niveau structurels au lieu de 7.

    Image Fri Nov 08 2019 20:46:35 GMT+0100 (CET)

    Un labyrinthe en moule

    Il est fascinant d'observer qu'à l'instar des contreventements sur la structure réelle, les contreforts ont aussi une position de maître dans notre moule. A nouveau, sans eux, notre moulage ne peut voir le jour. De plus, l'adjonction stratégique de chacun de ces éléments offre un labyrinthe structurel dans un processus de découverte de cette interstice.

    Après avoir coulé, nous avions un produit final avec plusieurs zones d’imperfection. En effet, comme nous pouvions le craindre au début, le plâtre liquide n’est pas toujours allé dans toutes les zones de l’espace induit par l’interstice.


    Image Fri Nov 08 2019 21:14:28 GMT+0100 (CET)


    Interstice en plâtre


    Nous pouvons toutefois conclure que la complétude de notre imaginaire, la concrétisation physique d’une idée nous remplit d’un sentiment de satisfaction presque enivrante car même dans toute son inexactitude l’idée d’un moule unique reste quelque chose d’atteignable et de faisable. Reste à perfectionner les résistances de zones de fragilité du moule (adjonction de contreforts) et la technique de dosage et d’application du matériau pour une intégrité absolue du moulage. Au final, l’ingéniosité rime rarement avec facilité…




  • Mesures à Evian

    Par Suter Axelle, Weissbaum Zoé, 23/10/19

    La deuxième phase commence : "MEASURES". On se rend à Évian, lieu où les "deuxième année" actuels ont monté leur projet de fin d'année passée, en mai dernier. On y découvre alors une énorme structure de bois, commune à toute la construction, et tous les projets qui y sont insérés. Chaque binôme se voit attribué une partie de la structure, il se trouve que nous travaillons sur un mur en briques. Dès lors, les mesures commencent.

    Mais une question se pose : "Faut-il idéaliser ou prendre en compte les imprécisions ?"


    Image Sat Oct 26 2019 18:58:32 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    structure en bois & mur en briques