ROOMS_synthèse, concept et maquette REVIEW

Par Toupance Sacha, 29/03/20

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PLAN - du référentiel à la proposition spatiale

I - site et implantation 

II - discours constructif

III - caractéristiques des intentions d'intériorité 


I/

[§1-2] Site d'implantation: la Mangrove 

À posteriori, je réalise que l’emplacement de mon projet matérialise dans un sens mes premières impressions lors de la visite du site.

Le site paraissait extrêmement fragile, réservé, à tel point qu’il me semblait difficile d’envisager une implantation qui respecte suffisamment le lieu - conscient de l'aspect naïf de ces constatations, je maintiendrai qu'elles guident malgré elles ma manière de me projeter sur le site. 

Ma proposition de ROOMS se situe à la totale extrémité de la zone de construction envisagée. Construite selon une logique de porte-à-faux, mon projet s’accroche à la protostructure puis au muret côtier afin de pouvoir tenir au-dessus du Rhône.


II/ 

[§3-4] Le discours structurel déployé est composé de deux stratégies; l'utilisation de la protostructure comme élément d'accroche pour le haut du projet et un dispositif de pinces pour appuyer les dernières marches et la plateforme sur le muret de béton.

Les plans verticaux n'ont pas d'intention structurelle; ils ne tiennent qu'eux-même. Les marches et la plateforme sont supportées par des poutres horizontales qui viennent s'encastrer dans des cadres.

L'escalier est étroit, la plateforme n'est pas très grande non plus. 

Mon projet donne également à voir un problème d'ancrage que nous aurons à relever: la protostructure est pour cette phase de projet encore simplement posée sur le muret de béton. Il sera donc nécessaire de venir la soutenir à cet endroit-là. La stratégie de pince déployée pour mon porte-à-faux entend précisément à répondre à ce soucis, et c'est ce que j'ai été contraint de faire à la rencontre du premier pied de la protostructure. 

Le projet est construit de plusieurs modules, dont celui des marches composé de cadres qui sont répétés jusqu'à atteindre la plateforme. De haut en bas, la structure propose de brouiller la vue frontale au Rhône par un bardage à faible entraxe pour cadrer vers la zone de la plateforme absent d'obstacles.


III/

[§5-6] Le projet vise à être plus qu’un cadrage : aussi une invitation à ancrer sa position dans un site qui ne fait que s’étendre le long de la côte. La séquence construite vise à proposer une discrimination des espaces en ouvrant l’accès à un niveau inédit ; à ras de l’eau, sur une plateforme relativement étroite. 

Cachée par le muret naturel et un bardage de bois, cette plateforme incarne pour moi un idéal d’isolation, d’espace certes public mais qui vise à être activé par un usager et privatisé le temps d'un instant. 


Finalement, je suis heureux de la séquence produite avec les projets environnants [cf. planches avec Alix De Coulon]. Les espaces interstitiels ont ceci d'intéressants que les projets sont liés d'une certaine façon par les caractéristiques des infériorités créées.