• HOUSES_w25 ÉTAT DES LIEUX concept

    Par Bourdon Marie, Curinga Noah, Toupance Sacha, 09/05/20

    HORTUS CONCLUSUS effectue une césure avec son environnement. En son centre, de hauts pans verticaux s’élèvent avec la firme intention de ne lasser rien transparaître de ce qui s’y trouve. Il est nécessaire d’y entrer et ceci se fait de façon radicale, par trois points de passage étroits et succincts qui, une fois franchis, débouchent sur des couloirs. Une réelle transition s’opère jusqu’à l’accès à trois jardins.

     

    Chacun des jardins engage un dialogue entre des éléments organiques et un.e potentiel.le visiteur/euse. Ils se déploient selon des dispositifs de monstration qui relèvent d’ambitions propres à ces trois instants. 

     

    Si la géométrie du projet découle des modules de la protostructure, celle-ci est évidée dans les jardins et ne reparaît qu’aux moments de déambulation que sont les couloirs. Les jardins sont ainsi des espaces purs. Les éléments présents sont au devant de la scène.  

     

    Ce sont différents éléments du site de la Mangrove qui sont capturés par les jardins, isolés de leur contexte d’origine. Ils apparaissent alors dans des conditions uniques et aspirent à une appréhension différente.

     

    Notre interprétation du HORTUS CONCLUSUS entend ouvrir des espaces intimes mêlant contemplation et déambulation.

  • HOUSES_état des lieux

    Par Arutselvan Arudsagini, Bossel Adrien, Bourdon Marie, Chatain Marie, Curinga Noah, De Coulon Alix, Diego Alemanyscenini, Domezon Quentin, Keum Su sie, Mizel Flavia, Molliet Julian, Pichler Carolina, Schwaiger Dylan, Toupance Sacha, Triantoro Adrianus, Tukuabo Yonas, Vuchkova Blagica, 03/05/20

    Image Sun May 03 2020 23:40:08 GMT+0200 (CEST)

    pdf : https://drive.google.com/drive/u/0/folders/1Cj4gdIlBg0v3cbSLRxR9YXbKbPtAe_-h

  • HOUSES_axonométrie des modifications de la protostructure MARECHAL

    Par Toupance Sacha, 03/05/20

    Image Sun May 03 2020 22:16:40 GMT+0200 (CEST)

  • HOUSES-SYNTHESE

    Par Arutselvan Arudsagini, Bossel Adrien, Bourdon Marie, Chatain Marie, Curinga Noah, De Coulon Alix, Diego Alemanyscenini, Domezon Quentin, Keum Su sie, Mizel Flavia, Molliet Julian, Pichler Carolina, Schwaiger Dylan, Toupance Sacha, Triantoro Adrianus, Tukuabo Yonas, Vuchkova Blagica, 03/05/20

    HORTUS CONCLUSUS  

    jardin clos (lat.)


    Par ce titre, l'ambition du projet est de créer un espace intime centré sur les éléments naturels du site et pourtant relié et accessible par les projets voisins. Tout ceci au bord du Rhône, sous la couverture des arbres et dans le contexte de la protostructure.

        Le programme se matérialise par une géométrie forte, composition de carrés qui forment trois espaces appelés jardins et un réseau de cheminements et sas offrant une transition entre l'espace ouvert extérieur et introverti à l’intérieur. Cette même géométrie est tracée à partir d'une matrice simple basée sur les dimensions de la protostructure, permettant une modularité spatiale mais aussi et surtout structurelle. Cette matrice se matérialise en une densification des horizontales et de certaines verticales protostructurelles offrant ainsi des appuis pour le sol en plancher et les parois du projet.

        Le cheminement se fait au sein d'un réseau labyrinthique de hautes parois diaphanes, des cadres légèrement perceptibles derrière une toile translucide tendue. Ces mêmes cadres, de par leur structure contre-ventée fixée à la protostructure, permettent un évidement de celle-ci dans les jardins. Les espaces centraux confinés par cette succession de passages et détours étroits et élancés vers le ciel, sont paradoxalement très accessibles car desservi par plusieurs entrées, souvent fruit d'une transition subtile avec les projets voisins. Ainsi de multiples parcours les distribuent et ils deviennent espaces de rencontre, spécialement le plus grand.

        Les espaces appelé jardins sont des cadrages des éléments terrestres et aquatiques formé par des percements dans le sol construit, allant d'une couverture presque complète à une ouverture totale sur la topographie. Les arbres occupent une place importante et le visiteur, observateur de la nature tout au long du parcours est ponctuellement confronté à ceux-ci, traversant la structure de bas en haut. Les hautes parois cadrent aussi le ciel et la canopée. Dans le contexte de la protostructure, l'absence de tout élément structurel vertical renforce la sensation d'un espace à part, comme un monde parallèle que seraient les Hortus.


  • HOUSES_fiction

    Par Toupance Sacha, 03/05/20

    Extrait de la fiction de la Mangrove. Projet MARECHAL. 


    Perdu de vue, le chien pourrait à présent être n’importe où. Dans le hasard de mon parcours, deux hauts murs indiquent une entrée. Il m’est aisé de comprendre que c’est une mauvaise idée, que le chien ne s’y trouve pas. J’y pénètre toutefois, ma spontanéité guidée par l’incongruité de la hauteur des parois. De l’extérieur, une boîte, une espèce de grand local entouré de membranes de tissu. Deux pas et je me trouve aussitôt à l’intérieur d’un maigre couloir dont les dénouements sont pluriels. Je longe les parois dont les galandages structurels semblent presque dessiner des flèches. À la première ouverture, je jette un regard curieux. Le sol s’arrête à l’entrée de ce premier espace, carré de sol naturel entièrement cloisonné. Je lève la tête, le ciel apparaît, cadré par le haut des cloisons. Je l’aperçois vaguement : les feuillages des arbres tout autour dansent. Le parcours continu. Au bout du même couloir, j’entre dans un deuxième enclos, radicalement plus grand. Le sol dessine une passerelle qui guide mes pas, tandis que son absence par endroits permet la résurgence du sol boueux. Quelques arbres percent la passerelle et s’élèvent plus haut encore que les parois. Leurs couronnes dessinent des ombres sur le tissu qui frétillent. Je marche encore et je semble aboutir au même couloir, à une même étroitesse qui anticipe mon parcours pour me diriger à l’entrée d’un troisième instant. Trois murs paraissent cadrer le Rhône. Le sol indique une limite, la passerelle de bois s’arrête presque à l’entrée de la pièce et ne m’invite qu’à rester en retrait. Quelques minutes disparaissent. Je pars à nouveau et aperçois une sortie. Un regard vers la droite m’apporte la certitude d’être retourné au couloir de départ. Deux pas achèvent mon retour au chemin initial.