• Une visite improvisée de la Mangrove - scénario

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 09/05/20

        Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

     ***

        Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant.

        Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée.

        Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.

    ***

        Après l'abondance des chemins rencontrée il y a quelques instants, les déplacements au sein de cet espace ouvert me semblent plus dirigés. Je m’avance vers la rambarde pour mieux contempler les quatre platanes occupant cet espace comme s’il avait été conçu pour les démarquer de leurs confrères et les sublimer. On dirait qu’ils s’élèvent jusqu’au ciel. Et pourtant, je regarde vers le haut, mais ce n’est pas le ciel que je vois. Quelle majestuosité… Les couronnes des arbres s’entremêlent, créant un toit vivant qui tamise la lumière du jour. Je regarde vers le bas. Tiens, on dirait que les deux arbres à droite fusionnent avant d’atteindre le sol. Et… est-ce un jardin là en bas ? Je suis persuadé que la curiosité de Julius a dû le guider jusqu’à celui-ci. Il doit sûrement être dans les parages… Je me déplace sur la coursive et me penche pour mieux voir. Mon attention est capturée par un petit groupe qui s’avance dans la cour. Il y a un autre chemin sous moi ? Et on peut marcher dans le jardin ? Comment on y accède ? Je scrute les alentours et j’aperçois un escalier descendant sur ma gauche. Ça doit être par là. Mais il y a un autre chemin qui semble mener vers de nouveaux espaces en face de moi. Où aller ?

        Je me décide pour l’escalier. Tiens, ici on peut marcher autour du jardin. Je fais lentement le tour, contemplant les plantes. Je dois descendre dans le jardin pour pouvoir croiser quelqu’un semblant perdu dans ses pensées. En parlant de “perdu”... je n’ai toujours pas retrouvé Julius. Je jette un coup d’oeil autour de moi, mais je ne l’aperçois pas. Les parois qui m’entourent imitent des rideaux, laissant entrevoir l’extérieur mais me protégeant de celui-ci… cette sensation d’intériorité m’envoûte et finit par me faire oublier ce que je cherchais. Le charme de cet espace ne me laisse pas indifférent et le chant des oiseaux  rend ce lieu d’autant plus pittoresque. Je comprends maintenant pourquoi les promeneurs ont tous un air songeur. Enfin, j’aperçois une sortie en face de moi, et décide d’aller explorer ce qu’il y a de l’autre côté. 

        Je décide de revenir à la civilisation et d’entrer dans la structure. Il y a un va et vient de personnes qui se rencontrent, passent, s’arrêtent seules ou à plusieurs. Chacun habite cet espace à sa manière. Je décide de prendre du recul par rapport à cette fourmilière. Ce que je cherche est sur ma gauche, un emmarchement me ramène à la réalité naturelle de cette espace. En sortant de cette espace, je redécouvre la nature qui s’étend devant moi. Je décide de me retourner et je vois cette immense structure foisonnante et si mystérieuse. Mon regard se porte vers le Rhône que et découvre l’avancée au dessus des flots. Intrigué et avec l’envie de toucher l’eau je rentre dans ce labyrinthe de bois et de toiles à la recherche de la bonne entrée. La première entrée sur la droite doit être la bonne.

    ***

        Je me rapproche de l’eau et plus je m’avance plus les parois semble onduler sur mon passage. Les parois dansent devant moi m’accompagnant, et m’hypnotisant, vers l’eau. J’arrive sur une plateforme, sortant de ce dédale mouvant. Cette plateforme semble être sur l’eau. Cet espace ouvert après un dédale de parois nous coupent du reste de la structure. Je me sent si proche de l’eau, de la nature avec tout ses arbres penchées me surplombant. Je communie avec le site. Je sors de ma transe en entendant Julius abboyer au loin. Il faut absolument que je retrouve ce chien. Mon chemin de retour me ramène dans cette valse avec les parois.

        Je ressors enfin en me questionnant si le bois est réellement une matière dure ou souple. Ces questions tournant dans ma tête me mènent naturellement plus loin dans cette structure, attiré par cette coursive couverte. La vision sur le Rhône est obstruée mais celle sur la nature absolument pas. Je peux observer la majestuosité des arbres. Plus j’avance plus j’ai cette sensation qu’il faut sortir et retrouver la réalité. Mon cheminement de pensée est perturbé par cette paroi qui coupe la galerie. Intrigué, je m’y intéresse de plus prêt et me rend compte que c’est une invitation vers un espace bien mystérieux qui m’attire pour en découvrire ses secrets. 

    ***

        Perdu de vue, mon chien pourrait à présent être n’importe où. Dans le hasard de mon parcours, deux hauts murs indiquent une entrée. Il m’est aisé de comprendre que c’est une mauvaise idée, que le chien ne s’y trouve pas. J’y pénètre toutefois, ma spontanéité guidée par l’incongruité de la hauteur des parois. De l’extérieur, une boîte, une espèce de grand local entouré de membranes de tissu. Deux pas et je me trouve aussitôt à l’intérieur d’un maigre couloir dont les dénouements sont pluriels. Je longe les parois dont les galandages structurels semblent presque dessiner des flèches. À la première ouverture, je jette un regard curieux. Le sol s’arrête à l’entrée de ce premier espace, carré de sol naturel entièrement cloisonné. Je lève la tête, le ciel apparaît, cadré par le haut des cloisons. Je l’aperçois vaguement : les feuillages des arbres tout autour dansent. Le parcours continue. Au bout du même couloir, j’entre dans un deuxième enclos, radicalement plus grand. Le sol dessine une passerelle qui guide mes pas, tandis que son absence par endroits permet la résurgence du sol boueux. Quelques arbres percent la passerelle et s’élèvent plus haut encore que les parois. Leurs couronnes dessinent des ombres sur le tissu qui frétillent. Je marche encore et je semble aboutir au même couloir, à une même étroitesse qui anticipe mon parcours pour me diriger à l’entrée d’un troisième instant. Trois murs paraissent cadrer le Rhône. Le sol indique une limite, la passerelle de bois s’arrête presque à l’entrée de la pièce et ne m’invite qu’à rester en retrait. Quelques minutes disparaissent. Je pars à nouveau et aperçois une sortie. Un regard vers la droite m’apporte la certitude d’être retourné au couloir de départ. Deux pas achèvent mon retour au chemin initial. Julius est là, assis, m’attendant l’air béat. 

    ***

        Julius n’arrive pas à se calmer depuis qu’il a aperçu un magnifique golden retriever dans les filets. Il nous regarde. Je veux le calmer parce qu’il est trop petit pour aller marcher sur ces filets. Mais impossible de le calmer. Je prends la décision de l’amener en haut quitte à le porter sinon je ne serai jamais tranquille. Je cherche donc l’accès pour  parvenir à l’étage supérieur mais de grands pans de tissu bloquent ma vision. Je m’en approche pour voir si je ne verrais pas un escalier ou une échelle pour atteindre l’étage supérieur. C’est la que je réalise que les toile et l’escalier ne font qu’un. Mais il faut que je rentre dans l’espace qui nous rapproche du Rhône. Je commence à monter ces marches avec comme seule vision l’arrivée. 

        Premier palier : dilemme. Monter à gauche ou à droite… je décide de prendre par la droite puisque qqn est arrêté au milieu de l’escalier de gauche. La montée finale devient irréelle. Avec les toiles sur les côtés, j’ai cette sensation de flotter et de m’envoler avec elles vers la fin de la structure. Arrivé au sommet, la vue est époustouflante. La vue sur le Rhône est à couper le souffle ; on voit clairement la rive sur le côté opposé. Je prend Julius dans mes bras et commence l’aventure sur les filets. Je remarque un groupe de personnes adossé contre un filet sur le côté de la construction. Je m’approche un peu plus et remarque du coin de l’oeil une discontinuité dans le paysage. Sur la rive en face une structure similaire et si différente nous fait face. Je continue mon chemin qui me fait changer ma vision de ce que j’ai visité et observer le mouvement de toutes ces personnes allant et venant. Arrivé au bout, je rejoins l’escalier que j’ai vu préalablement. Je pense que la boucle est bouclée. Je vais pouvoir rentrer avec la plus belle des découvertes en tête.

  • Diplodomus A0

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, de Huu Audrey, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Divorne Lisa, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Niederhauser Noemi, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 04/05/20

    Group Alpha

    Image Mon May 04 2020 08:26:59 GMT+0200 (CEST)


    Group Beta


    Image Wed May 27 2020 08:52:34 GMT+0200 (CEST)


    Planche groupe Beta



    Group Gamma

    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Delta


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)



    Image Wed May 27 2020 18:31:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)




    Group Epsilon


    Image Mon May 04 2020 08:54:31 GMT+0200 (CEST)

    Group One


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)

    Group Two


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Three


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Four



    Image Tue May 19 2020 12:38:26 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Group Five


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)
  • HOUSES_FORMES

    Par Bonnet Iciar, Dürig Alexander, 26/04/20





    Image Mon Apr 27 2020 08:56:51 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    HOUSES -Studios Niederhauser et Pretolani


    Dans la phase HOUSES, le studio Niederhauser et Pretolani travaillent ensemble sur un grand projet commun, dérivé des projets de la phase ROOMS. Celui-ci est toutefois séparé en plusieurs sous-projets, afin de faciliter la répartition du travail et de permettre une expression plus libre des idées selon les différentes équipes. Six groupes au total travaillent ensemble afin de réaliser la HOUSE finale.


    Image Sun Apr 26 2020 12:41:20 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Storyboard


    Le groupe 2 (Anna, Iciar, Camille, Phil, Clément et Alex) propose un espace longitudinal formé de deux passages à hauteurs différentes. Cet espace se trouve au milieu du projet global des deux studios, encadré par les constructions des autres groupes. Il se joint aux autres espaces de la HOUSE au moyen d'une rampe, ainsi que de deux escaliers de chaque côté.  Le projet se base sur deux passages étroits que l'on parcourt à deux hauteurs différentes autour d'un grand espace ouvert sur l'étage inférieur.

    Image Mon Apr 27 2020 14:12:54 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    MONGE

    L'espace le plus en hauteur, situé à l'extrado,  s'extrait  directement d'une rampe et contourne l'espace vide jusqu'à revenir sur le chemin de randonnée du site de la Mangrove. Il possède des parois hautes qui guident le visiteur dans son ascension. Ces parois sont fabriquées à partir d'un matériau translucide rendant le passage lumineux,mais dont la vue sur le site est inaccessible.

    Image Sun Apr 26 2020 23:40:58 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale) 

    Isolation du projet 2


    Le second plancher se situe à l'intérieur du premier, en contrebas. Il possède deux types de parois. La première est une paroi en commun avec le premier passage, haute et translucide. Les ombres des visiteurs traversant le premier passage sont donc visibles à travers le matériau depuis ce second espace. Un jeu d'ombres et de formes s'opère entre les deux passages. La deuxième barrière, du côté du vide, est beaucoup plus basse, permettant l'accès à la vue sur le site et sur les projets se déroulant aux étages inférieurs. Le second plancher donne donc un aspect de mezzanine, sur laquelle la vue sur une grande partie de la HOUSE est possible. Ce plancher est relié à deux escaliers différents à ses extrémités, permettant une libre circulation à travers les différents espaces de la HOUSE.



    Image Mon Apr 27 2020 08:56:51 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Vue intérieure du projet, relation avec le site


    Le Projet s'accompagne d'un écran de projection en hauteur, au milieu de l'espace vide. Cet écran peut se déplacer sur un système de rail qui se met en place en tirant un câble. L'écran peut alors se déplacer de droite à gauche, afin que la vue sur le Rhône ou la vue sur l'écran même soit possible depuis les escaliers du groupe 1 


    Image Mon Apr 27 2020 08:56:51 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)Image Mon Apr 27 2020 08:56:51 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    L'écran dans ses deux positions maximales







  • REVIEW

    Par Bonnet Iciar, 09/04/20

    The Project I set up for the phase rooms was very focused on details of junction and connection between the projects of the different students around. However, the  space I intended to create with my project was not very developed and expressed with multiple angles, perspectives, and inside views. I personally knew what my project would look like and had my own ideas of the spaces it could create, but I did not share my vision of it enough. In addition to this, the space I offer looks pretty shy and doesn't seem to express itself so much. I should have experienced more arrangements with broader spaces, where the project could really shape into its own identity. I sometimes lost the identity of my project when I was trying to  reunite the other projects together and focusing on an effective and efficient modular system. I didn't give her the space and strength she deserved.

  • CONNECTION

    Par Bonnet Iciar, 03/03/20

    Mangrove site in Geneva, near the Rhône. The site, according to me, must keep its natural charm and a light construction is what I believe will suit the spot the best.


    Image Sun Mar 08 2020 19:34:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Mangrove site, Geneva


    The projects students have been working on have all their own features, but all of them are not connected to each other. Some are even completely apart from the rest. I personally believe that they should all be a part of something bigger and belong to a wider system, like a constellation or spider web.

    Image Fri Mar 20 2020 13:53:31 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Storyboard


    I would like to create a connection between all the different projects inside the Protostructure. My project itself has thus a role of passage between the different spaces created by the students, but it also has its own identity with the space it creates on its own.



    Image Thu Apr 02 2020 09:58:40 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    General view of the project


    I wish to offer a simple and efficient system, that uses similar modular pieces. Thus, we could be able to make the different parts of the project in advance and move them on the Mangrove site after construction.The project is divided in two parts:

    The Floor

    An horizontal crossing floor is made with two modular pieces only.


    Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)  Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    The floor is structurally maintained with beams under the wooden boards. These beams can be leaning perfectly on the Protostructure as their shape adapts accordingly. Details of the modular floor pieces were designed to fit the pieces inside the Protostructure, and  avoid using screws: the wooden floor would simply hold on due to gravity. 


    Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)    Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Details and beams under the wooden board


    Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    The floor adapts the Protostructure


    The Protostructure could be crossed transversely and longitudinally, depending on the assemblage:


    Image Fri Mar 13 2020 17:59:43 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)                Image Fri Mar 13 2020 17:59:43 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    When four modules of the Protostructure are used with this project, a unique space is created: the floor has a diamond shape with a hole inside.


         Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Vertical Frame

    A vertical frame is created with elevated fences. These vertical pieces are not connected directly to the floor as I didn't want to enclose the visitor completely. However, it has still a consequent high to create an instable space. It is high enough to be above the visitor's head, and there is no roof above the space.

    These fences are also made of modular pieces of two different lengths to adapt the two different horizontal measures of the Protostructure (160cm and 240cm), according to which way we desire to cross.


    Image Sat Mar 28 2020 18:05:47 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Two different sizes of fence, with an adapted pattern.

    The fences are set according to the floor. As the floor approaches the side of the Protostructure, the verticals are getting closer to each other. I would suggest to set the floor as first as to which direction we desire to go, and then place the according fences around it.



    Image Sat Mar 28 2020 18:05:47 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Longitudinal Crossing


    These vertical fences hold on support posts. These posts are structural pieces, made to fit the verticals of the Protostructure, while carrying the vertical frame of my project. A support post is the junction between the Protostructure and the verticals of my project.


      Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)  Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Image Fri Mar 27 2020 10:26:00 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)   Image Sun Mar 15 2020 14:05:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Support post and how it adapts the Protostructure




    Image Sun Mar 29 2020 15:39:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Greater fence on support posts


    The smaller Fence is also sustained by Support Posts, but in the other direction. To be able to join two fences on the same post, it requires a metallic profile that can be inserted in the arm of the support post. Thus, the metal key joint creates two new arms on the post, on which the small fence can rest on.



    Image Sun Mar 29 2020 15:39:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Drawing of metallic profile


    Image Sun Mar 29 2020 15:39:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)Image Sun Mar 29 2020 15:39:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)Image Sun Mar 29 2020 15:39:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    The metallic profile can be inserted in the arm of the support post


    The smaller fence can rest on the new arms created by the metallic profile on the support post, the same way the greater fence leans on the post.


    Image Mon Mar 23 2020 16:59:11 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Mon Mar 23 2020 16:59:11 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Drawing of modular pieces and junctions



    Image Sun Mar 29 2020 23:17:57 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Connection with the Project of Kenneth Lam


    Space of the Project

    The space created in this project is supposed to make the visitor question himself about the space he is going through.

    The vertical fences are set according to the floor in a specific way: as the floor approaches the side of the Protostructure, the verticals of the fence get closer to each other, blocking the view of the visitor. In contrary, as the person is walking away from the fence, the verticals seem to open the view to the visitor. The observer doesn't feel enclosed as the fences are elevated and light, but he still doesn't feel so free as he may be blocked by the shape of the project. In addition to this, the fences have an irregular degradation pattern, which is not common and gives a feeling of instability.

    The floor has also a particular shape: it's not straight, and the visitor has to walk prudently as holes may appear at some areas. The simple action of "walking" takes here another meaning as it doesn't feel so familiar anymore. The visitor should notice the disturbance and look closer at the space to understand where this feeling comes from.


    I believe a room is a space with particularities that make the visitor realize his environment has changed. The person must be aware of it, and feel the space he has just stepped into.

    Image Thu Apr 02 2020 10:32:23 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    The space created can look very simple at first, but the visitor is quickly put into an unusual situation, where walking doesn't seem so natural anymore.