VISUELS - GROUPE DELTA

Par Dürig Alexander, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Lam Kenneth, Ozhiganova Anna, Von Flüe Oriane, 10/05/20

SCÉNARIO DE PARCOURS

Storyboard narratif de la Diplodomus

Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

Storyboard de la Diplodomus, parcours (en rouge) d'un promeneur à la recherche de son chien  

 

    Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

    Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant. 

    Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée. 

    Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.


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VISUELS IMMERSIFS

Collages

Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

Essais de collage, vue depuis le chemin surplombant le site de la Mangrove.


Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

Essais de collage, vue éloignée depuis l'Ouest.


Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

Collage, vue rapprochée depuis l'Ouest.


Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)Collage, vue au pied de la Diplodomus depuis l'Ouest.


Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)

Collage, vue intérieure, panneaux amovibles.


Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)

Collage, vue intérieure plongeante sur le projet 3, depuis le projet 2.


Image Fri May 15 2020 16:09:42 GMT+0200 (CEST)Image Fri May 15 2020 16:09:42 GMT+0200 (CEST)

Essais de collage, vue éloignée depuis l'Est.


Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

Collage, vue à l'entrée supérieure, au niveau de la pente.


VISUELS IMMERSIFS

Atmosphères

Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

Collage, vue intérieure, projet 3, jeux d'espace : panneaux mobiles.


Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

Collage, mise en situation : regarder un film projeté sur l'écran depuis les gradins.


Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

Collage, occupation de la Diplodomus, de jour. Vue depuis l'Est.


Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Collage, occupation de la Diplodomus, de nuit. Vue depuis l'Est.


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VISUELS IMMERSIFS

Dessins

Image Wed May 20 2020 00:37:31 GMT+0200 (CEST)

Vue sur l'entrée principale de la Diplodomus depuis le chemin. Dessin, feutre noir fin.


Image Wed May 20 2020 00:37:31 GMT+0200 (CEST)

Vue depuis les gradins. Dessin, feutre noir fin.

Image Wed May 13 2020 13:16:17 GMT+0200 (CEST)Coupe perspective, vue depuis le Sud, vision sur les panneaux mobiles, les couloirs transparents et les gradins. Dessin, feutre noir fin.


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VISUELS IMMERSIFS

Coupes perspectives

Image Fri May 15 2020 16:31:05 GMT+0200 (CEST)

Coupe perspective, vue depuis le Sud, vision sur les panneaux mobiles, les couloirs transparents et les gradins. En couleur.



Image Fri May 15 2020 18:39:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

Coupe perspective longitudinale, vue direction est, échelle 1:33.




Image Tue May 26 2020 18:55:06 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


coupe perspective, vue depuis le sud, projet "passage" coupé, 1:70 

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VISUELS IMMERSIFS

Maquette - pistes de développement

Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

Étude de la topographie et de l'implantation de la Diplodomus sur celle-ci, en vue de modéliser certaines parties. Collage. 


Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

La recomposition du site part I : un étang faisant office de la berge du Rhône.


Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

La recomposition du site part II : représenter le terrain de la Mangrove. Argile, chocolat, mélange chocolat & argile, herbe hachée.


Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

La recomposition du site part III : fabrication des troncs d'arbres présents sur le site. Pâtisserie.


Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 27 2020 03:26:10 GMT+0200 (CEST)

La recomposition de la Diplodomus part I : les parois transparentes encadrant les couloirs du projet "inhabited walls". Papier claque piégé dans un cadre en bois.


Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

La recomposition de la Diplodomus part II : les parois mobiles du projet "modular space". Lasagne entre deux morceaux de bois.


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Cadres et plancher du projet "modular space".


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Coulage des fondations du projet "modular space".


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Intérieur du projet "modular space" en maquette : parois de lasagne et béton en chocolat.


Image Wed May 27 2020 03:26:10 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

La recomposition de la Diplodomus part III : les tuiles en terre cuite recyclée du site du projet "interstice". Argile du jardin, chauffé et séché.


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Construction de la maquette 


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Maquette en extérieur. Projet "passages" manquant.


Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

Maquette en extérieur avec projet "passages". En fond, le "Rhône". Photographie et collage.