• Diplodomus - Introduction

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Niederhauser Noemi, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 29/05/20

    Diplodomus (noun) 

    Root - Diplo: double in ancient greek; Domus: latin word derived from the ancient greek demo « build », demos  « house », and  doma « construction ». 

    Origin - Following a comment made about the diplodocus skeleton resembling the HOUSES project, a pun was told: that it is in fact a diplodomus. 

    Definition - The double HOUSES project created by the Niederlani studio.


    Niederlani (noun) 

    Root - Nieder: lower in old german; Lani: heavens in hawaiian. 

    Origin - The merge of the two studios Niederhauser and Pretolani. 

    Definition - A confined group of future architects collaborating.


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    Implanted on the highest terrain of the Mangrove House is the Diplodomus, a virtual collaboration brought to life by the thirty-one students of the hybrid studio Niederlani during the Coronavirus pandemic. Approximately 15x13x10m , it stretches from the middle of the riverside up to the center of the footpath descending from the wood, and acts as one of the main entrances to the House, connecting the higher ground to the lower. 

    Made of mostly wood, plastic and rammed earth, the overall construction is reminiscent of the skeleton of the famous diplodocus, named for its double-beamed tail bones. Its head the entrances at top of the terrain, its ribs enclosed by a semi-transparent membrane encircling the central area and its tail lying detatched accross the protostructure, its iconic bones rising into the air as stairs.

    The spacial reality of movement is the uniting aspect shared between each of the five parts constructing the whole body: the relationship between stagnation and motion, the exploration of the effect of various enclosures on space, research on the concept of passage, as well as on the reuse of previously discarded spaces and materials from the Rhone site itself.


    Image Fri May 29 2020 14:43:27 GMT+0200 (CEST)

  • Une visite improvisée de la Mangrove - scénario

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 09/05/20

        Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

     ***

        Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant.

        Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée.

        Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.

    ***

        Après l'abondance des chemins rencontrée il y a quelques instants, les déplacements au sein de cet espace ouvert me semblent plus dirigés. Je m’avance vers la rambarde pour mieux contempler les quatre platanes occupant cet espace comme s’il avait été conçu pour les démarquer de leurs confrères et les sublimer. On dirait qu’ils s’élèvent jusqu’au ciel. Et pourtant, je regarde vers le haut, mais ce n’est pas le ciel que je vois. Quelle majestuosité… Les couronnes des arbres s’entremêlent, créant un toit vivant qui tamise la lumière du jour. Je regarde vers le bas. Tiens, on dirait que les deux arbres à droite fusionnent avant d’atteindre le sol. Et… est-ce un jardin là en bas ? Je suis persuadé que la curiosité de Julius a dû le guider jusqu’à celui-ci. Il doit sûrement être dans les parages… Je me déplace sur la coursive et me penche pour mieux voir. Mon attention est capturée par un petit groupe qui s’avance dans la cour. Il y a un autre chemin sous moi ? Et on peut marcher dans le jardin ? Comment on y accède ? Je scrute les alentours et j’aperçois un escalier descendant sur ma gauche. Ça doit être par là. Mais il y a un autre chemin qui semble mener vers de nouveaux espaces en face de moi. Où aller ?

        Je me décide pour l’escalier. Tiens, ici on peut marcher autour du jardin. Je fais lentement le tour, contemplant les plantes. Je dois descendre dans le jardin pour pouvoir croiser quelqu’un semblant perdu dans ses pensées. En parlant de “perdu”... je n’ai toujours pas retrouvé Julius. Je jette un coup d’oeil autour de moi, mais je ne l’aperçois pas. Les parois qui m’entourent imitent des rideaux, laissant entrevoir l’extérieur mais me protégeant de celui-ci… cette sensation d’intériorité m’envoûte et finit par me faire oublier ce que je cherchais. Le charme de cet espace ne me laisse pas indifférent et le chant des oiseaux  rend ce lieu d’autant plus pittoresque. Je comprends maintenant pourquoi les promeneurs ont tous un air songeur. Enfin, j’aperçois une sortie en face de moi, et décide d’aller explorer ce qu’il y a de l’autre côté. 

        Je décide de revenir à la civilisation et d’entrer dans la structure. Il y a un va et vient de personnes qui se rencontrent, passent, s’arrêtent seules ou à plusieurs. Chacun habite cet espace à sa manière. Je décide de prendre du recul par rapport à cette fourmilière. Ce que je cherche est sur ma gauche, un emmarchement me ramène à la réalité naturelle de cette espace. En sortant de cette espace, je redécouvre la nature qui s’étend devant moi. Je décide de me retourner et je vois cette immense structure foisonnante et si mystérieuse. Mon regard se porte vers le Rhône que et découvre l’avancée au dessus des flots. Intrigué et avec l’envie de toucher l’eau je rentre dans ce labyrinthe de bois et de toiles à la recherche de la bonne entrée. La première entrée sur la droite doit être la bonne.

    ***

        Je me rapproche de l’eau et plus je m’avance plus les parois semble onduler sur mon passage. Les parois dansent devant moi m’accompagnant, et m’hypnotisant, vers l’eau. J’arrive sur une plateforme, sortant de ce dédale mouvant. Cette plateforme semble être sur l’eau. Cet espace ouvert après un dédale de parois nous coupent du reste de la structure. Je me sent si proche de l’eau, de la nature avec tout ses arbres penchées me surplombant. Je communie avec le site. Je sors de ma transe en entendant Julius abboyer au loin. Il faut absolument que je retrouve ce chien. Mon chemin de retour me ramène dans cette valse avec les parois.

        Je ressors enfin en me questionnant si le bois est réellement une matière dure ou souple. Ces questions tournant dans ma tête me mènent naturellement plus loin dans cette structure, attiré par cette coursive couverte. La vision sur le Rhône est obstruée mais celle sur la nature absolument pas. Je peux observer la majestuosité des arbres. Plus j’avance plus j’ai cette sensation qu’il faut sortir et retrouver la réalité. Mon cheminement de pensée est perturbé par cette paroi qui coupe la galerie. Intrigué, je m’y intéresse de plus prêt et me rend compte que c’est une invitation vers un espace bien mystérieux qui m’attire pour en découvrire ses secrets. 

    ***

        Perdu de vue, mon chien pourrait à présent être n’importe où. Dans le hasard de mon parcours, deux hauts murs indiquent une entrée. Il m’est aisé de comprendre que c’est une mauvaise idée, que le chien ne s’y trouve pas. J’y pénètre toutefois, ma spontanéité guidée par l’incongruité de la hauteur des parois. De l’extérieur, une boîte, une espèce de grand local entouré de membranes de tissu. Deux pas et je me trouve aussitôt à l’intérieur d’un maigre couloir dont les dénouements sont pluriels. Je longe les parois dont les galandages structurels semblent presque dessiner des flèches. À la première ouverture, je jette un regard curieux. Le sol s’arrête à l’entrée de ce premier espace, carré de sol naturel entièrement cloisonné. Je lève la tête, le ciel apparaît, cadré par le haut des cloisons. Je l’aperçois vaguement : les feuillages des arbres tout autour dansent. Le parcours continue. Au bout du même couloir, j’entre dans un deuxième enclos, radicalement plus grand. Le sol dessine une passerelle qui guide mes pas, tandis que son absence par endroits permet la résurgence du sol boueux. Quelques arbres percent la passerelle et s’élèvent plus haut encore que les parois. Leurs couronnes dessinent des ombres sur le tissu qui frétillent. Je marche encore et je semble aboutir au même couloir, à une même étroitesse qui anticipe mon parcours pour me diriger à l’entrée d’un troisième instant. Trois murs paraissent cadrer le Rhône. Le sol indique une limite, la passerelle de bois s’arrête presque à l’entrée de la pièce et ne m’invite qu’à rester en retrait. Quelques minutes disparaissent. Je pars à nouveau et aperçois une sortie. Un regard vers la droite m’apporte la certitude d’être retourné au couloir de départ. Deux pas achèvent mon retour au chemin initial. Julius est là, assis, m’attendant l’air béat. 

    ***

        Julius n’arrive pas à se calmer depuis qu’il a aperçu un magnifique golden retriever dans les filets. Il nous regarde. Je veux le calmer parce qu’il est trop petit pour aller marcher sur ces filets. Mais impossible de le calmer. Je prends la décision de l’amener en haut quitte à le porter sinon je ne serai jamais tranquille. Je cherche donc l’accès pour  parvenir à l’étage supérieur mais de grands pans de tissu bloquent ma vision. Je m’en approche pour voir si je ne verrais pas un escalier ou une échelle pour atteindre l’étage supérieur. C’est la que je réalise que les toile et l’escalier ne font qu’un. Mais il faut que je rentre dans l’espace qui nous rapproche du Rhône. Je commence à monter ces marches avec comme seule vision l’arrivée. 

        Premier palier : dilemme. Monter à gauche ou à droite… je décide de prendre par la droite puisque qqn est arrêté au milieu de l’escalier de gauche. La montée finale devient irréelle. Avec les toiles sur les côtés, j’ai cette sensation de flotter et de m’envoler avec elles vers la fin de la structure. Arrivé au sommet, la vue est époustouflante. La vue sur le Rhône est à couper le souffle ; on voit clairement la rive sur le côté opposé. Je prend Julius dans mes bras et commence l’aventure sur les filets. Je remarque un groupe de personnes adossé contre un filet sur le côté de la construction. Je m’approche un peu plus et remarque du coin de l’oeil une discontinuité dans le paysage. Sur la rive en face une structure similaire et si différente nous fait face. Je continue mon chemin qui me fait changer ma vision de ce que j’ai visité et observer le mouvement de toutes ces personnes allant et venant. Arrivé au bout, je rejoins l’escalier que j’ai vu préalablement. Je pense que la boucle est bouclée. Je vais pouvoir rentrer avec la plus belle des découvertes en tête.

  • HOUSES: GROUPE 5

    Par Rey Loïc, 04/05/20

     ET PAR DIKAROS KONSTANTINOS, HON MAXIME, MATHEZ VINCENT, PHILIPONA MAXIME, PROD'HOM ARTHUR, SALVADÉ LUCE

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    "Une secrète issue Laisse entrer le rayon et le jour du midi; On ne peut du dehors découvrir l'interstice"

    Lamartine, Joc II, 83



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    WEEK #1



    interstice; parasite; recherche



    Pour cette phase, nous basons notre projet sur le concept d’interstice, tiré lui-même du projet de Vincent pour ROOMS.

    Dès les premières discussions, il nous semble évident que notre projet doit s’intercaler entre d’autres, en tirant avantage des différents volumes existants à la manière d’un parasite. Cependant, trouver un emplacement n’est pas chose aisée, les projets alentours étant variables en ce début de phase.

    Nous faisons néanmoins quelques recherches sur les possibilités d’interaction avec d’autres projets.



    utilisation d'autres projets comme toit



    compléter l'existant - la paroi comme échelle



    exemple de "parasitage" d'une paroi existante



    structure existante (rouge) - lignes de passage (vert)



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    REFERENCES




    le corps - la lumière




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    WEEK #2



    sol; emplacement; câble


    A l'issue de la première semaine, nous décidons de nous concentrer sur l'élaboration de différentes propositions d'éléments horizontaux (sol/plafond), avec l'idée qu'ils soient adaptables à différentes configurations.

    Nous avons deux idées d'emplacement. À la suite de la mid-review, seule la rouge sera retenue.





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    Première proposition

    Ici, le plancher est modulaire par essence. Articulé, il devient paroi, toit... Les murs se forment, se déforment...



    premières esquisses





    schémas constructifs




    le plancher




    assemblage




    configuration multi-niveaux




    configuration en losange



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    Deuxième proposition

    Ici l'accent est mis sur la légèreté et la réutilisation des chutes de bois. Ces dernières sont assemblées en plaques, ensuite fixées sur un câble en acier. Tel une toile d'araignée, la structure flotte, et les plaques créent des jeux de lumières.



    premières esquisses




    détails constructifs




    différentes formes


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    Troisième proposition

    Un plafond aux formes organiques, reproduisant la morphologie humaine ou le terrain alentours


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    WEEK #3


    paroi; tuile; terre


    Entre une rampe de gradins et la pente, l’emplacement définitif de notre projet est bien un interstice, jusque là inutilisé. Mais outre l’aspect spatial que ce mot transmet, il existe aussi un interstice dans la matérialité du lieu. Au dessus, le construit, le bois sortant d’une scierie, la protostructure. Un organisme évolutif, mais artificiel. Au dessous, la terre, la vie, la nature. Le biotope. Comment relier ces deux aspects? En façonnant de la main de l’Homme l’essence du lieu, la terre. Au travers d’un raffinement, elle devient hybride. Evoluant avec le temps, elle vit, mais reste solide. La dualité naturel/construit prend forme.



    texture d'une tuile en terre cuite



    Des précédentes idées, nous retenons le plancher en bois, mais celui-ci devrait réutiliser les chutes. Les parois de notre projet commence à prendre la forme d'un claustra, fait de tuiles en terre, celle dernière étant prélevé sur le site. Différents versions de ces parois sont élaborées.


    version avec tuiles autoportantes




    version avec tuiles pivotantes




    version avec tuiles en S enroulées sur un câble vertical




    version avec tuiles en L reposant sur un quadrillage de câbles




    perspective de la paroi dans son contexte



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    WEEK #4


    final; poteaux; forme


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    Personne ne comprend personne. Tout est hasard, interstices, mais tout se combine parfaitement.

    Fernando Pessoa


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    Cette semaine, la forme définitive des tuiles est décidée. Après différents tests, il apparaît que nos tuiles, en terre crue ou cuite, sont trop fragiles pour en porter d'autres. Elles sont uniquement autoportantes. C'est donc la paroi "en L" que nous décidons de conserver.



    dimensions des tuiles, moule et élévations de la paroi



    rendu de la paroi




    plan du plancher et des poteaux de soutien du projet 1



    élévation vue de la gauche




    coupe longitudinale, vue de la droite




    coupes transversales




    plan à 1,5 mètre du sol - plan au niveau du chemin




    plan à 6 mètres du sol




    perpectives du projet



    Image Mon May 04 2020 11:35:34 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    collage - depuis le chemin



    Image Mon May 04 2020 11:35:34 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    collage - vue de la pente depuis l'intérieur


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    EXPERIMENTATION



    Pour nos tests, nous nous sommes concentrés sur deux méthodes: la terre crue et la terre cuite.

    Si la première permet une mise en oeuvre plus simple, le séchage est long et laborieux, et le résultat reste fragile. La terre cuite présente l’inconvénient de devoir disposer d’un feu, voir idéalement d’un four. Mais le résultat est plus résistant, et les tuiles plus fines.

    Notre expérimentation se base sur l’extraction de l’argile de la terre. Une terre agricole se compose par exemple d’environ 20% d’argile. Il est séparé par décantation. Pour les tests, la terre du site a été prélevée en trois endroits: entre le muret et la rive, proche de l’arbre et sur la pente. Comme le site souffrait d’un mois de sécheresse, l’excavation est difficile. En parallèle, la même expérience avec de la terre venant de jardins privés est menée. Il faut creuser la terre sur une certaine profondeur (plus de 30cm) pour accéder aux couches permettant l'extraction d'argile.



    l'excavation




    différentes textures




    décantation façon "laboratoire"




    décantation façon "réaliste"



    Les tuiles en terre crue


    Si la terre crue présente ses avantages (raffinement simplifié, pas de cuisson), son utilisation pour des tuiles semble peu viable. Notre expérimentation montre qu'il est difficile d'obtenir une surface précise et compacte.



    les moules




    les tuiles une fois séchées



    Les tuiles en terre cuite


    La terre cuite nous a permis d'obtenir des tuiles bien plus fines, et plus résistantes. Elles restent malgré tout cassantes, un problème auquel il faudra remédier par l'adjonction d'une "armature" au mélange, comme par exemple de la paille. La cuisson est faite dans les braises d'un feu de bois, elle est donc envisageable sur site.



    argile une fois extrait... ...et malaxé




    processus de mise en forme des tuiles




    séchage pré-cuisson




    tuiles une fois cuites




    les fissures



    Une fois ces expérimentations faites uniquement à partir de terre et d'argile naturels, nous avons cherché à éviter le phénomène de fissures créé pendant la cuisson. De ce fait, nous avons inséré divers adjuvants dans l'argile.



    papier journal avec colle d'amidon




    échantillons créés




  • Diplodomus A0

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, de Huu Audrey, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Divorne Lisa, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Niederhauser Noemi, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 04/05/20

    Group Alpha

    Image Mon May 04 2020 08:26:59 GMT+0200 (CEST)


    Group Beta


    Image Wed May 27 2020 08:52:34 GMT+0200 (CEST)


    Planche groupe Beta



    Group Gamma

    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Delta


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)



    Image Wed May 27 2020 18:31:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)




    Group Epsilon


    Image Mon May 04 2020 08:54:31 GMT+0200 (CEST)

    Group One


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)

    Group Two


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Three


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Four



    Image Tue May 19 2020 12:38:26 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Group Five


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)
  • Opposition théâtrale

    Par Rey Loïc, 06/03/20




    "Le théâtre est une tribune. Le théâtre est une chaire. Le théâtre parle fort et parle haut"

    Victor Hugo


    Image Sat Mar 28 2020 10:42:54 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Concept, idées directrices


    Cette room est constituée de 2 espaces qui se font face, mais qui ne sont pas accessibles directement l’un depuis l’autre. Ces 2 espaces sont des gradins, avec chacun une pente différente. Pour accéder au projet, il faut passer par un espace plus étroit, comme au théâtre avant de rentrer dans les tribunes ou de monter sur scène. Les plans sont réalisés en alternant bois et vide, et le gradin du haut est soutenu par de poteaux verticaux disposés irrégulièrement, tout en assurant la solidité structurelle. On passe entre ces dernier pour accéder à l’espace du bas.


    Image Thu Mar 26 2020 16:20:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    C'est sur cette planche à dessin qu'une grande partie du travail de recherche a été effectué, avec de nombreuses évolutions, de reprises à zéro, particulièrement sur le plan. Ce plan a été mon principal outil de recherche.


    Image Thu Mar 26 2020 16:20:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Relation au site


    La protostructure se trouve sur un parking d’apparence austère, proche du théâtre du Galpon. Elle se situe donc à proximité de la Jonction entre le Rhône et l’Arve à Genève.


    Image Fri Mar 27 2020 19:58:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Un projet architectural doit avoir un ancrage, un lien avec ce dont il est entouré. Les gradins rappelleront la salle juste à côté, avec presque un effet de scène double. C’est-à-dire que, lorsque les 2 parties sont occupées, on peut presque se sentir sur une scène, à la vue des visiteurs sur la partie opposée.


    Image Mon Mar 30 2020 09:59:50 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    En rentrant dans le Galpon, il faut passer une porte et traverser des espaces petits par rapport à la taille de la salle en elle-même. Ainsi, il pour accéder à une salle du projet, il est obligatoire de passer par un espace plus confiné, que ce soit l’escalier du projet voisin ou les verticales structurelles pour l’espace du haut.


    Image Sun Mar 29 2020 15:25:07 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Mise en forme

    Une fois toutes ces idées réfléchies, il faut trouver un moyen de les mettre en forme, afin de permettre l’expression du concept fondamental. Pour ceci, afin de contraster avec la planéité presque pesante d’un parking en goudron, un peu de légèreté et de transparence s’impose. Ainsi, tout sera créé en alternant successivement bois et espace. Ceci permet de créer des surfaces , tout en gardant une certaine transparence et légèreté


    Image Thu Mar 19 2020 16:54:21 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Phase I

    Etablissement de plans avec les proportions proches de celles actuelles, l’entrée se fait encore par un côté, et la structure porteuse de la partie du haut pose problème.

    Toutes les surfaces sont à se stade encore en plein.


    Image Thu Mar 26 2020 23:41:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Phase III

    Solution aux problèmes structurels, on utilise des poteaux verticaux pour soutenir le gradin supérieur, mais de là découle une autre difficulté, la rigidité latérale.


    Image Thu Mar 26 2020 23:41:30 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Phase III

    Suite à cela, l’alternance entre bois et vide pour les surfaces paraît appropriée et logique.

    Phase IV

    L’entrée se fait par dessous le gradin du haut désormais, mais pour cela le plancher doit être en plein afin pouvoir entourer pleinement les poteaux et les stabiliser. C’est la seule exception au principe constructif. L’entrée du dessus se fait alors par une fine fente dans le projet adjacent qui aboutit dans les gradins.


    Image Sat Mar 28 2020 10:58:38 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    Phase V

    L’accès du haut est repensé, et se fait par une plateforme, toujours par le projet d’à côté. Un escalier est ajouté en bas, pour pouvoir accéder au plancher surélevé.




    Image Sun Mar 29 2020 23:22:34 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Références données


    Image Sat Mar 28 2020 12:11:51 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)


    J'ai choisi cette image car le car le principe d'avoir deux endroits très proches, mais séparés les uns des autres me plaisait. C'est une inspiration directe pour mon projet. 


    Matériaux utilisés

    Cette room utilise principalement du bois pour sa conception et des axes métalliques.

    Bois:    500m de 2.7 x 6

               400m de 2.7 x 6

               pour un total de 2,2 m3

    Axes métalliques

               150 axes métalliques