• VISUELS - GROUPE DELTA

    Par Dürig Alexander, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Lam Kenneth, Ozhiganova Anna, Von Flüe Oriane, 10/05/20

    SCÉNARIO DE PARCOURS

    Storyboard narratif de la Diplodomus

    Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

    Storyboard de la Diplodomus, parcours (en rouge) d'un promeneur à la recherche de son chien  

     

        Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

        Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant. 

        Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée. 

        Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.


    ***

    VISUELS IMMERSIFS

    Collages

    Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

    Essais de collage, vue depuis le chemin surplombant le site de la Mangrove.


    Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

    Essais de collage, vue éloignée depuis l'Ouest.


    Image Sun May 10 2020 17:42:55 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue rapprochée depuis l'Ouest.


    Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)Collage, vue au pied de la Diplodomus depuis l'Ouest.


    Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue intérieure, panneaux amovibles.


    Image Sun May 10 2020 20:37:13 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue intérieure plongeante sur le projet 3, depuis le projet 2.


    Image Fri May 15 2020 16:09:42 GMT+0200 (CEST)Image Fri May 15 2020 16:09:42 GMT+0200 (CEST)

    Essais de collage, vue éloignée depuis l'Est.


    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue à l'entrée supérieure, au niveau de la pente.


    VISUELS IMMERSIFS

    Atmosphères

    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue intérieure, projet 3, jeux d'espace : panneaux mobiles.


    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

    Collage, mise en situation : regarder un film projeté sur l'écran depuis les gradins.


    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

    Collage, occupation de la Diplodomus, de jour. Vue depuis l'Est.


    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Collage, occupation de la Diplodomus, de nuit. Vue depuis l'Est.


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    VISUELS IMMERSIFS

    Dessins

    Image Wed May 20 2020 00:37:31 GMT+0200 (CEST)

    Vue sur l'entrée principale de la Diplodomus depuis le chemin. Dessin, feutre noir fin.


    Image Wed May 20 2020 00:37:31 GMT+0200 (CEST)

    Vue depuis les gradins. Dessin, feutre noir fin.

    Image Wed May 13 2020 13:16:17 GMT+0200 (CEST)Coupe perspective, vue depuis le Sud, vision sur les panneaux mobiles, les couloirs transparents et les gradins. Dessin, feutre noir fin.


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    VISUELS IMMERSIFS

    Coupes perspectives

    Image Fri May 15 2020 16:31:05 GMT+0200 (CEST)

    Coupe perspective, vue depuis le Sud, vision sur les panneaux mobiles, les couloirs transparents et les gradins. En couleur.



    Image Fri May 15 2020 18:39:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Coupe perspective longitudinale, vue direction est, échelle 1:33.




    Image Tue May 26 2020 18:55:06 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    coupe perspective, vue depuis le sud, projet "passage" coupé, 1:70 

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    VISUELS IMMERSIFS

    Maquette - pistes de développement

    Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

    Étude de la topographie et de l'implantation de la Diplodomus sur celle-ci, en vue de modéliser certaines parties. Collage. 


    Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition du site part I : un étang faisant office de la berge du Rhône.


    Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 20 2020 20:54:45 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition du site part II : représenter le terrain de la Mangrove. Argile, chocolat, mélange chocolat & argile, herbe hachée.


    Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition du site part III : fabrication des troncs d'arbres présents sur le site. Pâtisserie.


    Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 27 2020 03:26:10 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition de la Diplodomus part I : les parois transparentes encadrant les couloirs du projet "inhabited walls". Papier claque piégé dans un cadre en bois.


    Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition de la Diplodomus part II : les parois mobiles du projet "modular space". Lasagne entre deux morceaux de bois.


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Cadres et plancher du projet "modular space".


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Coulage des fondations du projet "modular space".


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Intérieur du projet "modular space" en maquette : parois de lasagne et béton en chocolat.


    Image Wed May 27 2020 03:26:10 GMT+0200 (CEST)Image Wed May 13 2020 13:19:00 GMT+0200 (CEST)

    La recomposition de la Diplodomus part III : les tuiles en terre cuite recyclée du site du projet "interstice". Argile du jardin, chauffé et séché.


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Construction de la maquette 


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Maquette en extérieur. Projet "passages" manquant.


    Image Mon May 25 2020 07:32:49 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    Maquette en extérieur avec projet "passages". En fond, le "Rhône". Photographie et collage.

  • Une visite improvisée de la Mangrove - scénario

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 09/05/20

        Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

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        Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant.

        Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée.

        Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.

    ***

        Après l'abondance des chemins rencontrée il y a quelques instants, les déplacements au sein de cet espace ouvert me semblent plus dirigés. Je m’avance vers la rambarde pour mieux contempler les quatre platanes occupant cet espace comme s’il avait été conçu pour les démarquer de leurs confrères et les sublimer. On dirait qu’ils s’élèvent jusqu’au ciel. Et pourtant, je regarde vers le haut, mais ce n’est pas le ciel que je vois. Quelle majestuosité… Les couronnes des arbres s’entremêlent, créant un toit vivant qui tamise la lumière du jour. Je regarde vers le bas. Tiens, on dirait que les deux arbres à droite fusionnent avant d’atteindre le sol. Et… est-ce un jardin là en bas ? Je suis persuadé que la curiosité de Julius a dû le guider jusqu’à celui-ci. Il doit sûrement être dans les parages… Je me déplace sur la coursive et me penche pour mieux voir. Mon attention est capturée par un petit groupe qui s’avance dans la cour. Il y a un autre chemin sous moi ? Et on peut marcher dans le jardin ? Comment on y accède ? Je scrute les alentours et j’aperçois un escalier descendant sur ma gauche. Ça doit être par là. Mais il y a un autre chemin qui semble mener vers de nouveaux espaces en face de moi. Où aller ?

        Je me décide pour l’escalier. Tiens, ici on peut marcher autour du jardin. Je fais lentement le tour, contemplant les plantes. Je dois descendre dans le jardin pour pouvoir croiser quelqu’un semblant perdu dans ses pensées. En parlant de “perdu”... je n’ai toujours pas retrouvé Julius. Je jette un coup d’oeil autour de moi, mais je ne l’aperçois pas. Les parois qui m’entourent imitent des rideaux, laissant entrevoir l’extérieur mais me protégeant de celui-ci… cette sensation d’intériorité m’envoûte et finit par me faire oublier ce que je cherchais. Le charme de cet espace ne me laisse pas indifférent et le chant des oiseaux  rend ce lieu d’autant plus pittoresque. Je comprends maintenant pourquoi les promeneurs ont tous un air songeur. Enfin, j’aperçois une sortie en face de moi, et décide d’aller explorer ce qu’il y a de l’autre côté. 

        Je décide de revenir à la civilisation et d’entrer dans la structure. Il y a un va et vient de personnes qui se rencontrent, passent, s’arrêtent seules ou à plusieurs. Chacun habite cet espace à sa manière. Je décide de prendre du recul par rapport à cette fourmilière. Ce que je cherche est sur ma gauche, un emmarchement me ramène à la réalité naturelle de cette espace. En sortant de cette espace, je redécouvre la nature qui s’étend devant moi. Je décide de me retourner et je vois cette immense structure foisonnante et si mystérieuse. Mon regard se porte vers le Rhône que et découvre l’avancée au dessus des flots. Intrigué et avec l’envie de toucher l’eau je rentre dans ce labyrinthe de bois et de toiles à la recherche de la bonne entrée. La première entrée sur la droite doit être la bonne.

    ***

        Je me rapproche de l’eau et plus je m’avance plus les parois semble onduler sur mon passage. Les parois dansent devant moi m’accompagnant, et m’hypnotisant, vers l’eau. J’arrive sur une plateforme, sortant de ce dédale mouvant. Cette plateforme semble être sur l’eau. Cet espace ouvert après un dédale de parois nous coupent du reste de la structure. Je me sent si proche de l’eau, de la nature avec tout ses arbres penchées me surplombant. Je communie avec le site. Je sors de ma transe en entendant Julius abboyer au loin. Il faut absolument que je retrouve ce chien. Mon chemin de retour me ramène dans cette valse avec les parois.

        Je ressors enfin en me questionnant si le bois est réellement une matière dure ou souple. Ces questions tournant dans ma tête me mènent naturellement plus loin dans cette structure, attiré par cette coursive couverte. La vision sur le Rhône est obstruée mais celle sur la nature absolument pas. Je peux observer la majestuosité des arbres. Plus j’avance plus j’ai cette sensation qu’il faut sortir et retrouver la réalité. Mon cheminement de pensée est perturbé par cette paroi qui coupe la galerie. Intrigué, je m’y intéresse de plus prêt et me rend compte que c’est une invitation vers un espace bien mystérieux qui m’attire pour en découvrire ses secrets. 

    ***

        Perdu de vue, mon chien pourrait à présent être n’importe où. Dans le hasard de mon parcours, deux hauts murs indiquent une entrée. Il m’est aisé de comprendre que c’est une mauvaise idée, que le chien ne s’y trouve pas. J’y pénètre toutefois, ma spontanéité guidée par l’incongruité de la hauteur des parois. De l’extérieur, une boîte, une espèce de grand local entouré de membranes de tissu. Deux pas et je me trouve aussitôt à l’intérieur d’un maigre couloir dont les dénouements sont pluriels. Je longe les parois dont les galandages structurels semblent presque dessiner des flèches. À la première ouverture, je jette un regard curieux. Le sol s’arrête à l’entrée de ce premier espace, carré de sol naturel entièrement cloisonné. Je lève la tête, le ciel apparaît, cadré par le haut des cloisons. Je l’aperçois vaguement : les feuillages des arbres tout autour dansent. Le parcours continue. Au bout du même couloir, j’entre dans un deuxième enclos, radicalement plus grand. Le sol dessine une passerelle qui guide mes pas, tandis que son absence par endroits permet la résurgence du sol boueux. Quelques arbres percent la passerelle et s’élèvent plus haut encore que les parois. Leurs couronnes dessinent des ombres sur le tissu qui frétillent. Je marche encore et je semble aboutir au même couloir, à une même étroitesse qui anticipe mon parcours pour me diriger à l’entrée d’un troisième instant. Trois murs paraissent cadrer le Rhône. Le sol indique une limite, la passerelle de bois s’arrête presque à l’entrée de la pièce et ne m’invite qu’à rester en retrait. Quelques minutes disparaissent. Je pars à nouveau et aperçois une sortie. Un regard vers la droite m’apporte la certitude d’être retourné au couloir de départ. Deux pas achèvent mon retour au chemin initial. Julius est là, assis, m’attendant l’air béat. 

    ***

        Julius n’arrive pas à se calmer depuis qu’il a aperçu un magnifique golden retriever dans les filets. Il nous regarde. Je veux le calmer parce qu’il est trop petit pour aller marcher sur ces filets. Mais impossible de le calmer. Je prends la décision de l’amener en haut quitte à le porter sinon je ne serai jamais tranquille. Je cherche donc l’accès pour  parvenir à l’étage supérieur mais de grands pans de tissu bloquent ma vision. Je m’en approche pour voir si je ne verrais pas un escalier ou une échelle pour atteindre l’étage supérieur. C’est la que je réalise que les toile et l’escalier ne font qu’un. Mais il faut que je rentre dans l’espace qui nous rapproche du Rhône. Je commence à monter ces marches avec comme seule vision l’arrivée. 

        Premier palier : dilemme. Monter à gauche ou à droite… je décide de prendre par la droite puisque qqn est arrêté au milieu de l’escalier de gauche. La montée finale devient irréelle. Avec les toiles sur les côtés, j’ai cette sensation de flotter et de m’envoler avec elles vers la fin de la structure. Arrivé au sommet, la vue est époustouflante. La vue sur le Rhône est à couper le souffle ; on voit clairement la rive sur le côté opposé. Je prend Julius dans mes bras et commence l’aventure sur les filets. Je remarque un groupe de personnes adossé contre un filet sur le côté de la construction. Je m’approche un peu plus et remarque du coin de l’oeil une discontinuité dans le paysage. Sur la rive en face une structure similaire et si différente nous fait face. Je continue mon chemin qui me fait changer ma vision de ce que j’ai visité et observer le mouvement de toutes ces personnes allant et venant. Arrivé au bout, je rejoins l’escalier que j’ai vu préalablement. Je pense que la boucle est bouclée. Je vais pouvoir rentrer avec la plus belle des découvertes en tête.

  • HOUSES: GROUPE 5

    Par Rey Loïc, 04/05/20

     ET PAR DIKAROS KONSTANTINOS, HON MAXIME, MATHEZ VINCENT, PHILIPONA MAXIME, PROD'HOM ARTHUR, SALVADÉ LUCE

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    "Une secrète issue Laisse entrer le rayon et le jour du midi; On ne peut du dehors découvrir l'interstice"

    Lamartine, Joc II, 83



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    WEEK #1



    interstice; parasite; recherche



    Pour cette phase, nous basons notre projet sur le concept d’interstice, tiré lui-même du projet de Vincent pour ROOMS.

    Dès les premières discussions, il nous semble évident que notre projet doit s’intercaler entre d’autres, en tirant avantage des différents volumes existants à la manière d’un parasite. Cependant, trouver un emplacement n’est pas chose aisée, les projets alentours étant variables en ce début de phase.

    Nous faisons néanmoins quelques recherches sur les possibilités d’interaction avec d’autres projets.



    utilisation d'autres projets comme toit



    compléter l'existant - la paroi comme échelle



    exemple de "parasitage" d'une paroi existante



    structure existante (rouge) - lignes de passage (vert)



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    REFERENCES




    le corps - la lumière




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    WEEK #2



    sol; emplacement; câble


    A l'issue de la première semaine, nous décidons de nous concentrer sur l'élaboration de différentes propositions d'éléments horizontaux (sol/plafond), avec l'idée qu'ils soient adaptables à différentes configurations.

    Nous avons deux idées d'emplacement. À la suite de la mid-review, seule la rouge sera retenue.





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    Première proposition

    Ici, le plancher est modulaire par essence. Articulé, il devient paroi, toit... Les murs se forment, se déforment...



    premières esquisses





    schémas constructifs




    le plancher




    assemblage




    configuration multi-niveaux




    configuration en losange



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    Deuxième proposition

    Ici l'accent est mis sur la légèreté et la réutilisation des chutes de bois. Ces dernières sont assemblées en plaques, ensuite fixées sur un câble en acier. Tel une toile d'araignée, la structure flotte, et les plaques créent des jeux de lumières.



    premières esquisses




    détails constructifs




    différentes formes


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    Troisième proposition

    Un plafond aux formes organiques, reproduisant la morphologie humaine ou le terrain alentours


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    WEEK #3


    paroi; tuile; terre


    Entre une rampe de gradins et la pente, l’emplacement définitif de notre projet est bien un interstice, jusque là inutilisé. Mais outre l’aspect spatial que ce mot transmet, il existe aussi un interstice dans la matérialité du lieu. Au dessus, le construit, le bois sortant d’une scierie, la protostructure. Un organisme évolutif, mais artificiel. Au dessous, la terre, la vie, la nature. Le biotope. Comment relier ces deux aspects? En façonnant de la main de l’Homme l’essence du lieu, la terre. Au travers d’un raffinement, elle devient hybride. Evoluant avec le temps, elle vit, mais reste solide. La dualité naturel/construit prend forme.



    texture d'une tuile en terre cuite



    Des précédentes idées, nous retenons le plancher en bois, mais celui-ci devrait réutiliser les chutes. Les parois de notre projet commence à prendre la forme d'un claustra, fait de tuiles en terre, celle dernière étant prélevé sur le site. Différents versions de ces parois sont élaborées.


    version avec tuiles autoportantes




    version avec tuiles pivotantes




    version avec tuiles en S enroulées sur un câble vertical




    version avec tuiles en L reposant sur un quadrillage de câbles




    perspective de la paroi dans son contexte



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    WEEK #4


    final; poteaux; forme


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    Personne ne comprend personne. Tout est hasard, interstices, mais tout se combine parfaitement.

    Fernando Pessoa


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    Cette semaine, la forme définitive des tuiles est décidée. Après différents tests, il apparaît que nos tuiles, en terre crue ou cuite, sont trop fragiles pour en porter d'autres. Elles sont uniquement autoportantes. C'est donc la paroi "en L" que nous décidons de conserver.



    dimensions des tuiles, moule et élévations de la paroi



    rendu de la paroi




    plan du plancher et des poteaux de soutien du projet 1



    élévation vue de la gauche




    coupe longitudinale, vue de la droite




    coupes transversales




    plan à 1,5 mètre du sol - plan au niveau du chemin




    plan à 6 mètres du sol




    perpectives du projet



    Image Mon May 04 2020 11:35:34 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    collage - depuis le chemin



    Image Mon May 04 2020 11:35:34 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    collage - vue de la pente depuis l'intérieur


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    EXPERIMENTATION



    Pour nos tests, nous nous sommes concentrés sur deux méthodes: la terre crue et la terre cuite.

    Si la première permet une mise en oeuvre plus simple, le séchage est long et laborieux, et le résultat reste fragile. La terre cuite présente l’inconvénient de devoir disposer d’un feu, voir idéalement d’un four. Mais le résultat est plus résistant, et les tuiles plus fines.

    Notre expérimentation se base sur l’extraction de l’argile de la terre. Une terre agricole se compose par exemple d’environ 20% d’argile. Il est séparé par décantation. Pour les tests, la terre du site a été prélevée en trois endroits: entre le muret et la rive, proche de l’arbre et sur la pente. Comme le site souffrait d’un mois de sécheresse, l’excavation est difficile. En parallèle, la même expérience avec de la terre venant de jardins privés est menée. Il faut creuser la terre sur une certaine profondeur (plus de 30cm) pour accéder aux couches permettant l'extraction d'argile.



    l'excavation




    différentes textures




    décantation façon "laboratoire"




    décantation façon "réaliste"



    Les tuiles en terre crue


    Si la terre crue présente ses avantages (raffinement simplifié, pas de cuisson), son utilisation pour des tuiles semble peu viable. Notre expérimentation montre qu'il est difficile d'obtenir une surface précise et compacte.



    les moules




    les tuiles une fois séchées



    Les tuiles en terre cuite


    La terre cuite nous a permis d'obtenir des tuiles bien plus fines, et plus résistantes. Elles restent malgré tout cassantes, un problème auquel il faudra remédier par l'adjonction d'une "armature" au mélange, comme par exemple de la paille. La cuisson est faite dans les braises d'un feu de bois, elle est donc envisageable sur site.



    argile une fois extrait... ...et malaxé




    processus de mise en forme des tuiles




    séchage pré-cuisson




    tuiles une fois cuites




    les fissures



    Une fois ces expérimentations faites uniquement à partir de terre et d'argile naturels, nous avons cherché à éviter le phénomène de fissures créé pendant la cuisson. De ce fait, nous avons inséré divers adjuvants dans l'argile.



    papier journal avec colle d'amidon




    échantillons créés




  • Diplodomus A0

    Par Bonnet Iciar, Couelle Jeanne, de Huu Audrey, Deschenaux Dimitri, Deshayes Charlotte, Divorne Lisa, Dürig Alexander, El Graoui Mohamed, Emery Lucien, Fleischer Adrien, Hajoubi Youssra, Hausel Anna, Lam Kenneth, Niederhauser Noemi, Ornigg Niels, Ozhiganova Anna, Rey Loïc, Sills Sophie, Von Flüe Oriane, 04/05/20

    Group Alpha

    Image Mon May 04 2020 08:26:59 GMT+0200 (CEST)


    Group Beta


    Image Wed May 27 2020 08:52:34 GMT+0200 (CEST)


    Planche groupe Beta



    Group Gamma

    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Delta


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)



    Image Wed May 27 2020 18:31:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)




    Group Epsilon


    Image Mon May 04 2020 08:54:31 GMT+0200 (CEST)

    Group One


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)


    Image Mon May 25 2020 13:27:03 GMT+0200 (CEST)

    Group Two


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Three


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)

    Group Four



    Image Tue May 19 2020 12:38:26 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Group Five


    Image Mon May 04 2020 01:59:37 GMT+0200 (CEST)
  • Houses : modular space

    Par Hajoubi Youssra, Lam Kenneth, 24/04/20


    "5 projets formant un tout, transformer 5 ROOMS en HOUSES"

     

    Ainsi la reprise du projet de Célia a été notre point de départ fut et créer un espace modulable est devenu le cœur de notre réflexion. 

    Le milieu altérable permet d’aménager des sous-espaces divers et invite à de nombreuses variations et explorations. Géographiquement au centre de la House, notre projet se veut un lieu de rencontre, proposant des ouvertures ou non sur les projets alentours et créant un espace plus ou moins intime.

    Un système de rails suspendus permet le mouvement des parois le long de lignes directrices, modifiant ainsi la perception de l’espace et créant des configurations à l’infini.

     

     

    Premières recherches



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    hauteur divisée en deux parties, celle du bas constituée de parois mobiles et celle du haut de treillis fixes accueillant le système de rails suspendus 


     

    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Configuration des rails: 4 lignes entourant le projet ainsi que 3 directrices intérieures, échelle 1:20



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST) 


    Nos parois doivent être suspendue par une construction suffisamment solide pour supporter leur poids. Nous avons décidé donc de former un système de treillis accroché à la protostructure, qui non seulement maintiendrait nos parois verticales, mais ajouterait un côté géométrique à l’esthétique générale du projet.

    Sur la partie inférieure des treillis se situeront des structures adéquates pour tenir nos cloisons tout en leur permettant un mouvement horizontal voulu.



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)  Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Création d'un lieu plus ou moins ouvert/fermé

     


    La matérialité des panneaux joue elle aussi une rôle très important. Celle-ci influence notre ressenti de l’espace. Nous avons donc décidé d’y implanter deux types de parois, donnant trois possibilités de séparation.

    Le premier type est transparent formé de polycarbonate puis le second en bois. Ces panneaux seront avec des ouvertures alternées, créant deux sortes de panneaux qui ensemble forment un écran totalement opaque, permettant un jeu de lumière différent à chaque déplacement de parois.



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)     Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Recherches de jeu de lumière avec des kapla

     


    Nouvelles pistes à développer



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    croquis résumant les idées en discussion



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    échelle 1:33, nouveau plan et ligne oblique



    Dans cette deuxième étape, la forme de l'espace a drastiquement changé afin d'épouser la forme de celui se situant au dessus du notre, ce qui nous a permis de créer une fluide transition d'ambiance entre les deux milieux.



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Aquarelle avec les différents niveaux du sol



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Première idée de sol



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Sol, bois et béton



    Le sol a aussi évolué à ce moment. Ce dernier a plusieurs niveaux afin marquer la pente mais aussi, est fait de différents matériaux. En premier lieu on trouve le bois, omniprésent dans toute la structure, puis on y voit aussi du béton, qui se distingue par sa versatilité en forme.  Ces régions seront destinées à des coins de repos, de discussions en petit groupe. 

    Contrairement à la première étape, les blocs seront évidés afin d'économiser de la matière. 



    Image Mon May 25 2020 23:47:04 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Sol, bois et pisé



    Finalement afin d'assurer une plus forte relation au site, les plots seront en béton de terre, travaillant ainsi à partir de la matière trouvée sur place.  Ceci nous permet également d'avoir une cohésion avec le groupe 5 qui a expérimenter et va travailler avec ce procédé.



    Image Mon May 25 2020 23:47:04 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Légèreté, reflexion et symbiose


    Afin d'être en accord avec le lieu et la pente, le choix de déplacer les plots nous semblait évident. L'entrée à l'est se fera désormais directement par les troncs d'arbres présents sur place. De plus, une "marche" en pisé reliera le projet 5 au notre.


    En résumé, après nombre de réflexions, les entrées se feront uniquement par les projets alentours ou directement par le site lui-même.



    Image Mon May 25 2020 23:47:04 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Principales entrées dans le projet



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Vues sur le patio depuis le projet 2



    Les bancs ont été supprimés afin de permettre une meilleure circulation et fluidité dans l'espace. 2 plots ont toutefois été gardés et déplacés dans le patio créé par le groupe 2. Ce nouvel espace contraste avec le reste puisqu'il se veut d'avantage statique et complètement ouvert vers le ciel.

    Ces 2 plots contribuent en outre à renforcer la protostructure en venant envelopper les poteaux de celle-ci. 



    Construction



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    pisé, solivage et plancher



    Une spécificité importante du sol, sont les vides, comme des rainures, laissés entre les différentes hauteurs de plancher. Les panneaux viennent alors traverser le sol et se laissent guider le long de ces espaces.



    Système coulissant



    Nous nous intéressons ici de plus près aux différents détails constructifs nécessaires au coulissement de nos parois. Dès lors, le système de treillis et de rails suspendus est primordial puisque c'est lui qui va permettre le mouvement et donc toutes les possibilités d'explorations.



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    premier détail constructif du rail suspendu



    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    Construction du système coulissant


    Image Tue May 26 2020 01:05:16 GMT+0200 (CEST)


    détail du rail repensé avec un profilé en U offrant ainsi une meilleure stabilité



    Image Tue May 26 2020 03:00:40 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    treillis, rails et panneaux



    Relation à la protostructure


    Afin de renforcer notre système, à chaque intersection entre le treillis et la protostructure, un poteau vient soutenir le tout et lier ainsi projet et proto.

    De plus, les poteaux verticaux de la prtostucture elle-même ont également été renforcé et présentent désormais une section carrée.



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    points de jonction



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    treillis et poteaux



    Catalogue de détails



    Construction détaillée de chaque élément du projet et informations sur tous les matériaux nécessaires



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    extrait, construction des deux types de panneaux



    lien pour consulter le catalogue complet



    Explorations



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Glissement des panneaux et création d'espaces variés



    Image Sun Apr 26 2020 16:56:10 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Mouvement

    Configuration très fermée sur elle même ou au contraire s'ouvrant sur l'extérieur et les projets alentours



    Image Sun Apr 26 2020 16:56:10 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Immersion, rencontre, première version



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Immersion, espace statique




    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Immersion jeu espace et mouvement



    Au sein de la House



    Nous avons parlé jusque là uniquement d'une partie d'un tout et il convient de revenir à l'ensemble afin que le projet prenne tout son sens.

    Passage et rapport au sol, tel sont les mots d'ordre de la House. Ces 2 notions sont reprises par tous les projets et permettent de tisser des liens entre les différentes parties et surtout de donner une unité au tout.



    Image Tue May 26 2020 00:12:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Outil de travail collectif : la conceptboard permettant la mise en commun des idées (cliquer ici)



    Image Mon May 04 2020 18:10:35 GMT+0200 (CEST)


    Plan avec ses lignes directrices fortes s'ouvrant sur la suite de la protostructure et les projets des autres studios



    Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)Image Tue May 26 2020 02:44:00 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Elévations de la House et mise en valeur de la pente



    Image Tue May 26 2020 00:12:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Parcours, vues et boucle



    Image Tue May 26 2020 03:02:33 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    pente, mouvement et transparence






    Image Wed May 27 2020 01:17:23 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)     Image Wed May 27 2020 01:17:23 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)



    Image Wed May 27 2020 01:13:38 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  Image Wed May 27 2020 01:17:23 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Points de rencontre des projets



    Synthèse 



    Image Tue May 26 2020 00:12:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)






    Image Tue May 26 2020 00:12:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)



    Image Tue May 26 2020 00:12:47 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)