• "Singing in the Rain" à Evian !

    Par Bonnet Iciar, Deshayes Charlotte, 20/10/19




    Découverte de la structure en bois à la Grange au Lac, Evian, et mesures du sol et de la structure souterraine.


    Image Sun Oct 20 2019 20:42:46 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Pilier, vue de terre


    Image Sun Oct 20 2019 20:42:46 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Les Indispensables!


    Image Sun Oct 20 2019 20:42:46 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Mesures sur le site



  • MEASURES_Evian_Pictures

    Par Emery Lucien, Dürig Alexander, 18/10/19

    Evian sans soleil. Dans l'espace sous la Grange au Lac règne une ambiance de festival que les artistes auraient déserté. Le bruit blanc du vent et de la pluie dans les arbres est presque assourdissant. Des objets inidentifiables jonchent le sol. Des étudiants en pèlerine, en guise de festivaliers, creusent et mesurent. Sous nos pelles s'évapore la terre et se révèlent les fondations. Du plâtre est versé en attendant d'être ôté à son tour.


    Image Sat Oct 19 2019 13:51:53 GMT+0100 (British Summer Time)

    Découverte et travail sur le site de la Grange au Lac, mardi 15 Octobre

    Cependant, une fois la pluie chassée, les étudiants partis, les mesures prises, les moulages retirés et toutes traces de notre passage disparues, une question subsiste : comment parler de ce qui "n'existe pas" ?


    Image Fri Oct 18 2019 19:25:20 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    De retour sur le site, prise de mesures , le jeudi 17 Octobre


    Image Sun Oct 20 2019 21:33:38 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Site de la Grange au Lac sous le soleil, jeudi 17 octobre

    En remplissant le vide, nous avons pu obtenir une copie intéressante de ce qui n'était pas là. La texture abrasive du plâtre contraste avec l'aspect organique de la pièce et son odeur de terre humide. Sa masse évoque une roche volcanique et ses racines flétries, prisonnière de la pièce, rappellent qu'il a fallu se salir les pieds pour en arriver là.


    Image Sun Oct 20 2019 21:33:38 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Close-up de notre pièce de plâtre


    Image Sun Oct 20 2019 21:33:38 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Reuben Wu, from VOLCANOES OF EAST JAVA, 2019

  • DIGGING UP THE PRESENT

    Par Niederhauser Noemi, 16/10/19

    « Ce monde en genèse est antérieur à la formation des choses individualisées. Si aucune réponse claire et distincte, c’est-à-dire nettement individuée, ne peut combler l’abîme du questionnement poétique, c’est que le poème ouvre sa béance dans les zones préindividuelles du Monde d’où les êtres n’émergent que par « différenciation ». C’est ce mouvement de différenciation créatrice individualisante, donc non totalement défini, délimité, déterminé, que le poète met en oeuvre à partir de son horizon que le sens commun qualifie d’obscur. »

    Jacques Garelli, L’entrée en démesure, Paris, José Corti, 1995, p.128


    Image Wed Oct 16 2019 07:34:08 GMT+0200 (Central European Summer Time)


    Naturer: l’entrée en démesure

    Une technè-sensible

    L’entrée en démesure: ce titre sonne comme un appel, une attirance, une aspiration. Un espoir. Non pas qu’il s’agisse de mettre en oeuvre ou de défendre un pouvoir démesuré, un pouvoir illimité s’exerçant par le moyen d’instruments de mesure de plus en plus perfectionnés, mais plutôt de se rendre capables d’accueillir la démesure du naturer, de ce qui, des corps, échappe à la mesure, et les inscrit dans le mouvement d’un écart cosmique. C’est à la possibilité d’accueillir cette démesure que nous invite Garelli lorsque, plutôt que de concentrer son attention sur les objets du monde envisagées comme déjà donnés, il tente de nous rendre sensible au mouvement de leur émergence. C’est aussi cette possibilité que nous avons essayé de penser et d’imaginer en tentant de reformuler la question de la technique par-delà ou en-deçà du partage nature/culture, c’est-à-dire par-delà ou en-deçà toute rupture anthropocentrique. La technique n’est pas ce qui vient s’opposer à une nature pour instituer le règne d’une humanité coupée du mouvement cosmique, elle exprime au contraire l’articulation de trames d’espaces et de temps, l’invention de modes de vie, l’ouverture de champs de possibles. Cette articulation ne répond pas du pouvoir ni de la volonté de l’homme mais s’ouvre d’abord depuis l’écart sensible et mouvant du naturer, écart qui échappe à toute mesure.

    David gé Bartoli, Sophie Gosselin, Le toucher du monde: technique du naturer, Editions Dehors, 2019, p.377


    phase measures: DIGGING UP THE PRESENT

    Image Wed Oct 16 2019 07:34:08 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    DIGGING UP THE PRESENT, Day 1: the team


    Image Wed Oct 16 2019 07:34:08 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    DIGGING UP THE PRESENT, Day 1: the tools


    Image Wed Oct 16 2019 07:34:08 GMT+0200 (Central European Summer Time)

    DIGGING UP THE PRESENT, Day 1: the team, the tools, the weather, the site: Parc de La Grange au Lac, Evian


     















  • Digging up the Future

    Par Hausel Anna, Ozhiganova Anna, Sills Sophie, 15/10/19

    On Site


    TUESDAY MORNING

    We took the boat at 7:40 to get to Evian to have the time to take our measures.

    Image Tue Oct 15 2019 19:30:32 GMT+0200 (CEST)

    The sunrise and the protostructure.


    We discovered the protostructure and last year's node.

    Image Tue Oct 15 2019 19:30:32 GMT+0200 (CEST)

    The nodes and the visible foundations.


    Our measuring tools : body part: Sophie's foot, object from surrounding: chestnut, verb: to pull.

    Image Tue Oct 15 2019 19:30:32 GMT+0200 (CEST)

    The chestnut and Sophie's foot next to the visible foundation.


    Our last measuring tool: time. We measured this by when one of us started hurting.

    Image Tue Oct 15 2019 19:30:32 GMT+0200 (CEST)
    Our performance sentences along with the moments they mark.


    We dug a hole around the foundations to explore how it was made.

    Image Tue Oct 15 2019 19:30:32 GMT+0200 (CEST)

    The before and after of the digging of the foundation, with our tool of measurement.


    SUNDAY MORNING

    After a small sprint to get to the boat at 9:25 (not at 9:45 like Anna H. remembered) we embarked on the journey to discover the effect the rainy weather had had on our on-site plaster cast.

    Image Wed Nov 06 2019 10:13:50 GMT+0100 (CET)

    The cast.


    To move the plaster we had to make the choice of cutting off a corner.

    Image Sun Oct 20 2019 12:45:42 GMT+0200 (CEST)

    Various pieces of plaster.


    The full process of plastering the foundations can be summarised by five verbs: mixing, applying, drying, scraping and pulling.

    Video of the stages of casting.


    We were diversely affected by the process.

    Image Sun Oct 20 2019 12:45:42 GMT+0200 (CEST)

    Sophie's hands and Anna H.'s legs.

    The process had various effects on our senses

    Anna H.: smell_wet grass, touch_smooth mud and dry dirt, taste_bitter dirt covered concrete, sight_raindrops on my camera, sound_the ping of raindrops on my umbrella.

    Anna O.: smell_humidity, touch_tiring, sight_messy, sound_foggy, taste_adventure.

    Sophie S.:smell_ fresh, touch_new, taste_raw, sight_dramatic , sound_drops.


    We found the Great Mosque of Djenne that reminds us of the project.

    Image Sat Oct 19 2019 18:00:24 GMT+0200 (CEST)

    The Great Mosque, Djenne, Mali, 1907


    The whole process made us reflect upon measures as a project:

    Are we digging up the past, the present or the future?


    In Studio


    CODEX AND CONCEPT

    “When Lewis Carroll started to write, he sent his protagonist down to the rabbit-hole without any plan for what would happen thereafter. While writing he constantly added new ideas, “which seems to grow of themselves upon the original stock”.” -Codex Measures: Postface (p.65-66)


    Future and past intertwining; the old sprouting the new, yet also the new redefining the old. Digging up the past, but also the present and the future. Casting the interstice from above; instead of looking at the present - the newly dug ground - we are looking at the past: cement touching wood. Nevertheless the space above the (w)hole is the future, measuring the end of the natural progression of filling it up. Unlike for Carroll, the end of the story is known, but the beginning is still to be discovered. A complex hybrid of a geometrically constructed polyhedron of the interstice in contrast with the organic can emerge. An onsite cast, which seems to  “grow of [itself] upon the original stock” - in this case, onto a clean studio plaster cast, - yet it is the inverse: the rest of the plaster growing downward from the weathered material. Future and past interlaced, placed upon present.


    PLASTER CASTING THE (W)HOLE

    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    Making of the first plaster.


    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    The result.


    PLASTER CASTING THE HYBRID

    I. Understanding the onsite plaster

    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    Mapping the plaster.


    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    The plaster, mapped (Axonometry by Anna H., Monge and Coupes by Sophie).


    II. Securing the connection

    The idea to support the organic plaster within the mold was to drill into it and add metal bars.

    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    Brainstorming.


    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    The hybrid mold.


    III. Recasting

    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    The process of the plaster drying was visible to the naked eye.


    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    The hybrid.


    LETTING TIME TAKE ITS TOLL (a scenario of destruction)

    Time passes. It will take everything, eventually. It will act upon the Proto-Structure.

    Rot, mould, insects and humidity infest wood, rust corrodes screws. The weight of the structure itself will become too heavy and start to break and fall, the pull of gravity being too strong. Animals will repossess the space, reappropriating the project. By the end of times it will be only splinters and decomposition. The only remaining part will be the underground ciment foundations, keeping its rock-like composition. 

    Maybe future archeologists will dig them up and make theories of our primitive society.

    Image Wed Nov 06 2019 09:50:00 GMT+0100 (CET)

    https://pxhere.com/en/photo/1153297


    How does the future define our present and past?