• Workshop du 14.12

    Par Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 17/12/19

    Workshop du 14.12 sous la supervision d'Edouard Cabay


    En l’espace d’une journée éloignés de nos projets respectifs, sont imaginées par l’invité Edouard Cabay disparates étapes permettant une collaboration à différents niveaux au sein des étudiants. Deux studios rassemblés, nous sommes une vingtaine à s’associer sur un dessin commun, destiné à se transformer peu à peu en une sorte de frise. Néanmoins, avant de deviner l’état même de cette frise, il faut mettre en relation les cartographies de deux sites dissemblables : la topographie de Genève, longeant le Rhône, et celle fictive de la phase SCAFFOLDING, modelée par les modèles en plâtre. Une multitude de croix se faufilent alors à travers les quadrillages habitant le papier. Puis, de ces croix, cercles et triangles se rencontrent, se traversent, s’entremêlent, se mélangent. Place cette fois-ci à la peinture. Une fois le bouchon des tubes de peinture acrylique bleue et noire libéré, une ambiance conviviale, presque enfantine, s’installe dans les locaux : les étudiants laissent exploser leur créativité une fois un pinceau en main, les directeurs de studio se prêtent au jeu, l’un d’eux s’asseye  même volontiers au milieu de ses étudiants afin de partager ce moment de création. Et c’est à ce moment-là seulement, lorsque le pinceau dépose délicatement la couleur sur le papier blanc, s'évaporant au delà des démarcations au graphite, que la frise prend progressivement forme, au rythme des éclats de rire et de voix.


    Image Tue Dec 17 2019 16:08:45 GMT+0100 (CET)

    Image Tue Dec 17 2019 16:08:45 GMT+0100 (CET)

    Diverses étapes du workshop : construction géométrique au crayon & "déconstruction" géométrique à la peinture


    la mécanisation du geste, la confusion des sites, la touche du pinceau, le mélange inéluctable des couleurs, le papier se remplissant, le blanc disparaissant

    Image Tue Dec 17 2019 16:08:45 GMT+0100 (CET)

    12 arms, Machinic Protocols, Edouard Cabay, Barcelona, 2016.

  • Parcourons la (proto)structure

    Par Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 16/12/19

    Scaffolding : du vieux français escadafaut, traduit en “échafaudage” voire aussi “squelette”.

    Rebondire de la phase PLANES, intégrer la protostructure à la topographie, la stabiliser, y introduire des plans. Telles étaient les bases communes à tout projet. Libre ensuite à chacun de se les approprier, de jouer avec elles, d’y ajouter nuances et variations.



    Mise en place de l'atelier : topographie & protostructure implantée

    Image Mon Dec 16 2019 18:39:44 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    "Making ground" : configuration d'une topographie fictive, à partir de l'ensemble des modèles en plâtre fabriqués durant le semestre.
    Photographe de la ligne supérieure : Teresa Cheung

    Image Mon Dec 16 2019 16:36:45 GMT+0100 (CET)

    Implantation de la protostructure en bois sur la nouvelle topographie



    Zoom sur notre cellule de travail

    Image Mon Dec 16 2019 16:36:45 GMT+0100 (CET)
    Image Mon Dec 16 2019 16:36:45 GMT+0100 (CET)

    [De bas en haut] notre fragment topographique à étudier ; recherche d'un plan horizontal au sein même de la structure, la rigidifiant



    La maquette en bois de PLANES sous les yeux, quelques rayons d’exploration s’esquissent. Lors de la phase précédente, une recherche a notamment été effectuée autour de la notion de tissage, d’entrelacement. Repris comme point d’ancrage durant SCAFFOLDING, cette idée de “fils” s’entremêlant est réinterprétée dans la réalisation propre de la structure, les plans se dessinant au sein de la protostructure, créant une sorte de co-dépendance entre le projet et son échafaudage. Ces deux éléments, donc d’une certaine manière tributaires l’un de l’autre, communiquent et se complètent, apportant stabilité et précision l’un à l’autre. C’est pourquoi la construction du projet au coeur même de notre cellule s’est avéré judicieux. Un second axe d’étude central, amorcé lors de PLANES, est la relation directe avec le corps humain, relation par ailleurs accentuée par la topographie au caractère aléatoire. En effet, sous les deux mètres de hauteur du premier “étage” de la protostructure, est conçu une sorte de chemin à travers la structure. La topographie et les deux plans verticaux conditionnent le parcours, obligeant le corps à se courber, puis à se relever. L’obligation de s’accroupir au sol pour entrer à l’intérieur de la cellule est du reste une décision essentielle en résonance immédiate avec ce workshop ; le studio réaménagé volontairement pour cette phase, le passage sous les tables a animé les dix jours passés dans ces locaux.


    Image Mon Dec 16 2019 16:36:45 GMT+0100 (CET)

    Travail de recherche : retour à PLANES, brainstorming, mettre sur papier les idées, les en faire surgir en trois dimensions, mesures



                         Image Tue Dec 17 2019 13:00:59 GMT+0100 (CET)Image Tue Dec 17 2019 15:22:06 GMT+0100 (CET)

    Sketch d'une jonction liant protostructure et projet, Orianne von Flüe (à gauche), détail de cette même jonction (à droite)


    Image Tue Dec 17 2019 13:00:59 GMT+0100 (CET)Étude de la courbe sur calque



    Construction au sein de la protostructure

    Image Mon Dec 16 2019 16:36:45 GMT+0100 (CET)

    recherche au niveau du sol et de l'implantation de la structure au sein de la topographie


    Image Tue Dec 17 2019 15:22:06 GMT+0100 (CET)

    La hauteur du "seuil" de la structure en 1:10 (à droite) correspond à la hauteur des tables en 1:1, sous lesquelles les passages sont innombrables (à gauche).

    Image Mon Dec 16 2019 18:41:30 GMT+0100 (CET)

    Plongeons à l'intérieur de la structure...


    Image Tue Dec 17 2019 14:23:10 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    la fourmilière s'agitant, la cacophonie persistant, les idées s'imbriquant, les mains se joignant, les projets se complétant


    Image Tue Dec 17 2019 15:22:06 GMT+0100 (CET)

    Résultat final de la structure implantée à la fois dans la protostructure et sur la topographie, modèle à échelle 1:10



                      Image Tue Dec 17 2019 15:22:06 GMT+0100 (CET)Image Tue Dec 17 2019 15:22:06 GMT+0100 (CET)

    Longueur des planches horizontales délimitée par un élément de la topographie (continuité soulignée à droite)



    La façon dont s'imbriquent les différentes cellules de la protostructure, chacune fragile et relativement simple en elle-même, fait à nos yeux écho à l'oeuvre architecturale réalisée par Sou Fujimoto, intitulée Tokyo Apartment. Cette dernière, achevée en 2007 à Tokyo même, est composée de quatre appartements disposés les uns au-dessus des autres sous forme de maisonnettes. Le tout paraît à première vue être en équilibre, voire précaire et vulnérable au moindre souffle de vent (bien qu'il soit bel et bien stable). Cet état précis a résonné en nous lors du travail au sein et autour de la protostructure.


    Image Mon Dec 16 2019 18:41:30 GMT+0100 (CET)

    Tokyo Apartment, Sou Fujimoto, Japon, 2007.

  • PLANES_synthèse

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 24/11/19

    TISSAGE EN DUEL

    Image Tue Nov 26 2019 23:42:44 GMT+0100 (CET)


    Par l’intersection de deux plans un espace s’ouvre. Libre alors à toute chose, telle notre regard, ou une idée, de s’y (dé)placer.

    Notre espace, ouvert par un tissu de plans, englobe à la fois verticalité, horizontalité et courbure. Les courbes de ce projet sont chacune inspirées d’incurvations déjà existantes, en corrélation directe avec le Rolex Learning Center ainsi qu'un élément de la phase MEASURES.


    Le plan vertical, portant le rôle de membrane, est la colonne vertébrale portant l'entièreté de l'ossature, les différents plans horizontaux s'y entremêlant, filtrant la lumière. En la contemplant dans sa totalité, la structure peut rappeler une sorte de tissu, chaque lambourde et chaque planche se comportant à l'image de fils, chacun étant partie intégrante de tout tissage. En effet, toute longueur en bois a une place minutieusement réfléchie, apportant équilibre et contraste au projet.

    Quant à ce qui est de l'horizontalité, la succession de plans à hauteurs différentes du sol fait résonance avec l'unique escalier extérieur du Rolex Learning Center, une marche correspondant à un plan horizontal. La répétition de l’élément horizontal sur différents plans permet alors de créer une sensation d’ascension, tout en laissant deviner une sorte de point culminant (trois des plans horizontaux coupant l'ascension), attiré par les rayons lumineux.


    Une multitude de contrastes se créant au travers du projet, l'idée de dualité (du latin dualis, "caractère ou état de ce qui est double en soi ; coexistence de deux éléments de nature différente", Petit Robert 2015) s'est rapidement révélé comme étant fil conducteur de celui-ci.


    En addition de l'opposition plutôt évidente entre les plans verticaux et horizontaux, opposition de plus accentuée par la taille des lambourdes (la largeur des planches horizontales représentant le double des verticales), leur disposition entremêlée rappelle celle d'un tissu, constitué d'un "assemblage régulier de fils ou de fibres, disposés en deux séries croisées à angle droit" (définition tirée du Larousse). Cet entrelacement permet d'ailleurs d'alterner vide et plein où la lumière est à son tour libre de jouer avec les  ombres (cf. image ci-dessus).

    Puis, d'un point de vue purement géométrique, une disparité importante se forme entre les droites et les courbes caractérisant la structure. Cette différence ne fait qu'accentuer le jeu d'ombre et de lumière découlant du réseau de plans. 

    L'effet de miroir mettant en relation les plans horizontaux, alors placés à différentes hauteurs, et un même plan, lui aussi horizontal, situé cette fois-ci au pied de la structure et reflétant les planches supérieures comme leur ombre au sol, contribue également à cette idée de duel, de dédoublement.

    Un autre aspect du projet dépeignant une dualité est la membrane, séparant deux espaces. L'un est courbes, en offrant une infinité de différentes en fonction du point de vue. L'autre est strict, droit (en omettant l'incurvation des plans horizontaux), s'arrêtant net à même distance de la membrane, la succession de plans horizontaux constituant le "plafond" de cet espace comme flottant dans les airs (apportant par ailleurs un côté très aéré à cet élément de la structure). Ce point est en partie illustré par le modèle en plâtre, réalisé en trois parties distinctes, séparant la membrane et les deux côtés.


    Image Thu Nov 28 2019 11:12:48 GMT+0100 (CET)

    Modèle en plâtre réalisé en trois parties, la membrane épaisse de 3mm appuyant l'idée de dualité, plein du projet


    La taille de la structure pouvant varier de façon proportionnelle, offrant une abondance d'alternatives, son dimensionnement à taille réelle a été déterminé de façon à être en relation directe avec le corps humain. Vu d'une part comme un espace de repos, invitant quiconque à s'y installer l'espace d'un moment, laissant balader le regard sur le Rolex Learning Center, il n'est alors point nécessaire que les plans horizontaux supérieurs présentent une hauteur très importante. Cependant, de l'autre côté de la membrane verticale, une sorte de parcours guidé par les courbes (définissant autant des contraintes en largeur qu'en hauteur) est rendu possible que par des hauteurs convenables à un déplacement plus ou moins agréable du corps. Ainsi conditionné par les diverses dimensions verticales, le corps doit se courber, puis se relever, jouant avec la structure environnante, retraçant ses courbures.


    PLAN DE PRÉSENTATION ORALE


    Nous allons appuyer notre présentation orale sur un parcours à travers nos différentes modèles en bois, afin de souligner le processus général du projet et de laisser apparaître diverses dualités l'habitant. Plus précisément, sera évoquée l'évolution entre l'émergence des premières idées, leur développement jusqu'à la réalisation à taille réelle en passant par quelques alternatives. Ce parcours s'arrêtera notamment sur les dessins présentés, le modèle en plâtre, des échantillons de jointures ainsi que quelques outils nous ayant aidé durant le processus de création.


    Image Wed Nov 27 2019 11:14:11 GMT+0100 (CET)
  • Lettre épistolaire_texte 1

    Par Von Flüe Oriane, 24/11/19

    Mercredi 2 octobre 2019


    Chère Léane, 


    Comme tu as sans doute dû le remarquer, je n’ai pas passé beaucoup de temps chez nous ces derniers temps et j’en suis profondément désolée. Tu comprends, mes études débutant, je fais face à une phase d’adaptation considérable. Ce qui change beaucoup du gymnase, c’est surtout le côté pratique en fait. L’organisation du travail est différente ; je ne peux plus travailler exclusivement depuis la maison par exemple. 


    Mais tu verrais, ça te plairait. On construit plein de choses : des dessins, une maquette avec des baguettes en bois et même une autre en plâtre ! Dépeint comme ça, on pourrait presque croire que les projets sont disparates. A contrario, le fil rouge est le Panthéon. Tu sais, le monument historique situé à Rome. En fait, les architectes de l’époque l’ont conçu avec un sol légèrement bombé. Notre rôle était donc de souligner cette inclinaison en l’exagérant. Néanmoins, comme tu peux t’en douter, le sol d’un bâtiment est généralement de surface importante. C’est pourquoi nous avons travaillé uniquement sur deux fragments par binôme. C’est donc seulement après l’assemblage de toutes les maquettes (en premier lieu en bois, puis en plâtre) que l’entier du projet prend sens. 


    Je t’expliquerai plus en détails une fois à la maison, mais te voilà une petit idée de ce qu’il se passe de mon côté actuellement. 

    À tout bientôt, 


    Orianne

  • TISSAGE EN DUEL

    Par Bussy Léane, Couelle Jeanne, Fleischer Adrien, Von Flüe Oriane, 24/11/19

    Par l’intersection de deux plans un espace s’ouvre. Libre alors à toute chose, telle notre regard, ou une idée, de s’y (dé)placer.


    Image Sat Nov 30 2019 15:49:48 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en bois en taille 1:10 en correspondance directe avec un élément du Rolex, l'escalier coupé par une courbe


    Notre espace, ouvert par un tissage de plans, englobe à la fois verticalité, horizontalité et courbure. Les courbes de ce projet sont chacune inspirée d’incurvations déjà existantes, en corrélation directe avec le Rolex Learning Center ainsi qu'un élément de la phase MEASURES.


    Influences du projet en images :

           Image Sat Nov 30 2019 14:11:17 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Image Sat Nov 30 2019 15:44:40 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Plans horizontaux : le Rolex Learning Center & son escalier extérieur


    Image Sat Nov 30 2019 14:24:51 GMT+0100 (CET)

    Plan vertical : l'interstice mesuré lors de la phase MEASURES
    Sketch, courbure d'un fragment du projet précédent, Adrien Fleischer


    Image Wed Dec 18 2019 13:21:58 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, perspective du projet, échelle 1:50, et du Rolex Learning Center & son escalier extérieur, échelle 1:140, point de vue intérieur, Jeanne Couelle


    Le plan vertical, assurant le rôle de membrane, est la colonne vertébrale soutenant l'entière ossature. Les différents plans horizontaux s'y entremêlent, filtrant la lumière. En la contemplant dans sa totalité, la structure peut rappeler une sorte de tissu. Chaque lambourde et chaque planche se comportent bel et bien à l'image de fils, chacune étant une partie intégrante du tissage. En effet, tout élément a une place spécifique, apportant équilibre et contraste au projet.

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, axonométrie version finale, échelle 1:5, Adrien Fleischer


    Quant à ce qui est de l'horizontalité, la succession de plans à hauteurs différentes du sol fait résonance avec l'unique escalier extérieur du Rolex Learning Center. La répétition de l’élément horizontal sur différents plans, à l'image des marches, permet alors de créer une sensation d’ascension, tout en laissant deviner une sorte de point culminant.


    Procédure en atelier - construction conceptuelle du projet

    Image Sat Nov 30 2019 15:11:33 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)Entrons à l'intérieur du projet...


    Une multitude de contrastes se créant au travers du projet, l'idée de dualité (du latin dualis, "caractère ou état de ce qui est double en soi ; coexistence de deux éléments de nature différente", Petit Robert 2015) s'est rapidement révélé comme étant fil conducteur de celui-ci.


    L'opposition plutôt évidente entre les plans verticaux et horizontaux est tout d'abord accentuée par la taille des lambourdes, la largeur des planches horizontales étant le double des verticales. Leur disposition entremêlée rappelle celle d'un tissu, constitué d'un "assemblage régulier de fils ou de fibres, disposés en deux séries croisées à angle droit" (définition tirée du Larousse). Cet entrelacement permet d'ailleurs d'alterner vide et plein où la lumière est à son tour libre de jouer avec les  ombres.

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, perspective & détail d'une marche, échelle 1:10, Jeanne Couelle


    Image Sat Nov 30 2019 16:21:37 GMT+0100 (CET)

    Jeu d'ombre et de lumière, modèle en bois à l'échelle 1:10


    Puis, d'un point de vue purement géométrique, une disparité importante se forme entre les droites et les courbes caractérisant la structure. Cette différence ne fait qu'accentuer le jeu d'ombre et de lumière découlant du réseau de plans. 

    Image Sat Nov 30 2019 14:25:47 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)

    Mise en relation avec l'incurvation du projet

    Dessin technique, Perspective de la première version & détail de la courbure, échelle 1:10, Léane Bussy


    L'effet de miroir mettant en relation les plans horizontaux, alors placés à différentes hauteurs, et un même plan, lui aussi horizontal, situé cette fois-ci au pied de la structure et reflétant les planches supérieures comme leur ombre au sol, contribue également à cette idée de duel, de dédoublement.

    Image Sat Nov 30 2019 15:20:25 GMT+0100 (CET)

    Dessin technique, évolution du projet à travers deux Monge, échelle 1:10, Orianne von Flüe


    Un autre aspect du projet dépeignant une dualité est la membrane, séparant deux espaces. L'un est courbes, en offrant une infinité de différentes en fonction du point de vue. L'autre est strict, droit (en omettant l'incurvation des plans horizontaux), s'arrêtant net à même distance de la membrane, la succession de plans horizontaux constituant le "plafond" de cet espace comme flottant dans les airs (apportant par ailleurs un côté très aéré à cet élément structurel). Ce point est en partie illustré par le modèle en plâtre, réalisé en trois parties distinctes, séparant la membrane et les deux côtés.


    Image Sat Nov 30 2019 14:17:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en plâtre réalisé en trois parties, la membrane épaisse de 3mm appuyant l'idée de dualité, plein du projet en échelle 1:10


    Image Sat Nov 30 2019 16:24:38 GMT+0100 (CET)

    Procédure de moulage du modèle en plâtre


    « Répète ton élément » 


    Image Sat Nov 30 2019 14:17:39 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Modèle en plâtre, les trois parties s'écartant de plus en plus, créant un certain jeu d'ombre


    La taille de la structure peut varier de façon proportionnelle, offrant une abondance d'alternatives. Son dimensionnement à taille réelle a été déterminé de façon à être en relation directe avec le corps humain. La structure est vu d'une part comme un espace de repos, invitant quiconque à s'y installer l'espace d'un moment et laisser balader son regard sur le Rolex Learning Center. Il n'est alors pas nécessaire que les plans horizontaux supérieurs présentent une hauteur très importante. Cependant, de l'autre côté de la membrane verticale, un parcours guidé par les courbes (définissant autant des contraintes en largeur qu'en hauteur) est rendu possible par des hauteurs convenables à un déplacement plus ou moins agréable du corps. Ainsi conditionné par les diverses dimensions verticales, le corps doit se courber, puis se relever, jouant avec la structure environnante, retraçant ses courbures.


    Procédure en atelier - construction physique du projet

    Image Sat Nov 30 2019 14:40:52 GMT+0100 (CET)Dessin technique, axonométrie éclatée de la version finale, échelle 1:10, Léane Bussy


    Préférant se concentrer sur la qualité de la construction plutôt que la quantité, il a été décidé de présenter à taille réelle un fragment du projet entier uniquement.

    Image Wed Nov 27 2019 11:59:18 GMT+0100 (CET)

    Détail construit à taille réelle : partie non hachurée


    Image Sat Nov 30 2019 15:36:27 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    En plein processus de construction à échelle 1:1, bois


    de nouvelles sensations : l'usure du bois, la perceuse traçant son chemin, de la sciure virevoltant, les planches s'entrelaçant, une structure se tissant progressivement 


    Procédure en extérieur - implantation du projet dans le paysage


    Image Wed Dec 04 2019 13:55:06 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)

    Détail de la structure à échelle 1:1, implantée en face du Rolex Learning center


    L'oeuvre de Richard Serra, The Matter of Time, se profile comme étant, à nos yeux, étroitement liée à notre projet, notamment par la courbure de ses trois plans verticaux mais aussi par les deux espaces créés entre ceux-ci.

    Image Mon Nov 25 2019 21:05:33 GMT+0100 (CET)

    Richard Serra, The Matter of Time, Guggenheim Bilbao Museoa, 1994-2005


    Et si courbe & droite étaient en fait bien plus que duelles l'une de l'autre ?