• A ROOM FOR A LADDER W3

    Par Hon Maxime, 24/03/20

    WEEK #3


    refonte; ascension; béton


    La mid-review du lundi remet en question la quasi-totalité du projet. Structurellement, les panneaux présentent une prise au vent dangereuse. L’intérêt se porte plus sur le pilier de béton servant d’entrée. Décision est prise d’abandonner les reste du projet, et de pousser plus loin le concept du pilier et de l'échelle. La ROOM n’est plus tant définie par sa forme, que par l’expérience de l’utilisateur.

    Toujours dans l’optique verticale, le béton s’étend maintenant sur la hauteur totale de la protostructure, soit environ neuf mètres. 

    La semaine est consacrée à la refonte du projet. Nouveaux croquis, changement des dessins, construction des moules pour la maquette finale. 




    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)


    Xiao Gua Hui - Ladder Man - 2008 - Egg tempera on linen - 185 x 140 cm


    ---


    EVOLUTION


    Phase I

    La structure en béton est divisée en trois modules, en vue d’une préfabrication et installation sur le site plus aisée. Le système de lambourdes coulées dans le plâtre est conservé, mais ne sert plus à soutenir un plancher. Désormais, une paire de de lambourde par module s’accrochera à chaque « étage » de la protostrucuture dans le but de la renforcer. 

    L’entrée fait un mètre cinquante de haut, ce qui (pour la plupart des gens) les empêche de voir sur les côtés une fois leur corps à l’intérieur. L’espace pour monter est de 56x56 centimètre. Ces dimensions permettent à l’utilisateur de reposer sont dos contre la paroi du fond si il se trouve épuisé, et renforcent le sentiment d’enferment.



    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)


    sketches


    Phase II 

    La matérialisation des barreaux de l’échelle est un des points importants du projet. Je décide de ne pas rajouter un nouveau matériau à l’intérieur du tunnel, et de conserver la sensation du béton. Les barreaux sont donc des cavités triangulaires. La main ne peut pas se replier, l’utilisateur utilise uniquement ses doigts, contrairement à un barreau conventionnel. L’espacement est fixé à 25cm. C’est l’espacement minimum d’une échelle classique, et a pour effet de ralentir l’ascension.



    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)


    1:10 / mold - the steps


    Phase III

    La forme extérieur(un parallélépipède), ainsi que l’épaisseur des murs(12cm, trop fine), sont un problème. J’ai toujours vu ce monolithe comme une extension du bitume du parking, un épi vertical. Je m’inspire d’autres éléments en béton présents sur le site au moment de la visite: des sortes barrières, à la forme brute, minérale.



    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)


    like a Stalinist monument


    Statiquement, la forme convient bien, la base devenant l’élément le plus lourd. L’épaisseur varie entre 25 et 70cm. Un des murs conserve toutefois son ancienne épaisseur de 12cm, celui de l’entrée. La hauteur de cette dernière est réduite à 90cm, juste sous le premier étage de la protostrucuture. Le poids du projet se situe aux alentours des 20 tonnes.



    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)



    sketches - featuring finger


    Phase IV

    La dernière partie du projet demandant une réflexion est la fin de l’échelle. Je désirais que l’arrivée procure une sensation, une émotion simple, presque poétique. Un bac recevant des plantes est aménagé, au milieu d’un océan de bitume, au sommet d’une tour en béton. Le dernier barreau est en bois, plus chaleureux sous la main que le béton.



    Image Tue Mar 24 2020 13:43:23 GMT+0100 (CET)


    sketches - not made after


    ---


    CONCEPT TEXT


    Le bitume. Froid, plat. Une épave, au loin. Un camion passe, vibrations. Un monolithe de béton. Une ouverture, basse. Entrée. Tunnel exigu, vertical, vertigineux. La matière, froide, poreuse et en haut, la lumière. Ascension. Les cavités triangulaires, tranchantes, poussiéreuses. Les doigts s’agrippent. Ascension. Le ciel, gris. Ascension. Enfermé sur soi-même, intériorité. Ascension. Dernier barreau, la chaleur du bois. Là, en haut, des herbes se plient sous la brise. Leur contact est doux, apaisant…


    ---



    Image Tue Mar 24 2020 13:52:50 GMT+0100 (CET)Image Tue Mar 24 2020 13:52:50 GMT+0100 (CET)

    1:10 / mold - top details - wooden step - plant pot



    Image Tue Mar 24 2020 13:52:50 GMT+0100 (CET)

    1:10 / mold - inside of bottom element



    Image Tue Mar 24 2020 13:52:50 GMT+0100 (CET)

    1:20 / drawing - monge - axonometry


    ---


























  • A ROOM FOR A LADDER W4-6

    Par Hon Maxime, 22/03/20

    ---


    L’activité paranoïaque critique est une force organisatrice et productrice de hasard objectif.

    Salvador Dali


    ---


    WEEK #4


    gypse; futur; covid


    La semaine 4 est consacrée à l’avancement de la maquette et des dessins, et fort malheureusement, au déménagement de toutes mes affaires.

    Le coulage du plâtre « at home », se fit avec un plâtre d’une qualité moindre, car acheté en grande surface. Si pour l’extérieur tout se passa bien, les marches ne se démoulèrent pas, malgré les couches de vernis. La maquette représente donc le volume externe du projet, mais ne transmet pas la sensation de l’intérieur.




    Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)


    1:20 / drawing - axonometry - aborted




    Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)



    1:10 / model - the three stacked modules




    Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)



    1:10 / model - dark entry - bright entry




    Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)


    light from the door




    Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 20:07:47 GMT+0100 (CET)



    1:10 / model - top details


    ---


    COVID INTERLUDE




    Image Tue Mar 24 2020 13:56:33 GMT+0100 (CET)Image Tue Mar 24 2020 13:56:33 GMT+0100 (CET)



    remaining of the clean and healthy studio life




    Image Tue Mar 24 2020 13:56:33 GMT+0100 (CET)Image Tue Mar 24 2020 13:56:33 GMT+0100 (CET)



    broken hearth - deserted


    ---


    WEEK #5


    rhino; shadow; home-work


    Semaine consacrée à la modélisation du projet sur le logiciel Rhino 6.




    Image Sun Mar 29 2020 17:38:54 GMT+0200 (CEST)


    symbol


    ---



    Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)


    1:1/Rhino/dessus - semi-transparent - raytraced




    Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)


    1:1/Rhino/droite - semi-transparent - raytraced




    Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)


    1:1/Rhino/derrière - semi-transparent - raytraced




    Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)


    1:1/Rhino/perspective - raytraced




    Image Sun Mar 29 2020 17:09:39 GMT+0200 (CEST)


    1:1/Rhino/perspective - raytraced - l'entrée


    ---


    WEEK #6


    2D; in; 3D


    Cette semaine, je dessine le projet en 2D, mais à l'aide du logiciel. Une planche de monge au 1:20, et deux planches en perspective, ces dernières créant un "storyboard rhino" qui résume le parcours d'un utilisateur à travers le projet. 



    Image Sun Mar 29 2020 22:57:54 GMT+0200 (CEST)

    1:20/Rhino/monge 


    ---


    "RHINO STORYBOARD"



    Image Sun Mar 29 2020 22:57:54 GMT+0200 (CEST)


    Rhino/perspective - storyboard


    Image Sun Mar 29 2020 22:57:54 GMT+0200 (CEST)



    Rhino/perspective - storyboard


    ---



    Image Sun Mar 29 2020 22:57:54 GMT+0200 (CEST)



    ---



    Ævo rarissima nostro simplicitas

















































  • A ROOM FOR A LADDER W1-2

    Par Hon Maxime, 22/03/20

    ---


    Toute chose a nécessairement une fin. On ne sait où. Même si n'est pas forcément écrit : Ça s'est fini ici. Affiche-t-on sur le dernier barreau d'une échelle : Ceci est le dernier barreau. Ne posez pas le pied au-delà ?

    1q84 livre 1 : avril-juin - Haruki Murakami


    ---


    WEEK #1


    bitume; humus; Aturaua


    Découverte des deux sites, la Mangrove et le Parking. Mesures, arpentage. Rapidement, mon choix se porte sur le parking. La matérialité inorganique et l’ambiance froide, industrielle m’ont séduit. Le lieu se présente comme un négatif de la Mangrove. Si cette dernière est accueillante, le parking revêt un aspect glauque.

    Le reste de la semaine est occupé par l’étude des plans, la construction des deux protostructures et le choix d’un emplacement. Des images de référence nous sont présentées.




    Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)



    from the bridge - don't jump!




    Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)



    blue door on white car - white cloud on blue sky




    Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)


    emptiness


    Étant intéressé par la partie inerte du site, j’éloigne le plus possible mon projet des arbres, pour le placer au plus près de la route. L’idée que la verticalité prenne le pas sur le plan horizontal est déjà présente, je sélectionne donc  une surface carrée d’une cellule et demie, sur la hauteur complète de la protostructure. 




    Image Sun Mar 22 2020 18:52:30 GMT+0100 (CET)


    zoom


    ---


    WEEK #2


    grid; up-right; move


    Je consacre la semaine au développement du projet. Les croquis sont suivis d’un dessin plan/élévation au 1:20, puis d’une maquette en carton. Un storyboard est élaboré.

    Le parking est un lieu plat par excellence. Les déplacement des véhicules et personnes, ainsi que celui de l’eau sont tous inscrits dans le plan horizontal.

    Mon projet cherche à mettre en exergue la verticalité. Par sa forme, et par les déplacement internes. 




    Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)



    references / symmetric angle - habemus papam


    ---


    CONCEPT TEXT


    Un parking vide. Il pleut. Un toit, soutenu par un pilier de béton. Une entrée dans le pilier. Echelle. Sortie. Le toit devient plancher. Un carré, entourés de panneaux obscurs. La perspective fuit vers le ciel. Raies de lumière. Deux panneaux se déplacent. Le carré n’est plus, l’angle se rapproche. Perception de l’extérieur améliorée. Déplacement intérieur réduit.


    ---



    EVOLUTION


    Phase I

    Le projet s’inscrit dans une grille de 80x80, les panneaux latéraux sont fixes, et faits d’une toile tressée selon la grille. Un bassin en béton recueillant les eaux de pluie occupe le centre du carré. Un vélum est brièvement envisagé. Un plancher permet la circulation autour du bassin. La grille permet une bonne visualisation de la perpective, les murs latéraux se déployant sur toute la hauteur de la protostructure. Trop symétrique, trop statique, le projet doit évoluer.


    Phase II

    Les panneaux latéraux perdent leur grille dans la hauteur, mais garde une largeur d’environ 80cm. Ceux situés aux angles deviennent mobiles. Un pivot central leur permet de tourner. En orchestrant un quart de tour sur chaque panneau, les angles du volume se déplacent vers l’intérieur. Le nombre de faces internes varie de 4 à 12. Le bassin est conservé. 


    Phase III

    Un problème majeur subsiste: l’entrée. Au commencement reléguée à un côté de pièce, camouflée, elle prend maintenant un rôle central. Le bassin devient l’entrée. Il prend la forme d’un pilier de béton, creux, disposant d’une échelle. Des lambourdes prises dans le béton servent de support au plancher. Les panneaux prennent une couleur noire, opaque. Elle permet de valoriser la lumière du ciel, et celle traversant les interstices entre les panneaux.




    Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)



    outside / 1:10 - inside / 1:10




    Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)



    sketches


    ---


    STORYBOARD




    Image Sun Mar 22 2020 19:18:32 GMT+0100 (CET)

    ---





















































  • Ambiguité claustrale

    Par Hon Maxime, Mathez Vincent, Prod'Hom Arthur, Zahaf Maël, 18/12/19




    "L'espace efface le bruit."

    Victor Hugo


    *


    —    WEEK 1    —

    apocalypse; cohésion; éclosion


    Tous les artefacts en plâtre des phases précédentes sont réunis et répartis sur un cheminement de tables. Développement théorique du concept de protostructure. Assemblage et implantation d'une protostructure dans la topographie fictionnelle. 



    Image Wed Dec 18 2019 11:33:51 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Nous partons de la consigne donnée: repenser et modifier notre structure de PLANES en vue d’une intégration au sein de la protostructure. Nous décidons de repartir de trois plans; deux verticaux et un oblique.

    Il était claire que la topographie – se rapprochant d'un paysage de ville en ruine – prendrait une place importante dans le projet. Nous tenterons d'établir un dialogue, créant un lien fort entre le projet et le terrain sur lequel il s'inscrit. 

    Nous remarquons rapidement qu’un « chemin naturel » menant à une alcôve dans un gros bloc est délimité par deux éléments topographiques. Les plans verticaux suivent ces géométrie, cassant de la sorte le parallélisme présent dans notre projet précédent.




    —    WEEK 2    —

    précision; adaptation; finition


    Notre section de protostructure étant plutôt instable – certains des pieds n’atteignants pas le sol – nous décidons de créer des fondations monolithiques, reprenant une géométrie de la topographie. Ceux-ci sont surmontés d’une plaque en bois reprenant la géométrie de la protostructure. De cette manière, cette dernière et la topographie se rejoignent et coexistent. 



    Image Wed Dec 18 2019 22:52:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Chaque plan s’accommode de deux fentes, induites par les lambourdes horizontales de la protostructure. Les plans viennent se greffé à cette matrice tridimensionnelle, ne la modifiant pas. Suivant la géométrie présente, un plan est en lien direct avec le sol et s'y appuie, tandis que l'autre – suivant l'arrête d'un artefact de plâtre en suspension – en est détaché. 

    La matérialité s'est imposée; le plâtre, opaque et lourd, en contraste avec l’aspect diaphane du papier calque.

    Le plan oblique est définit par le grand bloc contenant l'alcôve. Sa matérialité agit comme un rappel de notre structure de la phase précédente, étant constitué de baguettes espacées orientées selon le sens de la pente. Il est fait en bois, matériau commun aux deux plans verticaux. De plus, il participe à la rigidification de la protostructure. 

    Le mouvement induit par cet espace est transversal à la protostructure, malgré les fentes qui permettent toujours un dialogue timide avec la protostructure dans sa longueur. Ce rapport est déjà très fort dans le projet nous surplombant.

    Le résultat est un espace ambigu, ni intérieur, ni extérieur, de la même manière que l’alcôve et la protostructure. 




    Image Wed Dec 18 2019 22:52:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Image Wed Dec 18 2019 22:52:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



    Image Wed Dec 18 2019 22:52:53 GMT+0100 (heure normale d’Europe centrale)



  • SYNTHÈSE [PLANES]

    Par Hon Maxime, Mathez Vincent, Prod'Hom Arthur, Zahaf Maël, 08/12/19

    SYNTHÈSE

    HON Maxime / MATHEZ Vincent / PROD’HOM Arthur / ZAHAF Maël

    Les éléments donnés sont simples, deux plans verticaux et parallèles, traversés par un troisième plan oblique d’une pente de 20%. Dès le départ, nous sommes partis dans l’optique d’offrir une expérience à l’observateur, l’idée que ce dernier traverse le couloir formé par les deux plans verticaux s’est donc rapidement imposée. 

    Le couloir est délibérément étroit (60cm), afin de donner un sentiment d’ouverture vers le ciel, sentiment renforcé par la pente montante. Pour donner un sens au voyage dans le couloir, l’espace s’agrandit au bout de la structure, et accueille le spectateur. C’est à cet effet qu’une tranche de chaque plan vertical se replie sur elle même, la cime devenant racine. En rejoignant le sol, le plan ainsi plié participe à la stabilité de l’édifice. 

    Les plans de notre structure sont matérialisé par des lambourdes espacées, ce qui permet de ne pas les considérer comme des surfaces opaques, mais comme des éléments dont la transparence varie selon le point de vue. En effet, un utilisateur regardant devant lui dans le couloir ne percevra pas l’extérieur, tandis qu’un observateur externe verra l’intérieur de la structure. 

    L’espacement des lambourdes leur donne une dualité particulière, chacune appartenant à deux plans perpendiculaires, matérialisant le « decor » et les             « plans ». Ces derniers renforcent l’impression de profondeur par leur multiplicité.



    Image Sun Dec 08 2019 23:11:19 GMT+0100 (CET)