• THEREALBOOK_Mur Habités

    Par Hoseneder Phil, Kevorkian Camille, Perron Clément, 27/05/20



                                    Image Wed May 27 2020 19:53:24 GMT+0200 (CEST)


                                    Image Wed May 27 2020 19:53:24 GMT+0200 (CEST)


                                    Image Wed May 27 2020 19:53:24 GMT+0200 (CEST)


                                    Image Wed May 27 2020 19:53:24 GMT+0200 (CEST)




  • DELTA_VISUELS

    Par Kevorkian Camille, 27/05/20





    En collaboration avec  DÜRIG ALEXANDER, EMERY LUCIEN, FLEISCHER ADRIEN, LAM KENNETH, OZHIGANOVA ANNA, VON FLÜE ORIANE, le groupe Delta tente de mettre en situation les éléments du projet via divers visuels.






    SCÉNARIO DE PARCOURS

    Storyboard narratif de la Diplodomus




                                                Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)




    Storyboard de la Diplodomus, parcours (en rouge) d'un promeneur à la recherche de son chien  

     





        Mais où a-t-il bien pu passer? J’ai beau fouiller inlassablement les buissons, je n’arrive pas à distinguer mon chien dans cet environnement si naturel, mêlant feuillages luxuriants et troncs majestueux. “Julius !”, je continue à pleins poumons. Mes yeux, scrutant les alentours de mes pieds crapahutant sur le terrain, se butent soudain sur un détail quelque peu déroutant : un changement abrupt - mais à la fois délicat - entre un sol naturel et un autre aménagé. Une touche humaine, dans une périphérie urbaine inexploitée comme celle-ci ? Mon regard s’élève alors, longeant un tronc particulièrement proche de ce que je semble avoir identifié comme étant un plancher. Et c’est à cet instant que j’aperçois sa grandeur, son élégance. Une structure en bois imposante, par sa taille, occupe un site que j’ai l’habitude d’arpenter : celui de la Mangrove. “Oh mais j’entre-aperçois même d’autres matériaux là-bas au fond, et ici en bas”, me dis-je. Contrastant la staticité de cette construction, des mouvements irréguliers attirent quasiment immédiatement mon attention. Je réalise rapidement que ça grouille dans tous les sens : à plusieurs niveaux, sur différentes largeurs, à distinctes distances. Une petite fourmilière de personnes semblent en fait s’activer afin d’occuper pleinement les espaces offerts par cette structure. Et c’est en parcourant du regard cette sorte de long couloir aux parois transparentes qui s’étendait devant mes pieds que je vois Julius, me narguant presque à quelques mètres de moi. Comme démasqué, il se retourne, dos à moi, et continue son exploration. À mon tour, je suppose. 

        Même en franchissant cette sorte de frontière au sol aperçue plus tôt, m'immisçant alors intégralement dans la structure, je ne parviens plus à trouver Julius du regard. C’est là que je remarque quelque chose semblant être des gradins sur ma gauche, surélevés par rapport au reste. Ça me permettrait potentiellement d’avoir une vue plus globale sur ce qui ce passe, si je les atteignais. Avec l’espoir de retrouver mon chien, je me lance en direction de cette ascension. Cette dernière se faisant face au chemin que je viens de quitter, je me retourne, finalement arrivé en haut après quelques efforts. “Wow”, je lâche, ébahi. Ce qui s’étend devant mes yeux dépasse ce que j’avais tenté d’imaginer : cette structure dans laquelle je me trouve se prolonge jusqu’aux abords du Rhône, et s’élargit même vers la droite, plus loin. Maintenant plus apte à contempler globalement cette structure, j’essaie de resituer l’endroit où Julius est apparu pour la dernière fois. Mon regard longe cet escalier sur lequel je me trouve ; il descend de quelques mètres, imitant la pente du site. Il semble se passer quelque chose plus bas, comme un espèce de passage vers ce qui apparaît être un couloir, similaire à celui tout en longueur, filant en direction de l’eau, que j’avais entrevu juste auparavant. 

        Intrigué, je franchis donc les quelques marches qui m’en séparent et m’y enfile, et ces gardes-corps m’entourant réussissent même à me faire oublier sa presque étroitesse. Progressant en plein coeur de cette structure, me laissant guider par ce chemin tracé pour moi, je remarque une analogie avec ce que l’on pourrait nommer plus communément une house, de part son foisonnement de petits espaces s’emboîtant les uns avec les autres ainsi que de liaisons reliant ces derniers entre eux. Prenez par exemple l’endroit où je me trouve : il surplombe tel un balcon ce que l’on pourrait appeler un patio. Me freinant quelques secondes, j’observe avec amusement ce qu’il se passe sous mes yeux, m’appuyant sur un garde-corps. Un petit groupe de personnes prend un certain plaisir à déplacer des panneaux - la plupart en bois - composant une multitude d’espaces différents : un jeu se crée. 

        Un aboiement au loin me sort soudain de mes pensées. Julius ! Son appel semble venir d’un autre niveau, plus bas. J’active le pas, toujours en direction du Rhône. Après avoir vrillé à gauche, c’est avec mon plus grand enthousiasme que je découvre une petite ouverture dans ce chemin guidé par ses parois. Petite ouverture semblant mener à un escalier descendant d’un niveau. Julius j’arrive ! M’embarquant sur l’escalier, je note sa presque instabilité : c’est un escalier suspendu ! Arrivé à son pied, d’innombrables possibilités de passages s’offrent à moi, tel un dédale. Comment vais-je bien pouvoir retrouver mon chien parmi ces multiples choix à faire? Tournant sur moi-même dans le but de trouver un quelconque indice, je crois apercevoir au loin un mur comme tissé, laissant parfois passer la lumière. Ce mur a l’air de servir de liant à la pente du site et les escaliers que j’avais emprunté au tout début de ce périple. Serait-ce des briques fines, telles des tuiles superposées de façon à créer un motif? J’irais bien observer tout ça de plus près, mais un deuxième appel de mon canidé me fait me retourner. Et c’est là que je l’aperçois, enfin ! Il est perché sur en haut d’un escalier, plus ou moins à même niveau que moi, mais toujours à quelques mètres de moi. “Comment as-tu bien pu te rendre là-bas mon beau?”, dis-je tout haut, ne voyant pas le départ de l’escalier en question. L’abondance de passages différents au sein de cet espace combinée au brouhaha de gens qui le sillonnent me donnent presque le tournis. Presque instinctivement, je m’engage dans le seul escalier non occupé par une tierce personne : un escalier qui mène en dessous du plancher sur lequel je me dresse. L’empruntant prudemment, je comprends vite pourquoi seuls les intrépides peuvent s’aventurer ici. En effet, la hauteur sous plafond est restreinte, je me retrouve recourbé. C’est en esquissant un petit sourire que j’imagine Julius gambader par ici, à l’abri de l’agitation et des regards. Avançant difficilement, c’est avec soulagement que je découvre une élévation de la hauteur du plafond, me permettant de me redresser. Et un autre escalier. Me mènerait-il à celui de Julius? Encore une fois, mon instinct décide pour moi et me fait sortir de cet espace à part, cloîtré, comme hors du temps. À nouveau en contact direct avec la lumière du jour, je me retrouve sur une petite plateforme, celle où se trouvait expressément mon chien il y a de ça quelques minutes. Cette partie de la house se présente à mes yeux comme une nouvelle ambiance ; un changement de rythme s’est opéré.






    ***





    VISUELS IMMERSIFS

    Collages




                Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)  Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Essais de collage, vue depuis le chemin surplombant le site de la Mangrove.




               Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Essais de collage, vue éloignée depuis l'Ouest.





               Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST) 

    Collage, vue à l'entrée supérieure, au niveau de la pente.




              Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue rapprochée depuis l'Ouest.





               Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Collage, vue intérieure, panneaux amovibles.





              Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)


    Collage, vue intérieure plongeante sur le projet 3, depuis le projet 2.




    VISUELS IMMERSIFS

    Atmosphères




                        Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)






                        Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)


    Collage, mise en situation : regarder un film projeté sur l'écran depuis les gradins.




                       Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)


    Collage, occupation de la Diplodomus, de jour. Vue depuis l'Est.




                       Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)


    Collage, occupation de la Diplodomus, de nuit. Vue depuis l'Est.




    VISUELS IMMERSIFS

    Dessins



                       Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)



    Vue sur l'entrée principale de la Diplodomus depuis le chemin. Dessin, feutre noir fin.




                          Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Vue depuis les gradins. Dessin, feutre noir fin.




                            Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)

    Coupe perspective, vue depuis le Sud, vision sur les panneaux mobiles, les couloirs transparents et les gradins. Dessin, feutre noir fin.





                            Image Wed May 27 2020 19:37:45 GMT+0200 (CEST)






    VISUELS IMMERSIFS

    Coupes perspectives





                                Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)





                                Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)







                                Image Wed May 27 2020 14:58:33 GMT+0200 (CEST)







                                Image Wed May 27 2020 19:37:45 GMT+0200 (CEST)





  • REALBOOK_Groupe3_modular space

    Par Feole Célia, Nguyen Isabelle, Stachnio Katarzyna, Zahaf Maël, 25/05/20

    Image Mon May 25 2020 20:31:03 GMT+0200 (CEST)



    Image Mon May 25 2020 20:31:03 GMT+0200 (CEST)   



    Image Mon May 25 2020 20:31:03 GMT+0200 (CEST)



    Image Mon May 25 2020 20:31:03 GMT+0200 (CEST)



  • REAL_BOOK: GROUPE 5 / INTERSTICE

    Par Dikaros Konstantinos, Hon Maxime, Mathez Vincent, Philipona Maxime, Prod'Hom Arthur, Salvadé Luce, 25/05/20

    -  DIPLODOMUS  -


    Groupe 5: INTERSTICE

    Studio: NIEDERHAUSER-PRETOLANI



    Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)


    Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)



    Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)


    Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)Image Mon May 25 2020 14:25:26 GMT+0200 (CEST)














  • Géologie et biologie

    Par Mathez Vincent, Prod'Hom Arthur, 25/05/20

    Un site rongé par les eaux


    D’un côté, le Rhône agresse la rive. Un muret se dresse pour limiter l’érosion occasionnée par la force du cours d’eau. De l’autre, une pente présente de grands risques de ruissellements. Entre deux, la Mangrove, un lieu lessivé par les eaux et rongé par le temps. La terre est pauvre en nutriment, ceux-ci sont régulièrement emportés au large. Une dizaine de platanes s’agrippent au site, empêchant la terre de s’évader avec le reste.Leurs racines quadrillent le site, formant une structure qui , contrairement à la notre, vient au début, avant qu’il ne soit trop tard, et consolide l’existant. Une zone tampon entre le Rhône et la ville, éphémère, tout comme notre projet. Ce n’est qu’une question de temps avant que le lieu s’effrite et disparaisse, emporté par la force de l’eau.


    Image Mon May 25 2020 10:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Érosion du site



      Image Mon May 25 2020 11:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  Image Mon May 25 2020 11:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  Image Mon May 25 2020 11:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  

                                                Prélèvements de terre à trois endroits différents (rive, milieu, pente)




    Image Mon May 25 2020 11:40:55 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Sacs de terre prélevés (rive, milieu, pente)




    Image Mon May 25 2020 10:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Échantillons des trois endroits du site mélangés avec de l'eau, pour en déduire la composition



    Image Wed May 27 2020 15:32:43 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    exemple de composition d'un échantillon


    Image Mon May 25 2020 10:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Composition du terrain




    La parenthèse de la Mangrove, contrainte entre l’eau et la terre, tient grâce aux racines. Elles tiennent les arbres qui eux tiennent le terrain. Vecteurs verticaux ils ponctuent l’espace et le construisent autour de nous, ouvrant à la faune et à l’homme des opportunités et un potentiel vivant. Englobant nos tête et entourant nos corps la forêt de la Mangrove protège et réconforte. Le cadre offert par ces vivants piliers permet à la faune de sentir et d’habiter. C’est guidés par une protostructure, notre forêt orthonormée, que nous aussi, allons fonder notre habitat; notre House.




    Image Mon May 25 2020 12:04:27 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)

    Analyse in situ de la biologie de la Mangrove





                                Image Mon May 25 2020 12:07:50 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)  Image Mon May 25 2020 12:07:50 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)



    Recherche des feuilles correspondantes aux arbres implantés




    Image Mon May 25 2020 12:07:50 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Espèces les plus abondantes trouvées sur le site




    Image Mon May 25 2020 10:10:49 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    Retranscription du réseau de racines




    Utilisation de la terre crue


    Extraction d'argile


    [1] Image Mon May 25 2020 14:33:32 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [2] Image Mon May 25 2020 14:33:32 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [5] Image Mon May 25 2020 14:33:32 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [8a] Image Mon May 25 2020 14:33:32 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)



    [1] Remplir un seau de terre crue (3/4) et d’eau (1/4)

    [2] Remuer jusqu’à obtenir un mélange homogène (cette étape permet de dissoudre l’argile dans l’eau)

    [3] Attendre 5 minutes, le temps que le solide (gravier) se dissocie du liquide (argile, eau et résidus organiques)

    [4] Verser le tout pour séparer le liquide du solide

    [5] Filtrer le liquide pour retirer les résidus organiques

    [6] Laisser décanter 1-2 heures (l’argile se déposera au fond)

    [7] Se débarrasser de l’eau afin de garder uniquement la pâte argileuse

    [8] Faire sécher la pâte argileuse

    [a] dans un sac de tissu exposé au vent et au soleil (pour de petites quantités)

    [b] sur un drap de tissu tendu sur une surface absorbante au soleil (pour de grandes quantités)



    Image Mon May 25 2020 14:23:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)


    * * *


    Pisé


    [1] Image Mon May 25 2020 14:44:09 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [2] Image Mon May 25 2020 14:44:09 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [4] Image Mon May 25 2020 14:44:09 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)    [6] Image Mon May 25 2020 14:44:09 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)





    [1] Sécher ou humidifier la terre afin d’ajuster sa consistance (test: une boule de terre doit se casser en 3-4 morceaux si elle est lâchée du niveau de la taille)

    [2] Préparer le coffrage, qui doit être très résistant (plus qu’un coffrage béton)

    [3] Remplir le coffrage par couche de 20-30 centimètres

    [4] Piser la couche afin qu’elle se réduise de 40%, porter une attention particulière aux bords du coffrage afin d’avoir des reprises nettes et solides

    [5] Répéter l’étape 3 et 4 autant de fois que nécessaire

    [6] Décoffrer (ne pas précipiter cette étape, faire glisser les panneaux de coffrage le long de la pièce permet de limiter le risque d’arrachement)



    Image Mon May 25 2020 14:23:15 GMT+0200 (heure d’été d’Europe centrale)