• Les ruines de Valchevrière / Photographies

    Par clarisse mauboussin, 02/03/16

    Image Thu Mar 24 2016 20:57:17 GMT+0100 (CET)


    Image Wed Mar 02 2016 22:38:35 GMT+0100 (CET)


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  • SUITE..

    Par chloe birrer, lisa guiraud, 24/02/16


    Image Wed Feb 24 2016 11:05:29 GMT+0100 (CET)




  • LAUSANNE NOMADE

    Par chloe birrer, lisa guiraud, 24/02/16

    LAUSANNE NOMADE

    Recensement des ressources en libre accès de la ville de Lausanne et des lieux à caractère domestique

    Image Wed Feb 24 2016 10:55:57 GMT+0100 (CET)




  • Enoncé théorique : TOKYO / BERLIN. Lecture à travers les seuils.

    Par caroline naef, 23/02/16
    Image Thu Feb 25 2016 13:58:33 GMT+0100

    ABSTRACT

    Les capitales de Berlin et Tokyo ont été brutalement détruites au milieu du XXème siècle, durant la Seconde Guerre mondiale. La reconstruction de ces deux villes a été très différente, ceci pour des raisons foncières, politiques, économiques, mais surtout culturelles (dans les pratiques de l’habitat et de l’urbanisme).

    Tandis que Tokyo est rapidement devenue la plus grande et la plus dense aire métropolitaine du monde (10 % de croissance économique par an dans les années soixante), les plans de reconstruction de Berlin ont été ralentis, voire stoppés par la Guerre froide.

    Aujourd’hui, Tokyo est hyperdense, hypermoderne, hyper technologique, hyper consommatrice, hyper capitaliste et futuriste. Alors que Berlin est « pauvre mais sexy », grande, pleine d’espaces verts, alternative et artistique.

    Lorsqu’on expérimente les deux villes et leurs architectures, on est dans une autre sensibilité, dans une autre lecture des signes. Cette lecture peut mener à une incompréhension mutuelle : « Tokyo est une ville épouvantable, la plus grande et la plus laide du monde [...], l’urbanisme y est chaotique, il n’existe même pas. Les rues surélevées se chevauchent ici et là, comme les dragons des légendes japonaises, mais des dragons fonctionnels ; en certains points, on en a jusqu’à trois au-dessus de la tête. C’est la caricature de quelque prison obsessionnelle de Piranèse. »

    Cependant, la lecture de ces villes peut tout aussi bien mener à une admiration, à une fascination : Tokyo fascine puisque son architecture et sa structure urbaine ne sont pas saisissables avec nos traditionnels critères de la « bonne architecture » et de la « bonne ville ». Pourtant, Tokyo a su gérer des croissances économiques et démographiques fulgurantes.

    Berlin fascine par sa capacité à se relever si souvent tout en conservant sa spécificité et son unicité : la richesse culturelle et alternative (10 % de ses actifs sont des artistes).

    Cependant, Berlin, la « ville du vide », est de moins en moins vide. Berlin « pauvre mais sexy » devient moins pauvre et moins sexy. Les squats se ferment, les investisseurs achètent les parcelles du centre-ville et les loyers augmentent. Les grandes friches berlinoises font l’objet de conflits d’intérêts entre les associations culturelles et sociales et les banquiers. En fait, Berlin doit et cherche à se densifier.

    Malgré ces deux lectures possibles des deux capitales, il semble ici opportun d’apprendre de Tokyo, ville qui présente des solutions urbanistiques et architecturales empreintes de flexibilité, d’adaptabilité et de régénérescence. Elles peuvent en effet mieux correspondre aux modes de vie européens (mobilité, développement durable) ainsi qu’aux aspirations des millenials (économie du partage, développement des réseaux) : des logements plus petits, plus légers, plus expérimentaux, une densité plus élevée.

    Lorsqu’on expérimente les deux villes et leurs architectures, on est dans une autre sensibilité, dans une autre lecture des signes, et plus particulièrement, des seuils ; c’est pourquoi ce travail va se concentrer sur les seuils, en posant l’hypothèse suivante :

    C’est la différence dans la construction mentale et physique des seuils entre la culture nippone et berlinoise qui rend les villes et les architectures de Tokyo et Berlin si différentes, et c’est par le seuil que peut se faire une translation entre les deux villes.

    STRUCTURE DE L’ÉNONCÉ THÉORIQUE

    Ce travail se divise en quatre parties ou quatre livres :

    I       Prélude           INTRODUCTION        Enjeux et intérêts d’une translation
    II      Diachronie      Déchiffrer TOKYO      Lecture des seuils de l’intime à l’urbain
    III     Diachronie      Déchiffrer BERLIN     Lecture des seuils de l’urbain à l’intime
    IV      Synchronie     TOKYO / BERLIN      Éléments pour une translation et conclusion


    I     SEUILS

    "Les "rites de passage" représentent, dans le folklore, les cérémonies qui se rattachent aux évènements de la vie humaine: à la naissance, à la puberté, au mariage, à la mort. Dans la vie moderne, ces transitions sont devenues de moins en moins perceptibles et il est de plus en plus rare d’en faire l’expérience vécue. Nous sommes devenus très pauvres en expérience de seuils. L’assoupissement et le réveil sont peut-être les seuls qui persistent dans une société séculaire."

    Georges Teyssot, 1998


    II     TOKYO

    LA NOTION DE SEUIL DANS LA PHILOSOPHIE JAPONAISE

    Le seuil dans la culture japonaise est le ma : Image Thu Feb 25 2016 14:22:31 GMT+0100.

    Dans son idéogramme tel que proposé ci-dessus (un soleil entouré par une porte), il signifie littéralement « intervalle, interstice, entre-deux »  ; mais cette traduction dans le langage occidental ne prend pas suffisamment en compte la richesse du terme : en effet, l’idéogramme ma exprime tant une spatialité temporelle, physique, que mentale, selon la manière dont il est combiné. C’est pour cela que le seuil ne peut être vu comme une simple notion physique (un objet ou un espace), mais également comme un moment et comme une action.

    Le ma est avant tout ce qui relie et unit et non ce qui sépare deux objets, deux phénomènes, qui favorise une harmonie entre soi et l’espace : « [...] il est une sorte de milieu médiateur permettant de tisser des liens spatiaux entre des opposés, des différents milieux ou des personnes. » Le ma n’est donc pas fixé, pas nécessairement visible mais perceptible par les cinq sens. Son début, sa fin, son contour et sa limite sont flous. Le ma est absolument fondamental dans la compréhension de la philosophie, de la culture et de l’architecture japonaise. 

    Image Thu Feb 25 2016 13:59:24 GMT+0100


    III     BERLIN

    Les principes urbanistiques et architecturaux qui transparaissent de Berlin illustrent la recherche sans relâche, en Occident, d’une rationalité et d’un ordre urbain. La lecture des seuils à Berlin souhaite montrer comment l’histoire (en particulier la guerre) et la prédominance du contenant sur le contenu (valeur typiquement occidentale) amène sans prévenir et permet, dans cet ordre urbain d’apparence figée, le « désordre », le « chaos », ou plutôt une richesse inouïe.

    Image Thu Feb 25 2016 13:59:24 GMT+0100


    IV     TOKYO / BERLIN

    Apprendre d’une tradition architecturale et urbanistique d’une ville pour l’importer dans une autre pose évidemment la question de la translation : s’agit-il d’un déplacement (shift), d’une traduction (translation) ou d’une greffe (transplant) ?


    [...]

    Pour que greffe il y ait, il faut un organisme receveur (un milieu) – en terme architectural un site, un contexte, un terrain dans la ville de Berlin – et un organe qui puisse être implanté dans le milieu, c’est-à-dire un projet d’architecture développé sur la base de l’enseignement de Tokyo.

    Le choix du milieu se détermine par une analyse de la ville, des opportunités spatiales et foncières et par la recherche d’un site précis. Les caractéristiques de l’organe sont la traduction et la mise en commun des langages architecturaux tokyoïtes et berlinois, en prenant en compte les modes de vie et les aspirations de la société berlinoise actuelle. La qualité de la greffe dépendra finalement de la finesse de traduction.

    Image Thu Feb 25 2016 14:17:22 GMT+0100

  • Manhattan Underground_Abstract

    Par manon muller, nicolas olivier, 16/02/16

    Dans le texte Sub-urbanisme/Sur-urbanisme, Sébastien Marot introduit, notamment à travers l’exemple de Central Park, la possibilité d’étudier Manhattan comme un ensemble cohérent avec une autre vision que celle portée par l’interprétation de Rem Koolhaas et transcrite dans New York Délire, manifeste rétroactif du développement urbain de cette île. L’énoncé théorique Manhattan Underground se place comme une piste de réponse ou un possible parallèle à New York Délire, dans la perspective d’un approfondissement du territoire (citation de S. Marot dans Sub-urbanisme/Sur-urbanisme), et lui emprunte sa structure narrative : simulacre de la trame de Manhattan, une succession de blocs dont la proximité et la juxtaposition renforcent la signification individuelle (R. Koolhaas dans New York Délire).


    Trouvant son fondement dans une volonté de renversement inédit du développement de Manhattan vers une architecture en profondeur, en réponse au modèle vertical symbolique, fantasmatique et gigantesque qui caractérise ce site, la démarche vise à dépeindre un portrait nouveau de l’île. Le propos se présente en effet comme une interprétation des spécificités du souterrain de Manhattan, prenant la grille de 1811, tracé géométrique et plan horizontal artificiel de base du modèle vertical,  comme condition 0 ou plan depuis lequel la ville est observée. Autrement dit, il s’agit d’une étude du prolongement en souterrain – sous le niveau de la grille - du modèle du Manhattanisme et plus largement de l’urbanisme et de l’architecture de la ville en surface.


    A travers le prologue et le premier chapitre, les fondements de la démarche et les conditions de l’interprétation sont exposés. L'énoncé est ensuite développé sous forme d’entrées thématiques intimement liées aux composantes de la profondeur de Manhattan et intégrant alors au fur et à mesure du texte la complexité de l’épaisseur de la ville : la géologie, la grille, les réseaux, le métro, le bloc, l’abandonné. Une ouverture sous forme d’épilogue clôt le texte en élargissant la portée du propos.


    Les discussions autour de ces thèmes permettent donc, au delà de construire un imaginaire de la substance constituant la profondeur de Manhattan, de relever plus ou moins explicitement des enjeux et des pistes pour un projet souterrain découlant de la structure urbaine existante.


    Le texte fonctionne en complémentarité avec des illustrations de différentes natures : 

    - des images d’archives ou photos diverses incluses dans le texte ; 

    - des cartes de l’île regroupant des données « scientifiques » ;

    - des coupes qui combinent des informations de sources variées, plus ou moins interprétées ;

    - une grande carte de toute l’île – constituant la couverture de l’ouvrage - qui propose une interprétation du propos du texte à travers une confrontation en plan de plusieurs des composantes traitées.


    Image Tue Feb 16 2016 23:23:04 GMT+0100 (CET)


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    Image Tue Feb 16 2016 23:23:04 GMT+0100 (CET)